Antoine Dénériaz sur tous les fronts

Un an après avoir arrêté sa carrière au plus haut niveau, Antoine Dénériaz, champion Olympique en titre de descente, est en première ligne. Aussi bien au sein du comité de candidature d’Annecy 2018 que pour son nouvel objectif : intégrer la commission des athlètes du CIO. Le Haut-savoyard se porte en effet candidat pour devenir membre de l’institution internationale, devant les athlètes du monde entier qui voteront lors des Jeux de Vancouver.
A Cargèse, où il est venu accompagner tous les athlètes de l’équipe de France Olympique, Antoine Deneriaz explique : « C’est le CNOSF qui m’a sollicité pour cette candidature et j’ai été fier qu’on pense à moi, je ne m’attendais pas à ce que l’on vienne me chercher pour représenter la France au CIO ! Mais le mouvement Olympique, le sport Olympique, c’est un peu mon histoire personnelle, je m’en sens proche et l’idée d’entrer dans la famille me plait, ce serait ma façon de redonner au sport tout ce qu’il m’a apporté ».
Antoine, bientôt papa, connait tous les athlètes du ski dont beaucoup ont couru avec lui il n’y a pas si longtemps. « C’est vrai, je viens d’arrêter et j’ai encore les idées fraîches sur ce que représente la vie du sportif de haut niveau. J’ai connu la galère, les hauts et les bas, je sais ce que c’est et je pense pouvoir apporter quelque chose. Je veux défendre les intérêts des athlètes d’hiver au CIO. Je les connais encore tous ».

Il faudra donc convaincre au moment du vote, et surtout, faire le plein des voix françaises. « Mais je ne vois pas cela comme une campagne. Cela reste du sport. Au moment voulu, j’essayerai de prêcher la bonne parole et j’espère que mes compatriotes en parleront à leurs copains étrangers ». Antoine s'est adressé aux athlètes de l'Equipe de France olympique jeudi soir, micro en main, pour expliquer ses objectifs. « Pas une de vos voix ne devra manquer!» a précisément ajouté le Président Denis Masseglia.
Pour que la France puisse peser

Devenir membre du CIO, oui, mais dans quelle perspective ? « La commission des athlètes participe beaucoup au programme anti- dopage et je vais essayer de donner ma vision, protéger les athlètes, agir dans la sérénité, calmement, pour qu’ils vivent les contraintes comme une protection et pas comme un harcèlement. Je veux rester au plus proche des athlètes en activité pour connaitre leur ressenti sur le programme olympique, sur les différentes disciplines pour pouvoir apporter des améliorations, et pour que les sports d’hiver soient bien représentés au CIO. Et aussi pour que la France le soit pour qu’elle puisse peser, qu’elle ait son mot à dire ».

Avec Jean-Luc Rigaut
Antoine Dénériaz est également en première ligne avec Annecy 2018. « Le sportifs sont au cœur du projet et c’est ce qui me plait. Notre région a de beaux atouts à faire valoir, et Annecy peut devenir un outil au service de tout le mouvement sportif français, même pour les sports d’été, pour venir s’entraîner à trois heures de Paris en TGV ! Je n’ai pas eu le temps de réfléchir lorsqu’on m’a demandé de participer à cette candidature, le train est passé et j’ai sauté dedans. Si j’étais resté coureur, je n’aurai pas pu, et cela aurait été dommage de rester en dehors ! ».
Un an avant sa victoire à Sestrières, dans la descente Olympique des Jeux de Turin, Antoine Dénériaz s’était gravement blessé et avait annoncé à son entraîneur qu’il allait devenir champion Olympique l’hiver suivant. On lui souhaite de gagner sur tous les fronts, comme il sut si bien le faire en bas de la « Banchetta » par un jour ensoleillé du mois de février 2006.
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