Comité national olympique et sportif français

Comité national olympique et sportif français

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Londres 1948

 

La fiche

Jeux de la XIVe Olympiade

Date d'ouverture : 29 juillet 1948
Date de clôture : 14 août 1948
Pays de le ville hôte : Angleterre
Villes candidates : Baltimore (USA), Lausanne (SUI),
Los Angeles (USA), Minneapolis (USA) et Philadelphie (USA)

Participation :
59 CNO (Nations)
4 099 athlètes (385 femmes, 3 714 hommes)
136 épreuves

Ouverture officielle des Jeux : Sa Majesté le Roi George VI
Allumage de la vasque olympique : John Mark (athlétisme)
Serment olympique : Donald Finlay (athlétisme)

Sports au programme :
Natation - Athlétisme - Basketball - Boxe - Canoë / Kayak - Cyclisme - Sports équestres - Football – Escrime- Gymnastique - Hockey - Pentathlon moderne - Aviron - Voile - Tir - Haltérophilie - Lutte

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Contexte

Londres et lumières

En 1908, après deux éditions « folkloriques » des Jeux olympiques, Londres avait relancé l’évènement en organisant de véritables compétitions sportives indépendantes de toute autre manifestation et respectueuse de l’esprit du Baron de Coubertin. Quarante ans plus tard, au sortir du conflit le plus meurtrier de l’histoire, Londres, qui avait été retenue pour organiser les Jeux annulés de 1944, vient à nouveau au secours du Mouvement olympique en ressuscitant avec les honneurs un rendez-vous olympique entaché par le souvenir de sa dernière édition berlinoise. L’opposition existe néanmoins Outre-Manche où l’on estime qu’une telle organisation dans un pays ravagé par la guerre, soumis au rationnement et en plein effort de reconstruction est un luxe inconvenant.

En présence de 82 000 spectateurs, et en l’absence des Vaincus, le défilé d’ouverture réunit néanmoins 59 Nations dont une délégation américaine qui à elle seule représente 10% du nombre total d’athlètes. Premier rayon de soleil international depuis le début du second conflit mondial, les Jeux olympiques de Londres, ville symbole de la résistance aux nazis et à leur Blitz, sont un espoir de paix symbolisé par un lâcher de 7000 pigeons.


Le stade de Wembley

Après la timide diffusion de 1936, cette édition est la première à faire l’objet d’une véritable retransmission télévisée pour Londres et sa banlieue, même si, à l’époque, peu nombreux étaient les possesseurs de postes privés. La BBC propose des droits de retransmission que le Comité d’organisation refuse et 64 heures de Jeux sont diffusées. Quatre ans plus tard, les négociations eurent effectivement lieu et aboutirent aux premiers accords de télédiffusion sur les Jeux olympiques.

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Les jeux

Sa carrière aurait pu s’arrêter ce jour de guerre où sa main droite fut arrachée par l’explosion d’une grenade, mais Karoly Takács, membre de l’équipe hongroise de tir au pistolet championne du monde en 1938, s’entraina seul pour tirer de la main gauche. A Londres, il devient champion olympique du tir rapide.

Les starting-blocks font leur apparition et, à 17 ans, quatre mois seulement après ses débuts en décathlon, l’Américain Bob Mathias décroche la médaille d’or du décathlon et devient ainsi le plus jeune athlète de l’histoire olympique à gagner une médaille d’or en athlétisme.

Deux athlètes champions olympiques en 1936 réussissent à conserver leur titre douze ans plus tard. Il s’agit de la Hongroise Ilona Elek en fleuret et du Tchécoslovaque Jan Brzak dans le 1 000m en K2. La danoise Karen Hoff remporte la première compétition olympique de Canoë.
La Suède finit seconde Nation, derrière les USA et devant la France.

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Le fait

Fanny, pour les intimes, pas pour le palmarès


Fanny Blankers-Koen

Avant-guerre, la néerlandaise Francina Koen avait participé au concours de saut en hauteur des Jeux olympiques de Berlin en 1936.
Devenue mère de deux enfants, qu’elle avait eu avec son entraîneur, et époux depuis 1940, Jan Blankers (médaille d'or du triple saut aux Jeux olympiques de 1928), Fanny Blankers-Koen est l’héroïne des Jeux olympiques de Londres, elle empoche le 100m, le 200m, le 4x100 m et le 80m haies. Blankers-Koen était cependant une athlète complète qui aurait pu prétendre à remporter d’autres médailles encore puisqu’elle excellait en saut : elle détenait tout à la fois les records du monde de la longueur et de la hauteur... A l’époque cependant, le CIO n’autorisait pas les femmes à concourir dans plus de trois compétitions individuelles et la récolte s’arrêta là.

Décédée le 25 janvier 2004 à Hoofddorp, la "ménagère volante" s’était vue décerner en 1999, à l’âge de 81 ans, le prix de la meilleure athlète du siècle par la Fédération Internationale d’Athlétisme. Au cours de sa carrière, Fanny établit seize records du monde dans huit épreuves différentes : les 100 yards, 100m, 200m, haies élevées, saut en hauteur, saut en longueur, pentathlon athlétique et relais 4x110 yards. Blankers-Koen s'attribua également cinq titres européens entre 1946 et 1950 et son palmarès compte 58 titres nationaux dans différentes disciplines. Une statue à son effigie a été érigée à Amsterdam, sa ville natale.

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L'équipe de France Olympique

Délégation : 285 participants (249 hommes, 36 femmes)
Porte-drapeau : Jean Sepheriades (Aviron)
Bilan : 29 médailles dans 8 sports – 10 en or, 6 en argent, 13 en bronze – quatre féminines.
La France termine 3ème Nation

Un peu de finesse… pour un récital

Avec Fanny Blankers-Koen, Micheline Ostermeyer est la grande femme de ces Jeux, pour ne pas dire qu’elle en est la virtuose. A 25 ans, le vendredi 30 juillet ce premier prix de piano du Conservatoire de Paris, mère de trois enfants, gagne le concours du disque à son dernier lancer (41,92m, record de France). Entre la Sonate au Clair de Lune de Beethoven et la Marseillaise, les mesures sont bien différentes, mais l’émotion n’en est pas moins forte, surtout que cette performance n’était pas attendue, Ostermeyer n’ayant obtenu sa qualification aux Jeux que sur une troisième place aux Championnats de France.
Mais le récital olympique se poursuit pour la virtuose française. Le mercredi suivant, elle remporte le lancer du poids avec un jet à 13,75 m. Le soir même, elle donne un concert au Royal Albert Hall. Deux jours plus tard, elle prend la médaille de bronze du saut en hauteur en franchissant 1,61 m.

Marcel en scène


Marcel Hansenne

Peu gâté au tirage au sort du 800 m, Marcel Hansenne part à la ligne 8, à l’extérieur, à une époque où le décalage n’est pas compensé : Hansenne part donc avec quinze mètres de retard. Empêché de prendre la corde par l'Américain Robert Chambers, Hansenne perd du temps pour déborder à l’extérieur et échoue, en 1min 49s. 8/10, à 6/10 de l'Américain Mel Whitfield et à 3/10 du Jamaïcain Arthur Wint. A 31 ans, celui qui aurait sans doute dominé le demi-fond du début des années 40 si la guerre n’avait pas eu lieu s’en repart donc médaillé de bronze, il n’aura jamais de consécration olympique.
En athlétisme toujours, notons les médailles d’argent d’Ignace Heinrich en décathlon et d’Alain Mimoun sur 10 000m… à 300 mètres d'Emil Zatopek, déjà.

Cyclisme, escrime, équitation, comme toujours


L'équipe de France de cyclisme

Poursuite par équipes, kilomètre contre-la-montre (Jacques Dupont), course sur route (José Beyaert), la France domine les épreuves cyclistes de ces jeux de Londres et finit première Nation de la discipline. Il en va de même en escrime où le Bordelais Jehan Buhan, 36 ans, remporte le fleuret individuel en s’imposant en finale face à… Christian d'Oriola, de seize ans son cadet, et champion du monde en titre. L’épreuve par équipe n’est qu’une formalité que reproduit à son tour l'équipe d’épée.

Autre discipline où la France domine, l’équitation : le capitaine Bernard Chevallier l’emporte en concours complet, et l’équipe de France de dressage s’impose, sur tapis vert, après la disqualification de la Suède, coupable d’avoir inclus un sous-officier dans une sélection à l’époque ouverte aux seuls officiers.

La France obtient la médaille d’argent en basket-ball… un exploit que les bleus ne rééditeront que 32 ans plus tard, en 2000 à Sydney.
Alex Jany était le grand espoir de la natation française au cours de l’année 1947 durant laquelle il écumait les bassins en alignant records et médailles. Mais une blessure à l'automne et une tournée aux Etats-Unis au printemps l’ont émoussé et il ne finit que cinquième du 100 m nage libre et sixième du 400 m. Si Jany était attendu, Georges Vallerey, dit "Yoyo", Croix de guerre à 14, est un battant qui obtient la médaille de bronze du 100 m dos.
Les Français, qui terminent troisième Nation, reçoivent enfin trois médailles à l’occasion de la dernière édition du concours d’art des Jeux Olympiques.

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Les médailles françaises

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