Comité national olympique et sportif français

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Christophe Guénot : « Je veux gagner l'or à Londres pour finir »

 


Photo : FFL

Grâce à Christophe Guénot, l’équipe de France de lutte n’est pas rentrée bredouille des championnats d’Europe disputés à Dortmund (Allemagne) du 29 mars au 3 avril. L’aîné des frères médaillés olympiques le même jour (un mémorable 13 août 2008 à Pékin), 32 ans, a remporté le bronze dans sa catégorie des 74kg en gréco-romaine, son 7e podium international. Cette compétition n’était pas un objectif prioritaire pour les Bleus, dont le pic de forme est programmé pour septembre 2011 à l’occasion des Mondiaux à Istanbul (Turquie), où il faudra aller chercher les quotas de participation aux Jeux Olympiques de Londres. Interview.

Ressentiez-vous la pression en entrant sur le tapis le dernier jour à Dortmund, alors que la France n’avait pas encore de médaille ?
Non. Je me suis dit « Pas de médaille ? Pas de pression !» Ce n’étaient que les « Europe », sans enjeu particulier, et nous ne nous sommes pas préparés comme s’il s’était agi d’un évènement majeur. L’important pour nous, ce sont les championnats du monde à Istanbul dans 6 mois. Pour ma part, j’ai zappé le stage de préparation à Cuba, en raison de la naissance de ma fille, et je n’ai participé qu’au tout dernier, en Biélorussie, juste avant de me rendre à Dortmund. Mon entraîneur, Patrice Mourier m’a juste dit « fais ta lutte ! Sers-toi de ta journée de compétition comme si c’était une préparation pour les Mondiaux ! »

Racontez-nous votre compétition
Au 1er tour, j’élimine le champion olympique en titre géorgien, Manuchar Kvrikelia, et ensuite, je perds contre le futur vainqueur de la compétition, l’Azéri Rafij Huseynov. Comme ce dernier remporte tous ses combats jusqu’à la finale, je peux tracer ma route en repêchages, et en fait, battre tous les lutteurs que Huseynov a précédemment dominés ! Je me motive au fur et à mesure pour aller chercher le bronze, j’ai la condition, je suis en bonne forme. Lors de la « petite finale » pour le podium, mon adversaire turc, Selcuk Cebi, se présente juste sur le tapis mais ne combat pas. Il s’est en effet blessé lors des demi-finales…

C’est votre premier podium international depuis celui des Jeux de Pékin…
Je n’ai pas disputé les championnats d’Europe deux années de suite. J’ai été opéré de l’épaule après les Jeux 2008, ce qui a occasionné six mois d’arrêt, et, en 2010, je passais mes examens de professeur de sport au même moment, en avril. En 2008, j’avais déjà fait 3e de la compétition continentale et ce retour sur le podium me fait très plaisir.

Il vous apporte la confiance ?
Oui. Ca me remet dans le coup pour les Mondiaux. L’ancien n’est pas fini ! Les pays de l’est européen engagent beaucoup de jeunes lutteurs dans les compétitions, je suis pratiquement à 32 ans le plus vieux combattant dans ma catégorie. Au final, je m’aperçois que l’expérience paye !

N’êtes-vous pas déçu de la prestation d’ensemble de l’équipe de France ?
Cela aurait été certes mieux avec un peu plus de podiums à Dortmund. Mais je le répète, ce qui compte pour nous, c’est d’obtenir les quotas olympiques en septembre prochain ! Et puis en gréco-romaine, il manquait quelques éléments majeurs dans notre équipe, je pense en particulier à Mélonin Noumonvi, qui soigne une blessure à l’épaule…

Quel est votre programme en 2011 ?
Je continue la lutte jusqu’aux Jeux de Londres. Cette année, je suis en stage de professorat de sport est j’espère être titularisé en juin. Comme tout se fait à l’INSEP, je peux m’entraîner en parallèle. Il faut que je réussisse mes examens de fin de stage pour être libéré d’un poids et pouvoir me consacrer à fond à ma préparation aux Mondiaux, en juillet et en août.

Quel sera votre objectif si vous vous qualifiez pour les Jeux ?
Etre champion olympique, bien sûr ! Je veux gagner l’or pour finir ! J’en ai assez du bronze, j’ai déjà quatre médailles de ce métal, deux aux championnats d’Europe, une aux championnats du monde et une aux Jeux Olympiques ! Ce serait vraiment sympa de changer de couleur. Et je ne parle pas non plus de l’argent, car c’est terrible de perdre une finale ! En tout cas, une chose est claire : dans notre sport, il faut être fort aux Jeux. Mon frère Steeve et moi, nous avons vu ce que cela donnait à Pékin, et ensuite. Lorsque nous sommes revenus en France, et durant les deux ou trois mois qui ont suivi, ça a été de la pure folie. Mais ça s’est vite calmé, ce qui nous a permis de remettre les pieds sur terre et de repartir au travail pour préparer les Jeux suivants !

Que comptez-vous faire ensuite ?
Je compte rester dans le milieu de la lutte. Avec un titre olympique, ce serait évidemment plus sympa. Je veux transmettre mon expérience dans mon sport, intégrer le staff de l’équipe de France. Il est prévu que je rejoigne l’encadrement après Londres…



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Jeux Olympiques de la XXXIe Olympiade
Rio de Janeiro (Brésil)
5-21 août 2016