Comité national olympique et sportif français

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Athènes 2004

 

La fiche


Jeux de la XXVIIIème Olympiade

Date d'ouverture : 13 août 2004
Date de clôture : 29 août 2004
Pays de la ville hôte : Grèce
Villes candidates : Buenos Aires (ARG), Le Cap (RSA), Rome (ITA) et Stockholm (SWE)

Participation :
201 CNO
10 625 athlètes
4329 femmes, 6296 hommes
301 épreuves
45 000 volontaires
21 500 médias
3,9 milliards de téléspectateurs

Ouverture officielle des Jeux : Konstantinos Stephanopoulos (Président de la République hellénique)
Allumage de la vasque olympique: Nikos Galis (basketball), Dimitrios Domazos (football), Paraskevi Patoulidou (athlétisme), Akakios Kachiasvilis (haltérophilie), Ioannis Melissanidis (gymnastique artistique), Nikolaos Kaklamanakis (voile)
Serment olympique : Zoï Dimoschaki (natation) - 19 ans
Serment officiel : Lazaros Voreadis (basketball)


Sports au programme :
Natation - Tir à l'arc - Athlétisme - Baseball - Badminton - Basketball - Boxe - Canoë-Kayak - Cyclisme - Sports équestres - Football - Escrime - Gymnastique - Handball - Hockey - Judo - Pentathlon moderne - Aviron - Voile - Tir - Softball - Tennis - Taekwondo - Triathlon - Tennis de table - Volleyball - Haltérophilie - Lutte

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Contexte

Après la déconvenue des Jeux de la XXVIème olympiade, attribués à Atlanta, Athènes accueillait à nouveau l’évènement olympique rénové, 108 ans après avoir été l’hôte de leur première édition en 1896. Pour la Grèce, berceau des Jeux de l'Antiquité mais aussi des premiers Jeux Olympiques modernes, retrouver l’évènement olympique constituait un défi organisationnel majeur réussi avec brio malgré un retard qui inquiéta parfois sans qu’en soit réellement affecté l’évènement.


En 2004, et pour la première fois de l’histoire olympique, plus de 200 Nations furent représentées et plus de 300 épreuves furent inscrites au programme des Jeux, avec notamment l’apparition de la lutte féminine.
Il s’agit par ailleurs des premiers Jeux olympiques d’été de l’après 11 septembre 2001. Si l’attentat des Jeux olympiques d’Atlanta avait relancé la préoccupation sécuritaire il ne s’agissait alors que d’une action isolée à enjeu interne. A contrario, la destruction des tours du World Trade Center, eut logiquement une incidence forte sur l’environnement olympique qui intègre désormais une dimension sécuritaire renforcée. A proximité des Balkans et du Moyen-Orient, la Grèce est alors une zone à risque, d’autant que le déclenchement de la guerre en Irak attisait les tensions. Près de 70 000 militaires grecs furent mobilisés et 1000 caméras installées pour surveiller la ville.

Des installations de pointe furent utilisées et le budget sécurité, initialement prévu à 145 millions de dollars finit à 1,8 milliards, un record. Mais le plus remarquable dans la sécurité aux Jeux olympiques d’Athènes fut la coopération internationale des services de sécurité. L'OTAN a ainsi assuré la surveillance aérienne, la marine américaine a patrouillé en Méditerranée, et dès avril 2001, un groupe de sept pays reconnus pour leur expérience en la matière vient soutenir le Ministre de l’Ordre Public grec sur la préparation du dispositif de sécurité olympique. Différents séminaires et stages de formation furent organisés en vue de coordonner les efforts et de renforcer la Division de sécurité des Jeux olympiques de la Police grecque.


Notons enfin que, pour Athènes, le CIO prit la décision inédite d’assurer les Jeux olympiques des risques d'annulation ou d'abandon, en cas d'attentat par exemple. Le contrat souscrit pour les Jeux grecs, qui ne couvrait pas le risque de boycottage par des athlètes mais protégeait les recettes destinées à des tiers (donc les FI et les CNO, l’unité du Mouvement olympique étant assurée). Les organisateurs grecs eux-mêmes, avaient prévu une section gestion des risques au budget de 15,5 millions d'euros dont 10,5 millions de primes d'assurance, portant sur la responsabilité civile et l'assurance des biens du Comité d’organisation.

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Les Jeux


Michael Phelps, l'athlète en or des Jeux olympiques d'Athènes

Lors de ces Jeux d'Athènes, Michael Phelps remporte six médailles d'or. Avec un total de huit médailles en une seule édition des Jeux, le nageur américain établit un nouveau record. Notons également la performance historique du relais féminin 4x200m nage libre composé de Natalie Coughlin, Carly Piper, Dana Vollmer et Kaitlin Sandeno. En 7 min. 53’42, les Américaines battent le plus vieux record du monde de la natation établi par les Wundermädchen est-allemandes 17 ans auparavant.

La Néerlandaise Leontien Ziljaard-van Moorsel est la première cycliste féminine à s'adjuger six médailles olympiques dont quatre d'or au cours de sa carrière, tandis que la canoéiste allemande Birgit Fischer devient la première athlète tous sports confondus à gagner deux médailles à chacune des cinq éditions des Jeux Olympiques auxquelles elle a participé.


Hicham El Gerrouch, Homme du stade

Le coureur marocain Hicham El Guerrouj s'impose à la fois dans le 1 500m et 5.000m, tandis que chez les femmes, la britannique Kelly Holmes triomphe dans le 800m et le 1.500m.
Dans les sports par équipes, l'Argentine brille. La sélection albiceste remporte le tournoi masculin de football sans encaisser un seul but, tandis qu’en basket-ball, l’équipe menée par « El Manu », l’ailier des San Antonio Spurs Manu Ginobili, met un terme à la domination américaine. Eliminée en demi-finale par les Argentins (89-81), la Dream Team version 2004 obtient néanmoins la médaille de bronze, son quinzième podium olympique en autant de participation. Pour l’Argentine, ces deux titres sont les premiers en sport collectif depuis 1936 (titre en polo). En baseball, Cuba reprend le titre perdu quatre ans plus tôt à Sydney face aux Américains. Cette fois-ci, ce sont les Australiens qui s’inclinent en finale.

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Le fait : Retour aux sources


Le portique d'Echo à Olympie

Mercredi 18 août 2004, les pierres sacrées du sanctuaire d’Olympie, exhumées des limons de l’Alphée sous l'élan de l’Allemand Ernst Curtius, retrouvent l’âme qui fut la leur près de onze siècles durant. Découvertes en 1766, les ruines desséchées du bois de l’Altis sont en effet le cadre exceptionnel de l’épreuve de lancer du poids. Cela faisait près de seize siècles que le stade antique, situé à 365 km au sud-est de la capitale hellène, n’avait pas accueilli de rencontre athlétique internationale ; seize siècles que nul éphèbe n’avait franchi le Portique d’Echo avec l’espoir d’en revenir honoré du titre de champion olympique, d’Olympionike.


Le stade antique d'Olympie

Prévues initialement les 20 et 24 août au Stade olympique d’Athènes, les épreuves du lancer de poids se tiennent sur une seule journée afin de ne pas installer d’éclairages ad hoc sur le site antique. Celui-ci, préservé de toute identité visuelle ou construction provisoire, acceuille 290 journalistes et 15 000 spectateurs privilégiés qui assistent gratuitement à l’épreuve et jouissent pleinement d’un stade qui pouvait autrefois contenir plus de 40 000 personnes.


Crédit : ATHOC

Au contraire du javelot ou du disque, le lancer de poids, discipline dérivée du lancer de pierre, n’avait pourtant jamais fait partie du programme des Jeux antiques, ce que l'Association des Archéologues Grecs (SEA) ne se prive pas de souligner. Mais pour Lamine Diack, président de la Fédération Internationale d’Athlétisme, cet évènement est « une opportunité unique de faire le lien entre les origines antiques de notre sport et l’athlétisme du 21ème siècle »

Cette compétition est également historique pour le sport féminin. En effet, pour la première fois, des femmes foulent la piste aux dimensions herculéennes pour y concourir dans un cadre olympique (des Jeux Héréens, réservés aux femmes, étaient organisés à Olympie). Des femmes mariées se trouvent également dans le public. Dans l'Antiquité, à l’exception de la prêtresse de Déméter, l’assistance aux Jeux antiques leur avait été interdite sous peine de mort.


Yuriy Bilonog, dernier champion d'Olympie

Avec 19,59m, et après la disqualification de la russe Irina Korschanenko pour dopage, la cubaine Yumileidi Cumba est donc la première femme athlète sacrée championne olympique sur ce sol glorieux. Chez les hommes, Yuriy Bilonog (Ukraine, 21,16m) complète la liste des lauréats d’Olympie, ouverte par Koroïbos, vainqueur du stade 2780 ans plus tôt… Il devance Adam Nelson, l'Américain favori de l'épreuve dont le meilleur essai égale néanmoins les 21,16m de Bilonog.

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L’équipe de France Olympique


Délégation : 315 participants – 201 hommes, 114 femmes
Porte-drapeau : Jackson Richardson (handball)
Bilan : 33 médailles – 11 en or, 9 en argent, 13 en bronze – dont 17 masculines et 16 féminines, remportées par 48 athlètes au total.
Présente dans 23 des 28 sports olympiques, la France est médaillée dans 14 sports, contre 13 à Sydney en 2000 et 9 à Atlanta en 1996. elle prend 98 places de finalistes et 251 des 315 athlètes français se classent dans les 16 premiers de leur compétition respective.

Laure Olympique

Une date, le dimanche 15 août, restera dans toutes les mémoires. Ce jour là, dans la piscine du complexe sportif de l'OAKA, Laure Manaudou, 17 ans, est sacrée championne olympique du 400m nage libre, record d'Europe en 4'05''34 à la clé. Cette course, Laure la domine de la tête et des épaules pour devenir la première nageuse française de l'histoire médaillée d'or, et la deuxième tous sexes confondus après Jean Boiteux sur la même distance… en 1952 !

Mais Laure ne s'arrête pas en si bon chemin. Le lendemain, elle décroche le bronze sur 100m dos, et le 22 août, l'argent sur 800m après avoir mené toute la course jusqu'à la dernière longueur de bassin. Ces trois médailles symbolisent la superbe réussite de la natation française à Athènes, puisque Hugues Duboscq (bronze sur 100m brasse), Malia Metella (argent sur 50m) et Solenne Figuès (bronze sur 200m) montent également sur les podiums pour un total historique de 6 médailles.

Embarqués vers le succès

Adrien Hardy et Sébastien Vielledent en aviron remportent le titre dans l'épreuve de deux de couple (les " poids léger " Pascal Touron et Frédéric Dufour ajoutent une médaille d'argent) et Faustine Merret fait de même en planche à voile, série "Mistral",


Tony Estanguet vers le doublé

Le tandem Xavier Rohart/Pascal Rambeau emportent une magnifique troisième place dans la catégorie reine de la voile, le Star, qui réunit à Athènes un plateau international prestigieux.
Les Tricolores répondent présents en canoë-kayak, remportant les deux titres individuels masculins du slalom avec Tony Estanguet, qui conserve celui du C1 gagné quatre ans plus tôt à Sydney, et Benoît Peschier, qui enlève l'épreuve de K1 tandis que son coéquipier Fabien Lefèvre prend la médaille de bronze.

A la fin de l’envoi… les podiums


Sarah Daninthe, Laura Flessel, Hajnalka Kiraly-Picot, Maureen Nisima

En escrime, les Français banalisent quasiment l'exploit renouvelé à chaque olympiade, avec cette fois six médailles : l'or au fleuret en individuel pour Brice Guyart et pour les équipes d'épée (Jérôme et Fabrice Jeannet, Hugues Obry, Erik Boisse) et de sabre (Gaël et Damien Touya, Julien Pillet), l'argent à l'epée pour Laura Flessel-Colovic (troisièmes Jeux olympiques et troisième médaille individuelle) et le bronze pour Maureen Nisima. Les deux fines lames ajoutent avec Hajnalka Kiraly-Picot et Sarah Daninthe le bronze par équipe. L'escrime française, c'est désormais 111 médailles olympiques depuis 1896 ! Record national absolu.

De biens beaux accessits


Amélie se prend aux Jeux

La nouvelle discipline admise aux Jeux, la lutte féminine, permet à la France d'obtenir deux belles médailles de bronze avec Ana Gomis (55kg) et Lise Legrand (63kg). En boxe, Jérôme Thomas monte d'une marche supplémentaire sur le podium en remportant l'argent des 51kg après le bronze obtenu à Sydney.
Amélie Mauresmo répond pleinement au défi olympique en ne cédant qu'en finale du tournoi féminin de tennis face à la Belge Justine Hénin-Hardenne. En taekwondo, Myriam Baverel est médaillée d'argent des +67kg tandis que chez les lourds, Pascal Gentil reste abonné au bronze…

Equitation : sur un TAS d’or


Didier Courrèges saute pour le titre du concours complet par équipe

En équitation, L'équipe de concours complet (Nicolas Touzaint, Didier Courrèges, Cédric Lyard, Arnaud Boiteau, Jean Teulère) s'adjuge le titre olympique après moult rebondissements : il est dans un premier temps attribué à l'Allemagne, puis à la France compte tenu d'une pénalité de 14 secondes infligée par les juges de terrain à Bettina Hoy pour avoir franchi deux fois la ligne de chronométrage, une intervention de la commission d'appel de la FIE le redonne à l'Allemagne (tout cela dans la même soirée du 18 août) et enfin, trois jours plus tard, définitivement, à la France sur décision du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) !

Déception pour "Jack", défaillances du judo et du cyclisme


Frédérique Jossinet, le sourire du judo français

Si Marie José Pérec en 1996 et David Douillet en 2000 avaient honoré leur rôle de porte-drapeau de la délégation française en étant sacrés champions olympiques, Jackson Richardson n'aura pas cette chance. L'équipe de France de handball perd en quarts de finale face à la Russie 26-24 et termine à la 5e place.

Le judo, avec la seule médaille d'argent de Frédérique Jossinet en 48kg, n'obtient pas non plus (une fois n'est pas coutûme) les résultats escomptés.


Julien Absalon, dominateur

Le cyclisme sur piste est également loin de son niveau des précédents JO : une seule médaille individuelle, l'argent pour Arnaud Tournant au kilomètre et une autre par équipes: le bronze en vitesse (Laurent Gané, Arnaud Tournant, Mickaël Bourgain). Magnifique Julien Absalon toutefois, qui domine totalement l’épreuve de VTT. Le champion du monde en titre renforce son palmarès et apporte sa dernière médaille d’or à l’équipe de France.

L'athlétisme fait mieux que le fanny de Sydney avec le bronze de Naman Keita au 400 m haies et de Véronique Mang, Sylviane Félix, Muriel Hurtis et Christine Arron dans le relais 4x100 m. Une chute en finale prive Ladji Doucouré d'un podium olympique sur 110m haies... rendez-vous à Pékin.

Emilie Lepennec, titrée de haut vol


Emilie Lepennec aérienne aux barres asymetriques

Autre exploit inédit pour l'équipe de France, la jeune gymnaste Emilie Le Pennec (16 ans) s'impose aux barres asymétriques, et tout comme Laure Manaudou, devient la première championne olympique tricolore en gymnastique, par la grâce d'un enchaînement parfaitement maîtrisé qui lui permet d'obtenir les notes maximales.

Elle réussit une figure, le "Def" (du nom du gymnaste français Jacques Def, qui l'inventa en 1980), une grosse prise de risque qu'elle sera la seule à tenter dans le gymnase de Galatsi.

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Les médailles françaises

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