Comité national olympique et sportif français

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Questions/Réponses : Guy Drut

 

GUY DRUT estime que l’Etat doit être garant et non gérant. Il propose qu’une Charte du sport français soit adoptée et, si possible, annexée à la constitution. Partisan de l’ « Agir ensemble », Guy Drut appelle à la collégialité, à la solidarité au sein du mouvement sportif français… tout en respectant un principe de subsidiarité : «ce que chacun de ses membres peut faire par lui-même, le CNOSF n’a pas à s’en occuper».

S’engageant à renforcer les secteurs communication et marketing, Guy Drut propose de créer au sein du CNOSF un pôle économique et une cellule relations internationales. Le mouvement sportif français dispose d’un savoir faire et doit le faire savoir. En conclusion : « si une sélection olympique se mérite, l’esprit olympique se partage »

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Jean-Michel Sautreau (Union sportive de l'enseignement du premier degré): quid du sport à l’école ?
Cette préoccupation n’était pas absente de mon programme en tant que ministre. Avec Valérie Pécresse ou Xavier Darcos, j’ai toujours mis en avant la dimension scolaire du sport, et notamment, question fondamentale, l’aménagement des rythmes scolaires. Comme président, je compte bien demander un rendez-vous au ministère. J’envisage également d’établir une relation plus particulière entre l’USEP et l’Europe, notamment le bureau européen de Bruxelles pour nous permettre d’apprendre ce qui se fait ailleurs.

Je voyage beaucoup dans le cadre de la préparation des Jeux Olympiques. Cela donne des idées. Il faut nous associer à l’Education nationale, élaborer et éditer un livre simple sur les Jeux et structures olympiques et l’ouvrir à tous les élèves de CM2, puis des 3èmes. Nous pouvons également accompagner l’action de l’USEP avec le Tour de France, etc…

Isabelle Severino (Commission des athlètes de haut niveau) : comment envisagez-vous de travailler avec la Commission des athlètes de haut niveau ?
J’ai toujours eu une grande considération pour la parole des athlètes. En 1973, j’ai initié l’AAF (Association des Athlètes Français), initiative diversement appréciée à l’époque, mais qui marquait un engagement en faveur de la parole des athlètes, engagement qui est resté. Si je suis président, un athlète sera présent au Bureau exécutif. Je compte soutenir le développement de l’association des olympiens. On pourrait notamment envisager de leur attribuer un siège d’observateur comme pour l’association des DTN.

Vous n’avez jamais été président de fédération, y voyez-vous un handicap ?
Président de fédération, mais de quelle fédération ? olympique, sportive, scolaire, universitaire… ? Au sein du Conseil d’administration, il y aura 35/40 présidents de fédération. Je suis pour la collégialité. Si j’ai besoin de leur expérience, j’irai les consulter, de même que, s’ils ont un besoin de relations politiques, je suis à leur disposition.

Yves Renaud (Fédération Française de hockey sur gazon) : comment agir au CIO pour faire entrer nouveaux sports au programme olympique sans faire au détriment certains qui existent déjà ?
Cette question concerne avant tout le CIO. Ce dernier a eu raison de limiter le nombre de sports pour lutter contre le gigantisme des Jeux. Le sport qui veut y entrer doit mener une première action de lobbying. C’est d’abord aux instances dirigeantes de ce sport d’agir. Ainsi le rugby a multiplié ses chances de devenir olympique grâce notamment à l’action de Bernard Lapasset à Pékin où il a rencontré près de 90 membres du CIO. Le golf mène une action plus tardive, mais très forte. Le roller-skating, le squash font de même désormais. Par ailleurs, le CIO, sauf à augmenter encore le nombre de sports, et je ne pense pas que l’on soit dans cette direction là, n’inclura que très précautionneusement de nouvelles disciplines.

Marcel Retailleau (Conseil National des CROS et des CDOS) : quelle est votre position sur le rapport Balladur (disparition clause de compétence générale, réaménagement du territoire, politique des chefs de file pour les collectivités…) ? Devons-nous attendre les textes ou faire du lobbying en amont ?
Avant le rapport Balladur, il y a eu le rapport Attali. Il n’a pas été suivi. Le rapport Balladur n’est qu’un rapport. Travaillons déjà sur les conséquences de la Révision Générale des Politiques Publiques, dont les effets déjà réels. Rencontrons déjà les hommes politiques concernés et posons leur la question clairement pour avoir une feuille de route précise. Concernant le rapport Balladur, d’ici que celui-ci soit discuté, rediscuté, validé etc… nous avons le temps.
Il est hors de question de se priver de l’instrument action et communication horizontale que sont CROS et CDOS.

Marie-Hélène Vienne (CNOSF) : envisagez-vous de nommer une femme près de vous à un poste de responsabilité, éventuellement au sein du Bureau Exécutif ?
Je souhaiterais que la première vice-présidente du CNOSF soit une femme. Au sein CIO et des COE, il y a de plus en plus de femmes aux postes de responsabilité. C’est une bonne chose, rendue possible notamment par le développement de la pratique.
Au sein de la commission d’évaluation des Jeux olympiques, la présidente est Nawal El Moutawakel. Pourquoi ne pas s’associer à elle pour traduire en France le succès qu’elle rencontre dans le Maghreb avec son programme sur « situation femmes »?

David Lappartient (Fédération Française de Cyclisme) : quel levier envisagez-vous pour obtenir les Jeux olympiques d’été ?
Je ne suis pas favorable à une candidature permanente. J’en ai parlé aux membres du CIO. Ils ont souri, estimant que cela serait la meilleure nouvelle à annoncer aux autres villes intéressées. Il faut par ailleurs prendre en compte la question du financement de la candidature. Je suis prêt à agir de toutes mes forces pour, d’abord favoriser la candidature d’Annecy, mais aussi pour des JO été. Cela passera par un rendez-vous avec le président de la République, car cela ne pourra venir que du plus haut niveau de l’Etat.

En France, les JO d’été ne peuvent objectivement être organisées que dans la région parisienne. La Question est : quelle sera la délimitation du Grand Paris ? Le Projet doit être un grand projet national. C’est aujourd’hui que ça cela se prépare. Ce que je vois dans les villes candidates pour les Jeux d’été 2016 m’inspire, mais elles mettent la barre très, très haut.
Le rapport d’évaluation pour 2016 sera rendu public au mois de septembre, mais à partir de ce moment, je compte bien organiser une réunion élargie du CNOSF, faisant parvenir ce rapport, expliquant comment cela se passe, faire procéder à un vote, à une simulation pour obtenir des indications.

Didier Gailhaguet (Fédération Française des Sports de glace): compte-tenu du calendrier et de vos ambitions, est-il nécessaire de courir le monde entier pour le compte du CIO ?
Je me suis posé la question, mais quand on accepte un mandat, quand Juan Antonio Samaranch m’a proposé d’être membre du CIO, je n’ai pas réfléchi longtemps. Depuis, j’ai assumé mon mandat, comme président de la commission des Relations internationales, et j'assume aujourd’hui comme membre de la commission du Congrès du CIO et désormais modérateur, et membre de la commission d’évaluation des candidatures aux Jeux olympiques : je n’ai pas le droit de refuser une telle proposition. Ayant accepté un mandat, je dois l’assumer, c’est normal, c’est une preuve d’honnêteté, du respect de la confiance dont on m’honore, et, à travers moi, le CNOSF tout entier. C’est une expérience très enrichissante que je compte faire partager, notamment pour Annecy ou dans le cadre d’une candidature de Paris. Ces voyages me permettent des contacts, d’apprécier l’importance prise par la dimension du développement durable. Cela constitue un plus, pour moi comme pour vous.

Claude Azéma (Fédération Internationale de Pétanque) : pour faire émerger les dirigeants au niveau international, il faut des moyens, financiers, en personnel. Quelles actions concrètes proposez-vous ?
Il faut passer par des actions de lobbying, entretenir le relationnel, avec, certes, le secrétariat au sport, mais aussi d’autres institutions, le Parlement notamment. Il faudrait créer un bureau de parlementaires de haut niveau dédié aux affaires politico-sportives.
Il faut notamment développer de vraies relations avec le quai d’Orsay, avoir des antennes au niveau international, dans toutes les structures. Olympiques, mais pas seulement. Les moyens devront suivre, cela est nécessaire pour faire comprendre aux instances qui nous dirigent la nécessité d’avoir des représentants français au sein des instances internationales. Il faut que l’on se regroupe au sein du CNOSF pour assurer une permanence du relationnel, du lobbying, sortir le CNOSF de l’hexagone, pour pouvoir émerger.



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CNOSF : le bureau exécutif 2009-2013

Le bureau exécutif du CNOSF pour l’olympiade 2009-2013 a été constitué le 3 juin 2009 lors de la première réunion du Conseil d’administration nouvellement élu et présidé par Denis Masseglia. Composition du bureau et des différentes commissions

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