Comité national olympique et sportif français

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Questions/Réponses : Denis Masseglia

 

DENIS MASSEGLIA Inscrit sa candidature dans l’ambition de faire du CNOSF l’acteur majeur du sport français. Souhaitant impliquer les collectivités territoriales et le monde économique aux côtés du mouvement sportif et de l’Etat, il appelle à une nouvelle gouvernance du sport français. Denis Masseglia insiste sur la nécessité de s’appuyer sur le club et sur l’ambition du rayonnement international de la France. Son credo ? « le sport, tout le sport et rien que le sport »

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Isabelle Sévérino (Commission des athlètes de haut niveau) : comment comptez-vous organiser plus d’évènements sportifs internationaux en France ; quelle stratégie pour y parvenir ?
Organiser de grandes manifestations sportives exige la réunion de plusieurs conditions. Tout d’abord, il convient d’avoir les équipements nécessaires. Ces grands évènements sont par ailleurs attribués par des instances internationales, Fédérations ou CIO, avec lesquelles il est donc nécessaire de conserver une relation particulière. Il existe un savoir faire français qu’il faut davantage promouvoir. Il faut avoir une stratégie de conquête afin qu’il y ait une présence systématique affirmée, c’est aussi une question de volonté dont la concrétisation nécessitera des moyens. La mondialisation qui touche aussi le sport nécessite une organisation mondiale et il semble indispensable que la stratégie soit pilotée par le CNOSF avec un financement adapté.

Elu ou déçu, serez-vous capable de travailler avec les autres candidats ?
Il y a, malgré la concurrence du moment, beaucoup de respect et d’amitié entre nous. Je parle en mon nom, mais je pense que, quel soit celui qui l’emportera, il souhaitera travailler avec les autres. Pour ce qui me concerne, la réponse est donc oui, sans équivoque.

Marcel Retailleau (Conseil National des CROS et des CDOS) : quelle est votre position par rapport aux CROS/CDOS ainsi qu’au rapport Balladur (disparition clause de compétence…) ?
Plus le CNOSF sera fort, plus il aura besoin de CROS et CDOS forts également. Dans le cadre du projet de gouvernance partagée, ce qui peut se passer au niveau national sera forcément imité au niveau régional ; cette déclinaison régionale et départementale est une évidence.
En l’absence de gouvernance partagée, l’Etat et les collectivités resteraient seuls sur leur territoire d’intervention. Le fait que tous les acteurs agissent ensemble et en collégialité est la meilleure garantie d’éviter un éventuel désengagement de leur part.

Sans faire de projection par rapport à ce qu’il adviendra du rapport Balladur, il est sûr néanmoins que les collectivités se sont emparées du sport alors qu’il n’était pas inscrit dans les lois de décentralisation. Sans doute parce qu’il est efficace en termes de lien social. Alors pourquoi ne continueraient-elles-elles pas à le faire? Ceci étant il vaudra mieux être attentif à l’évolution du sujet.

Edmond Seuillard (Comité Français Pierre de Coubertin) : quid de la rémunération des dirigeants, tant au niveau fédéral que pour ce qui concerne le CNOSF ?
Je me réjouis du fait que l’on ait pu obtenir il y a 4/5 ans, l’indemnisation des présidents de fédérations même si la capacité des fédérations à la mettre en œuvre n’est pas toujours une évidence. Ma philosophie en la matière et que j’appliquerai si j’étais élu est simple : ne pas perdre d’argent parce que l’on est président, ni plus ni moins.

Thérèse Salvador (Fédération des Internationaux du Sport Français) : quid de la présence des femmes au sein des instances dirigeantes ?
J’ai encouragé toutes les femmes qui sont en situation de se présenter, notamment celles qui sont présidentes de fédération, à être candidates au CA du CNOSF. Nous verrons ce qui ressortira des urnes lors du vote du 19 mai prochain, mais on peut penser que le CA sera davantage féminisé. Pour ce qui me concerne, je m’engage à ce que le bureau exécutif du CNOSF (7 personnes) soit mixte.

Gérard Perreau-Bezouille (Coprésident de la Fédération Française des Clubs Omnisports) : le modèle du sport français est confédéral, s’appuyant sur une verticalité disciplinaire. Les clubs omnisport y sont toutefois très présents, comment cette dimension trouvera-t-elle sa place dans cette nouvelle gouvernance ?
Les clubs omnisport font pleinement partie du réseau associatif sportif. Si on y regarde plus près, les clubs plus anciens, les plus connus du sport français, sont omnisport. Leur dimension transversale fait qu’ils sont différents, mais pour autant leurs objet et préoccupation sont les mêmes que ceux des autres associations. Il s’agit de créer du lien social avant tout. A ce titre, les clubs omnisports ont pleinement leur place au sein du mouvement sportif et par tant du CNOSF.

Didier Gailhaguet (Fédération Française des Sports de glace) : dans le cadre de la candidature d’Annecy à l’organisation des Jeux olympiques d’hiver 2018, quelle serait votre position pour que cette ambition soit couronnée de succès ?
Il n’est pas question de se substituer à la ville d’Annecy dans la quête de l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver 2018. Par contre, je dis qu’il ne faut pas être derrière mais aux côtés d’Annecy. Le CNOSF doit être pleinement dans cette candidature. J’aimerais rappeler aussi que les membres du CIO sont avant tout des sportifs, des représentants du mouvement sportif international. Ils veillent à l’autonomie des mouvements sportifs nationaux et apprécient que les CNO soient porteurs des candidatures

Francis Didier (Fédération Française de Karaté) : Vous évoquez le financement par le secteur privé, sous quelles modalités, notamment pour les fédérations les moins grandes, avec quelle mutualisation des moyens ?
Il faut préparer le futur et avoir plus de financement. Toutefois, tout financement autre que public ne doit pas s’inscrire en remplacement mais en complémentarité. Et un financement privé complémentaire ne doit par ailleurs pas se concevoir que sur ce qui brille. Je crois que les entreprises sont concernées principalement par l’activité économique, mais aussi par tout ce qui touche au lien social. Je crois donc au mécénat sportif et à la nécessaire mutualisation des ressources qui conduira le CNOSF à être un élément central de la redistribution.

Texte de l'intervention de Denis Masséglia le 21 avril 2009 au CNOSF

Charte ethique et de deontologie
Consultez et téléchargez la Charte d'éthique et de déontologie du sport français



 

 

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