Comité national olympique et sportif français

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Alain Dubois: « Les Mondiaux de tennis de table 2013, une opportunité pour grandir »

 

Comment vous est venue l’idée de porter votre candidature pour l’organisation des ces Mondiaux ?
Au départ, c’était un clin d’œil : Jean-Philippe Gatien a été sacré champion du monde en 1993. Nous avons organisé les championnats du Monde 2003 à Bercy. 20 ans, 10 ans… 2013 s’est imposée à nous comme une bonne date ! Par ailleurs, nous souhaitions garder les acquis et les compétences de l’organisation 2003. Le savoir-faire pourrait se perdre compte tenu du vieillissement des bénévoles. Nous jouons sur l’histoire comme sur la dynamique. Nous voulions également fédérer autour de l’évènement, rassembler tous les nouveaux dirigeants de notre fédération autour d’un gros projet.

Comment avez-vous remporté l’attribution de l’édition 2013 ?
Au départ, il y avait deux candidats : le Qatar et nous. Nous partions avec un handicap dans la mesure où les championnats du Monde ont été et seront organisés en 2010 à Moscou, en 2011 à Rotterdam et en 2012 à Dortmund. 2013 à Paris, c’est encore une fois en Europe ! Je me suis beaucoup déplacé pour faire partager notre ambition. J’ai montré que nous avions le soutien de la Ville de Paris, de la Région Ile de France, de l’Etat… Jean-Philippe Gatien était le parrain de notre candidature. Je suis allé voir nos amis du Qatar en leur parlant de notre projet, en leur expliquant qu’ils pouvaient éventuellement repousser leur candidature. A force de démontrer notre motivation, de faire du lobbying, de vanter la « ville lumière », ils ont décidé de se retirer pour ce qui concerne 2013. Nous étions au final les seuls candidats auprès de la Fédération Internationale.

Le POPB s’est imposé comme une évidence ?
Organiser une compétition à Bercy, pour le tennis de table, c’est exceptionnel. Le judo, le tennis, la gymnastique ou le patinage artistique y viennent très régulièrement mais pour nous, c’est une occasion rare de faire la promotion de notre sport. En 2003, 90.000 personnes avaient rempli le POPB, nous avions créé une véritable osmose avec notre base. Nous avions organisé des transports en car et en TGV de toute la France pour nos licenciés. C’est une dynamique que nous comptons renouveler.

Quelles animations prévoyez-vous de mettre en place ?
Nous voulons mettre en place des actions innovantes sur l’Ile de France et montrer que l’activité loisirs du « ping pong », qui concerne 4 à 5 millions de personnes, peut devenir une activité sportive, qu’elle peut se pratiquer en club. Nous pourrions par exemple, entre autres actions, installer des tables de jeu au Trocadéro pendant l’évènement. Le tennis de table est issu du loisir. Nous avons fait d’énormes efforts sur la reconnaissance sportive, en insistant sur le fait que notre sport est devenu olympique. Mais nous avons oublié en route sa composante ludique et récréative. Nous voulons à la fois montrer qu’il s’agit d’un sport majeur, avec ses 190.000 licenciés, et d’autre part, par le biais d’opérations de promotion, que le ping-pong loisir peut emmener vers une belle pratique sportive.

En attendant les Mondiaux, quels sont les principaux axes de développement ?
Nous travaillons activement sur le renouveau du tennis de table. Sur la détection. Nous avons des champions d’Europe cadets et juniors, tandis que nos joueurs majeurs n’évoluent que très peu en France où il n’y a pas assez de compétitions internationales. Dans cette optique, nous allons organiser la Coupe du Monde 2011 à la Halle Carpentier à Paris, avec les 16 meilleurs joueurs du Monde, puis le Top 12 européen à Strasbourg l’année suivante. Nous allons de l’avant pour avoir chaque année un évènement majeur sur notre territoire, afin d’avoir plus de visibilité, d’attirer des partenaires, afin aussi de présenter les meilleurs sportifs en action.

Comment allez-vous organiser « Paris 2013 » ?
Nous réfléchissons actuellement à une structure marketing au sein de notre fédération. Pour les Mondiaux, nous allons par ailleurs créer une structure ad hoc. Pour ceux de 2003, nous avions été désignés en 2001 à Osaka. Cette fois, nous avons trois ans devant nous. Début 2011, le staff d’organisation sera en place, ainsi que la structure marketing. Les évènements que nous accueillerons en 2011 et 2012 nous auront également permis d’acquérir des compétences supplémentaires… Je suivrai l’organisation de très près, mais nous engagerons aussi un expert pour la piloter. Il faut savoir que le budget de l’évènement est de 5 millions d’euros, le même que celui de notre fédération !

Toute la planète Tennis de Table sera rassemblée à Paris…
Justement, 2013 est un moment d’élections à l’ITTF. C’est bien qu’elles se déroulent chez nous ! Cela pourrait nous permettre d’asseoir un peu plus notre place à l’international, d’entrer dans les commissions, dans les instances dirigeantes afin de pouvoir peser sur les décisions. On a toujours plus de pouvoir quand on accueille des élections chez soi. Cette perspective a d’ailleurs été un des aspects qui nous a permis d’avoir le soutien de l’Etat.

Les perspectives semblent très intéressantes…
Prés de 200.000 licenciés, 90.000 tables vendues chaque année, 4 à 5 millions de pratiquants réguliers. Le potentiel est énorme. Nos opérations de promotion doivent être ouvertes. Nous remplirons les tribunes de Bercy avec notre public, mais aussi avec les amateurs, que nous appelons « public loisir » qui pourrait être une vraie force pour que nous passions le cap des 200.000, que nous atteignons les 300.000, bref, que nous « explosions » le nombre de licenciés. Nous allons saisir cette « opportunité 2013 ». A nous de travailler en amont sur les bonnes actions de promotion !



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