Comité national olympique et sportif français

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Thibaut Fauconnet, l'esprit d'équipe

 

Thibaut Fauconnet s’avance en toute confiance vers les Jeux de Vancouver. Le jeune patineur dijonnais a connu deux bonheurs successifs à Marquette (USA) lors de la dernière épreuve de Coupe du Monde de short-track de la saison, qui faisait aussi office d’épreuve qualificative olympique. D’une part, il a signé le meilleur résultat de sa carrière en prenant la 2e place sur sa distance de prédilection : le 500m. D’autre part, avec ses copains Maxime Chataignier, Benjamin Macé et Jérémy Masson, il a qualifié le relais 5000m français pour les Jeux, une première historique…

Comment atteint-on le très haut niveau international quand on est un des rares adeptes du « patinage de vitesse sur piste courte » en France ? Très simple à en croire Thibaut, 24 ans : « Mes parents voulaient que je fasse du sport, ils ne souhaitaient pas me garder à la maison ! J’aimais bien le patin à glace, alors j’ai été dirigé vers la patinoire de Dijon, j’avais huit ans. J’aimais la course aussi, la course sur glace ! J’ai été accompagné par un entraîneur Christian Liabot, qui a détecté mon potentiel et qui est resté avec moi jusqu’à très récemment. Il a toujours cru en moi. Et je suis trop rapidement arrivé en équipe de France. C’est notre problème à tous, puisque nous ne sommes pas très nombreux. On est propulsés trop jeunes dans le haut niveau, sans avoir eu le temps de bien se former »

Pourquoi cette discipline ? « A l’inverse du patinage de vitesse « grande piste », on court les uns contre les autres. Il y a une dimension tactique, psychologique, il faut savoir se faire une place ». Adepte de la vitesse, Thibaut Fauconnet s’est naturellement spécialisé sur le 500m. « A fond, tout le temps. Si j’avais fait de l’athlétisme, cela aurait été le 100m ! ». Sans oublier une nécessaire évolution : « L’entraînement ! Ce n’était pas mon truc au début. Puis j’ai découvert cette dimension particulière : se connaitre, se dépasser».

2e de la Coupe du Monde de Marquette le 15 novembre, gagnant du même coup le « quota » sur 500m pour l’équipe de France, et sa présélection fédérale personnelle, Thibaut ne considère pas ce résultat comme un exploit phénoménal. « Non, j’ai juste réalisé ce que je m’étais fixé. Je n’ai pas encore atteint mon objectif : la victoire. D’ailleurs, le président Didier Gailhaguet a su me le rappeler. « Je n’ai plus qu’à faire pareil aux Jeux » lui ai-je dit. « Non, tu dois faire mieux ! » m’a-t-il répondu ».

Il considère en fait comme beaucoup plus important le fait d’avoir qualifié le relais masculin. « C’était notre objectif principal. On s’entraîne en équipe, cela compte plus que l’individuel. Le matin de l’épreuve de relais, je n’ai pas été à mon niveau sur le 1000m. En fait, je n’avais pas la tête à ça. Je ne pensais qu’à l’épreuve par équipe ! Et maintenant, c’est une grande joie. On ira aux JO tous ensemble. Je serai encore plus fort avec toute l’équipe de France à mes côtés ».

« Le plus haut possible»

Thibaut Fauconnet ressent-il de la pression avant de disputer ses premiers Jeux Olympiques ? « Je prends ça comme une épreuve de Coupe du monde. J’irai là bas pour faire ma course. Je me rendrai compte de ce que c’est après coup. Je ne vais pas perdre mon énergie à ne penser qu’à ça. Je me prépare pour mon 500m ».
Le facteur chance est un élément important dans le short-track. On ne maitrise pas totalement son destin lors d’une course, restant à la merci du comportement ou des fautes des autres concurrents. « Mais la chance, on peut apprendre à la faire tourner en sa faveur sur la piste. Cela se travaille avec l’expérience. C’est ça le short track : des décisions à prendre et à assumer au quart de seconde. »

Thibaut a un peu moins de trois mois pour peaufiner sa préparation. Après une semaine de vacances bien méritées au retour de la tournée nord-américaine, il est reparti le 24 novembre à Albertville où se trouve le pôle d’entraînement de l’équipe de France. Il y restera jusqu’aux Jeux, avec un détour par Dresde (Allemagne) pour disputer les championnats d’Europe du 22 au 24 janvier. « Pas vraiment une répétition, mais une compétition de peaufinage, sans pression ». Un bon résultat serait toutefois le bienvenu pour marquer les esprits et rester dans la bonne dynamique avant de débarquer à Vancouver, « où je m’engage à aller le plus haut possible. Je ne parle pas de médaille, je dis juste : très haut ! ».

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Le mardi 12 janvier 2010 aura lieu à Paris la traditionnelle conférence de presse préolympique.

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