Comité national olympique et sportif français

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Sydney 2000

 

La fiche

Jeux de la XXVIIe Olympiade

Date d'ouverture : 15 septembre 2000
Date de clôture : 1er octobre 2000
Pays de la ville hôte : Australie
Villes candidates : Berlin (GER), Istanbul (TUR),
Manchester (GBR) et Pékin (CHN)

Participation :
199 CNO
10 651 athlètes (4 069 femmes, 6 582 hommes)
300 épreuves
46 967 volontaires
16 033 médias (5 298 presse écrite, 10 735 diffuseurs)
3,6 milliards de téléspectateurs


Ouverture officielle des Jeux : Sir William Deane (Gouverneur Général d'Australie)
Allumage de la vasque olympique : Cathy Freeman (athlétisme)
Serment olympique : Rechelle Hawkes (hockey)
Serment officiel : Peter Kerr (water polo)


Sports au programme :
Natation - Tir à l'arc - Athlétisme - Baseball - Badminton - Basketball - Boxe - Canoë / Kayak - Cyclisme - Sports équestres - Football - Escrime - Gymnastique - Handball - Hockey - Judo - Pentathlon moderne - Aviron - Voile - Tir - Softball - Tennis - Taekwondo - Triathlon - Tennis de table - Volleyball - Haltérophilie - Lutte

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Contexte

Australe Olympie

Parfaitement organisés, les Jeux olympiques de Sydney se sont déroulés dans un esprit olympique exemplaire. Des sites de compétition magnifiques et une logistique irréprochable, notamment en termes de transports ont donné à ces Jeux océaniens une dimension digne du nouveau millénaire qu’ils annonçaient.


Après les Jeux contestés d’Atlanta et les affaires de corruption et de dopage qui entachèrent le sport et l’Olympisme à la fin du XXème siècle, les Jeux ont bénéficié à Sydney d’un élan nouveau, alliant développement durable et sport, à l’exemple du parc olympique de Homebush Bay. A une quinzaine de kilomètres du centre-ville, cette baie, réputée pour être un « dépotoir de déchets toxiques », est ainsi devenue un centre de loisirs après les Jeux olympiques. Greenpeace fut d’ailleurs pour la première fois impliquée dans la conception de la candidature et l’organisation des Jeux. Avec l’utilisation de matériaux recyclables ou recyclés, l’exploitation système solaire de cogénération chaleur-électricité innovant, l’établissement d’un parc naturel ou encore la mise en place de réservoirs d’eau de pluie sur les toits, les Jeux de Sydney marquèrent la première manifestation de l’écologisme olympique.

Créées par Mathieu Hadson, les mascottes représentaient trois animaux originaires d’Australie : un Kookaburra, un ornithorynque, et un échidné, sorte de hérisson au long museau. Ollie (diminutif d’ « olympique »), Syd (diminutif de « Sydney ») et Millie (diminutif de « millenium ») résumaient à eux trois les enjeux de cette édition de la XXVIIème Olympiade.

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Les Jeux

A Sydney, du 15 septembre au 1er octobre 2000, 300 médailles d'or au total furent distribuées, soit exactement deux fois plus que 40 ans plus tôt, à Rome en 1960.

De nouveaux sports (le taekwondo et le triathlon, hommes et femmes, avec un magnifique parcours dans la baie de Sydney) et de nouvelles disciplines (en gymnastique, le trampoline, en cyclisme, le keirin et la course américaine, en natation, le duo et le plongeon synchronisés, en voile, le fortyniner) apparaissent dans un programme qui se féminise, avec le marteau et la perche (athlétisme), la fosse et le skeet olympique (tir), le water-polo, l'haltérophile et le pentathlon, pour la première fois ouverts aux femmes.


Steven Redgrave, le plus grand rameur de l'histoire, ici avec le quatre sans barreur

L’un des grands héros de ces Jeux restera le britannique Steven Redgrave, le premier rameur à avoir décroché l'or en aviron dans cinq éditions consécutives des Jeux Olympiques : quatre en pointe avec barreur Hommes (Los Angeles, 1984) Aviron deux en pointe sans barreur (Séoul 1988, Barcelone 1992, Atlanta 1996) et quatre sans barreur (Sydney 2000), titres auxquels il convient de rajouter le bronze en deux en pointe avec barreur (Séoul 1988).


Jan Zelezny, légende du javelot - Origine : CIO

Notons également l’exploit de Jan Zelezny, champion olympique du lancer de javelot pour la troisième fois consécutive, avec à la clé un nouveau record olympique à 90m 17. Détenteur du record du monde avec 98m 48 et déjà médaillé de bronze à Séoul en 1988, le Tchèque devient le premier lanceur de javelot de l'histoire olympique à avoir remporté quatre médailles.
Parallèlement, l’allemande Birgit Fischer remportait deux titres de championne olympique en Kayak et devenait ainsi la première femme, tous sports confondus, à remporter des médailles olympiques à vingt ans d'intervalle. Débutée en 1980 avec l’or en K1 500m, sa moisson de médailles olympiques (12 au total) s’est finalement achevée à Athènes avec l’or en K4 500m et l’argent en K2 500m, les deux épreuves pour lesquelles elle avait décroché l’or en 2000.


La "thorpille" australienne

Mais les Australiens se passionnent en premier lieu pour leurs nageurs, Thorpe, Hackett, Perkins, O'Neill, qui amassent les médailles dans la piscine olympique de Homebush bay. A 17 ans, Thorpe débute la compétition par un titre sur 400m nage libre et bat son propre record du monde. Une heure après, il souffle à Gary Hall Jr et à l’équipe américaine, la victoire au relais 4x100m. Deux jours plus tard, l'Australien enrichit sa collection d’une médaille d’argent obtenue sur 200m nage libre derrière l’autre phénomène de la natation masculine, le néerlandais Pieter van den Hoogenband. Il établit ensuite un nouveau record du monde lors de son premier relais du 4x200m nage libre, remporté à nouveau par l'Australie, et décroche une cinquième médaille - d'argent cette fois - dans le relais 4x100m quatre nages, qu'il dispute au niveau des éliminatoires. En 2004 à Athènes, Thorpe ajoutera quatre médailles à son palmarès, dont l'or sur 200m nage libre, record olympique en 1'44"71, et sur 400m nage libre.

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Le fait : Pour la fierté d’un peuple

L’affiche officielle des Jeux, en intégrant des boomerangs (symboles aborigènes s’il en est) aux côtés de l’opéra de Sydney, annonçait la volonté du gouvernement australien de réconcilier les descendants des émigrés européens et des autochtones aborigènes. Parmi ces derniers, Cathy Freeman restera le symbole des Jeux de Sydney. Dans un spectaculaire torrent d'eau, de feu et d’émotion, c’est elle qui allume la vasque olympique le 15 septembre.


Dix jours plus tard, elle fait de nouveau chavirer les tribunes d’un "Stadium Australia", plein à ras bord avec près de 112 500 spectateurs, en remportant un 400m déserté par Marie-José Pérec, la rivale qui ne lui avait laissé que l’argent aux Jeux d’Atlanta. Victime de blessures à répétition qui contrarient sérieusement ses performances, Marie-Jo ne court quasiment plus depuis 1997. Son caractère et sa rage de vaincre lui permettent de revenir à un niveau d'excellence qui en font une prétendante sérieuse au triplé olympique à l'occasion de ces Jeux de Sydney 2000. Quatre ans plus tôt, elle avait battu Cathy Freeman, désormais l'héroïne de toute un peuple, aborigène, et de toute une nation, australienne. Harcelée par les médias, Marie-Jo, accompagnée de son ami Anthuan Maybank, choisit de ne pas rejoindre l'équipe de France d'athlétisme, qui s'entraine dans un premier temps à Narrabeen, à 30km au nord de Sydney. Espionnée jusque dans son hôtel de Darling Harbour, en centre ville de Sydney, Marie-Jo, craque finalement et quitte brutalement l'Australie à la veille des premières séries. Une fuite que ne méritait pas "la gazelle", pour toujours l'une des plus grandes athlètes de l'histoire.


Cathy Freeman, reine des Jeux de Sydney et d’un peuple qui trouve dans ces Jeux l’occasion d’une reconnaissance officielle par l’Australie. Au terme de sa course, Freeman fait d’ailleurs son tour d’honneur avec le drapeau australien et celui du peuple aborigène, une dérogation accordée par le CIO qui interdit traditionnellement tout autre drapeau que celui des Comités Nationaux Olympiques engagés.

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L’équipe de France Olympique

Délégation : 309 participants – 207 hommes, 102 femmes
Porte-drapeau : David Douillet (judo)
Bilan : 38 médailles – 13 en or, 14 en argent, 11 en bronze – 26 masculines et 12 féminines
63% des athlètes bleus engagés, qui disputent 192 des 300 épreuves du programme, obtiennent une place de finaliste.
La France est médaillée dans 13 sports contre 9 à Atlanta en 1996 et finit au 6ème rang des Nations.

Brahim le tricolore


Asloum, le symbole

Le crâne tricolore de Brahim Asloum reste l’une des images fortes de ces Jeux olympiques du millénaire. Vainqueur de trois tournois internationaux en 2003 (Venise, France et Athènes), le natif de Bourgoin-Jallieu ramène à la boxe française sa première médaille d'or depuis 64 ans, et les titres de Roger Michelot (mi-lourd) et Jean Despaux (moyen) à Berlin en 1936.

Né le 31 janvier 1979, Brahim bat en finale l’Espagnol Rafael Lozano, médaillé de bronze aux Jeux olympiques d'Atlanta en 1996. A la fin de son combat, c’est à sa famille (ses parents, originaires de Bou-Saâda en Algérie, ses neuf frères et sœurs) et à la France que Brahim dédie une victoire haute en couleur.

La légende de David


David, le géant du judo

Mais à tout seigneur tout honneur, c'est la date du 22 septembre qui restera gravée dans toutes les mémoires. Ce jour là, dans le hall 3 de l'Exhibition Center de Darling Harbor, David Douillet terrasse le Japonais Shinishi Shinoara en finale des lourds. Douillet était le porte drapeau de la délégation française, le jour de la cérémonie d'ouverture. Comme Marie-José Pérec quatre ans plus tôt, il honore cette distinction de la plus éclatante des manières.

A 31 ans, le plus grand judoka français de tous les temps oublie ses blessures, efface les doutes et domine un à un tous ses adversaires pour conserver l'or acquis à Atlanta et devenir l'athlète le plus titré de son sport, double champion olympique et quadruple champion du monde. Il prend sa retraite sportive dans la foulée de ce dernier chef d'œuvre de talent et de volonté.

Un record de médailles

38 médailles ! Jamais dans l’histoire des Jeux olympiques l’équipe de France olympique n’avait ramené autant de médailles. Frank Dumoulin (pistolet à 10m) et Félicia Ballanger (cyclisme sur piste/500m), seront les premiers champions olympiques français des Jeux le samedi 16 septembre.


Florian Rousseau, vers la victoire en Keirin

Félicia réalisera même un doublé (500m et vitesse), donnant le ton à un cyclisme français en grande forme, avec pas moins de six médailles sur pistes. Outre les titres de Ballanger, Florian Rousseau obtient l’argent en vitesse individuelle et l’or en Keirin, Laurent Gané, Arnaud Tournant et Florian Rousseau décrochent l’or en vitesse par équipe, et Marion Clignet l’argent en poursuite. Avec le bronze de Jeannie Longo-Ciprelli au contre-la-montre féminin et l’or de Miguel Martinez en VTT, les cyclistes tricolores finissent en tête du classement des médailles de la discipline.


Une médaille historique pour le basket-ball français


Outre le cyclisme, l'escrime et le judo avec chacun six podiums, sont, conformément à la tradition, les principaux pourvoyeurs de médailles. L'aviron et le canoë-kayak émergent avec les superbes titres remportés par le deux sans barreur, le quatre sans barreur poids légers et Tony Estanguet en slalom. Le basket masculin signe le plus inattendu des exploits en allant jusqu'à la finale perdue face aux stars américaines de la NBA.




Virginie Dedieu et Myriam Lignot, une synchro en bronze

Roxana Maracineanu (natation, argent sur 200m dos), Eric Poujade et Benjamin Varonian (gymnastique, argent au cheval d'arçons et à la barre fixe), Arnaud Di Pasquale (bronze dans le tournoi individuel de tennis), Virginie Dedieu et Myriam Lignot (bronze en natation synchronisée) réalisent aussi des performances rares pour le sport français. L'athlétisme, la voile et l'équitation rentrent bredouilles.

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Les médailles françaises

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