Comité national olympique et sportif français

Comité national olympique et sportif français

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Athènes 1896

 

La fiche


Jeux de la Ière Olympiade

Date d'ouverture : 6 avril 1896
Date de clôture : 15 avril 1896
Pays de la ville hôte : Grèce
Villes candidates : la ville d’Athènes fut désignée lors de la première Session du Comité International Olympique (CIO) le 23-24 juin 1894 à Paris, autre ville pressentie par Coubertin.

Participation :
14 CNO (Nations)
241 athlètes (0 femmes, 241 hommes)
149 épreuves

Ouverture officielle des Jeux : Sa Majesté le Roi Georges I

Sports au programme : Gymnastique – Natation – Escrime – Tir – Athlétisme - Lutte – Tennis – Cyclisme - Haltérophilie

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Contexte

En cette fin de Grande Dépression (crise économique mondiale débutée en 1873), la grande affaire des Nations occidentales est la colonisation, en particulier en Afrique. Les desseins occidentaux ne se réalisent toutefois pas sans de fortes oppositions. Ainsi en 1896, le Négus Ménélik II parvient à écraser les Italiens dans la bataille d’Adoua où 100 000 soldats Ethiopiens renversent les 17 000 militaires italiens et garantissent ainsi l’indépendance du pays. En parallèle, un peu plus au Sud, la France annexe Madagascar.
Cette sortie de XIXème siècle est agitée. En France, cinq gouvernements se succèdent de 1893 à 1896. Le président Sadi Carnot, assassiné le 24 juin 1894, est remplacé par le modéré Jean Casimir-Perier qui démissionne le 15 janvier 1895 et est remplacé par Félix Faure. Cette instabilité intervient alors que l’affaire Dreyfus continue d’agiter les esprits, sans que n’ait encore éclaté la période la plus intense de la polémique. Paul Verlaine est décédé en janvier

Aux lendemains des Jeux olympiques, Jules Simon, philosophe, pacifiste et homme d’Etat proche soutien de Pierre de Coubertin décède. Fait notable, alors que les Jeux olympiques renaissent et offrent aux sportifs leurs plus beaux lauriers, deux personnages décèdent au cours du second trimestre 1896 dont les noms sont restés à la postérité comme prix d’excellence : Edmond de Goncourt et Alfred Nobel.

En Amérique, l'Utah devient le quarante-cinquième état de l'Union, le Dow Jones apparaît et la Cour suprême reconnaît aux États le droit d'imposer la ségrégation raciale dans les écoles et les lieux public, pourvu que les conditions offertes aux deux races soient égales.

Dans la Méditerranée et au Proche-Orient, la période est également trouble. En Crête, Turcs musulmans et chrétiens s’affrontent dans de violents combats. Les puissances européennes s’accordent pour imposer à l’île un régime d’autonomie. Le conflit entre Turcs et Arméniens monte en intensité et s'exprime dans le sang. La Perse est agitée ce qui amène en mai la révolte des tabacs.

Cette géopolitique de fin de siècle explique en grande partie la participation aux Jeux olympiques, 14 Nations occidentales qui sont également celles où le sport est le plus développé.
A vrai dire, le concept même d'équipe nationale est totalement anachronique. Il ne se développera qu'à partir du début du XXème siècle. A Athènes, certains pays ne sont représentés que par un représentant, comme Charles Champaud pour la Bulgarie, Teddy Flack pour l'Australie ou Luis Subercaseaux pour le Chili. Certains participants ont une double nationalité, d'autres sont retenus comme liés à une délégation sans qu'ils en aient la nationalité, l'équipe de suède représente l'union Norvège/Suède, etc... Quant à la Blegique et la Russie, ils ont inscrits des sportifs, mais aucun n'a finalement pris part aux Jeux olympiques. Il faut un début à tout.

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Les Jeux

Du 6 au 15 avril 1896, les Jeux Olympiques d’été, les premiers de l’ère moderne, sont organisés à Athènes en Grèce.

Proposant un retour aux sources de l'Olympisme, la nouvelle de la désignation d'Athènes comme ville organisatrice est accueillie favorablement par le public et les médias grecs. Cependant, les difficultés économiques du pays font craindre des contretemps quant au financement des Jeux.
Outre les apports financiers de la famille royale, l'homme d'affaires et philanthrope, Georges Averoff finance entièrement la reconstruction du stade panathénaïque. Son mécénat, qui permet l'équilibre des finances, est honoré par l'édification devant le stade d'une statue dévoilée la veille de la cérémonie d'ouverture, le 5 avril 1896. Construit vers -330, ce stade accueillait les Panathénées durant l'Antiquité. Sa rénovation est confiée au Grec Anastásios Metaxás. En forme de fer à cheval, les tribunes de l'enceinte sont presque entièrement recouvertes de marbre. La piste longue de 333,33 mètres respecte l'architecture en U du stade long quant à lui de 236 mètres. Au total, sa capacité d'accueil est de 69 000 places dont 50 000 assises.
Le stade panathénaïque accueille les épreuves d'athlétisme, de gymnastique, de lutte et d'haltérophilie. Les compétitions de tir se déroulent sur le nouveau terrain de Kallithéa le cyclisme au vélodrome de Néon Phaléron, l'escrime dans le bâtiment des expositions Zappeion. Les matchs de tennis ont lieu au sein du Tennis Club d'Athènes, près des colonnes de Zeus. Enfin, les courses de natation ont lieu dans le golf de Zéa, au Pirée.

Durant les neuf jours de compétition, 245 sportifs représentant 14 nations s’affrontent pour un total de 122 médailles.A l’occasion de ces premiers Jeux de l’ère moderne, les vainqueurs reçoivent une médaille d’argent et un rameau d’olivier. Les seconds, une médaille de bronze. Les troisièmes n'ont rien. Les délégations les plus nombreuses sont celles de la Grèce, de l’Allemagne et de la France. Mais, déjà, le premier boycott des Jeux olympiques apparait : la Turquie qui avait pourtant prévu jusqu’à l'émission de timbres célébrant l’évènement renonce au dernier moment à prendre part à ces Jeux.

Au lendemain de la cérémonie, l’Américain James Connolly remporte le triple saut. Il devient ainsi le premier champion olympique depuis plus de 1 500 ans. James Connoly, qui a financé lui-même le voyage depuis Harvard, a du mettre un terme à ses études, l'université lui refusant un aménagement du programme. Arrivé quelques heures à peine avant le début des épreuves, trompé par une confusion entre calendrier grégorien et orthodoxe, Connoly l'emporte devant le Français Tuffère avec un saut à 13,71 m contre 12,70 m. Le Grec Ioánnis Persákis complète le podium (12,52 m). Connolly prend ensuite la sexonde place du saut en hauteur, et la troisième du concours de saut en longueur (5,84 m). En 1900, à Paris, Connolly prend l'argent du triple saut. Devenu journaliste, il obtiendra le prix Pulitzer. En 1948, Harvard retirera son maillot au Hall of Fame, mais Connolly refusera toujours d'y remettre les pieds.

L'athlétisme donne par ailleurs lieu à une razzia des Etats-Unis (déjà !) avec neuf titres sur douze, à la grande exaspération des Grecs. Outre Connolly, plusieurs Américains cumulent les médailles.
Ellery Clark emporte l'or du saut en hauteur et du saut en longueur. Dans cette dernière épreuve, son chapeau fait office de marque sa course d'élan mais par deux fois le juge (en fait le roi Constantin de Grèce) enlève le chapeau, estimant que c'est un comportement inconvenant. C'est seulement au troisième essai, et sans le chapeau, que Clark dispose d'une marque valable pour un saut de 6,35 mètres qui lui assure le titre, devant son compatriote Robert Garrett. A la hauteur, son saut d'1,81 mètres le détache de James Connolly et de Robert Garrett qui n'atteignent qu'1,76 mètres.
Garrett, deux fois second, remporte cependant le lancer du poids et du disque. A ces quatre médailles, Garrett ajoutera quatre ans plus tard à Paris le bronze du triple saut sans élan et celui du lancer du poids. Il ne participera d'ailleurs pas à la finale du lancer du poids, celle-ci étant programmée un dimanche et ses croyances chrétiennes ne lui permettant pas de concourir ce jour. Son essai de qualification lui suffira pour prendre la troisième place.

Lors de ces Jeux Olympiques l’Allemagne se présente comme un réservoir de champions, en particulier en gymnastique, depuis longtemps caractéristique de la préparation militaire germanique.
Fritz Hofmann devient le premier athlète allemand, à remporter une médaille aux Jeux olympiques modernes. En 12"2, il prend la seconde place de la finale du 100m, derrière l'Américain Thomas Burke, dont les départs accroupis constituent une singularité encore rare à l’époque. Sur 400 m, Hofmann termine 4ème, puis 5ème en saut en hauteur et au lancer du poids et 6ème au triple saut.
Chose peu étonnante à l'époque, il participe à d'autres compétitions. Capitaine de l'équipe des barres parallèles (avec Conrad Böcker, Alfred Flatow, Gustav Felix Flatow, Georg Hilmar, Fritz Manteuffel, Karl Neukirch, Richard Röstel, Gustav Schuft, Carl Schuhmann, Hermann Weingärtner), il remporte l'or. Avec cette même équipe, il réalise le doublé à la barre fixe. Individuellement, il termine également troisième à la corde lisse. Hofmann qui excelle aussi en aviron et en cyclisme prendra encore part à trois éditions des Jeux olympiques. En 1900 comme gymnaste, en 1904 comme capitaine d'équipe et en 1906 sur 100 m.

Au sein de cette équipe de gymnastes allemands, notons par ailleurs Herman Weingartner licencié au Deutsche Tunerschaft, club de la capitale Berlinoise. Outre les deux titres collectifs, il récolte par ailleurs en individuel l’or à la barre fixe, la deuxième place au cheval d'arçon et aux anneaux, et la troisième au saut de cheval. Il participe aussi à l'épreuve individuelle des barres parallèles sans être médaillé. Avec un palmarès de six médailles, dont trois en or, Weingartner l'un des athlètes les plus titrés de ces premiers jeux modernes.
Alfred Flatow, également double médaillé d’or par équipe aux barres, remporte le titre individuel aux barres parallèles, et la seconde place de la barre fixe. Il participe aussi à l'épreuve individuelle de cheval d'arçon, des anneaux, et du saut de cheval, sans être médaillé. De confession juive, il part aux Pays-Bas en 1938, fuyant les exactions nazies. Quand l'Allemagne nazie envahit les Pays-Bas, il est arrêté et déporté au camp de concentration de Theresienstadt, où il décède à l'âge de 73 ans. Son cousin Gustav Flatow, également membre de l’équipe allemande de gymnastique victorieuse des deux titres olympiques de 1896, est aussi victime de l'holocauste. Il décède en 1945, dans le même camp de concentration que son cousin.

Mais l’Allemand qui s’illustre le plus durant ces premiers Jeux Olympiques est Carl Schuhmann. Ce dernier excellait dans diverses disciplines : gymnastique artistique, lutte, haltérophilie ou athlétisme. Inscrit dans ces quatre sports, l'Allemand devient l’athlète le plus médaillé de ces premiers Jeux Olympiques modernes en obtenant quatre couronnes olympiques, en gymnastique et en lutte gréco-romaine. Dans cette dernière discipline, bien que plus léger que la plupart de ses concurrents, Schuhmann défait le Britannique Launceston Elliot (pourtant champion olympique en haltérophilie) puis bat en finale le Grec Yéoryios Tsitas. Schuhmann

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Le fait

Spiridon Louys : la transhumance du berger

Né le 12 janvier 1873 à Maroussi, en périphérie d’Athènes, Spiridon Louys est un berger grec âgé de 23 ans.
Le 10 avril 1896, il devient le héros de la Nation grecque en remportant la première édition d’une épreuve née de l’esprit helléniste du français Michel Bréal : le marathon. Cette course, la plus chère aux yeux des Grecs, avait été imaginée par le Français Michel Bréal, en hommage à la vaillance légendaire du soldat Phidippidès. En -490, ce guerrier athénien aurait parcouru la distance séparant Marathon, où se déroulait une grande bataille contre les Perses, et Athènes pour y annoncer la victoire hellène et serait mort après avoir fait son annonce.
En tant que référence à l’Antiquité, mais aussi par la souffrance des marathoniens aux larmes salies, et par ces drames individuels qu’ils construisent tout autant qu’ils subissent en se dépassant, le marathon a depuis a éminemment contribué à la représentation des Jeux Olympiques.

Ce 10 avril 1896 donc, dès 10 heures du matin, la foule commence à remplir le stade d'Athènes. Pour stimuler l'ardeur des concurrents grecs les promesses de cadeaux s'étaient multipliées (barriques de vin millésimées, pain ou rasage gratuit à vie, tonne de chocolat, bijoux... .). En particulier, le riche négociant Georges Averoff, mécène ayant permis la construction du stade de marbre d’Athènes, avait promis un million de Drachme au Grec qui pourrait l’emporter.
25 coureurs s’alignent finalement sur le pont du village de Marathon, les yeux rivés sur la voie qui mènerait neuf d’entre eux au stade olympique d’Athènes. La chaleur est annonciatrice d’un calvaire, que d’aucuns craignent mortel.

Parmi les engagés, un intrus grec, éliminé des sélections ; un petit bonhomme d’1m60, riche en moustache et chaussé par son village. Spiridon Louys doit sa participation à l’intermédiation bienveillante de l’homme qui, sur le bord de la route, à proximité de la charrette médicale (et balai), s’apprête à donner le départ, le colonel Papadiamantopoulos, membre du Comité d’organisation et sous l’autorité duquel il a fait ses classes. Il y avait alors démontré une endurance hors norme, illustrée par une célèbre anecdote : il aurait parcouru 22 kilomètres en deux heures pour aller chercher les lunettes du colonel nécessaires à la lecture d’un discours.
A ses côtés, des compatriotes et quatre étrangers.

L’Australien Edwin Flack, rendu confiant par ses succès aux 1500m et sur 800m, ne doute pas de battre à nouveau l’Américain Arthur Blake et le Français Albin Lermusiaux, ses dauphins sur 1500m, et ne sent pas plus menacé par les Grecs que par le Hongrois Gyula Kellner, seul à avoir déjà tenté cette distance auparavant.

Après un départ prudent pour ces 40 kilomètres que faisait alors le marathon, les concurrents, menés par Lermusiaux commencent à souffrir et, à partir du 10ème kilomètre, à se distancer. Le Français accélère et file, prenant jusqu’à trois kilomètres d’avance sur ses poursuivants. Informé de l’écart, Louys reste pourtant confiant, persuadé que la chaleur aurait raison des intrépides qu’il rattraperait pour mieux les battre. Lermusiaux n’en est pas moins couronné d’olivier par les habitants du village de Karvati qui pensent délivrer là sa première récompense au futur vainqueur. Las, la barre des trente kilomètres lui est fatidique et, après s’être arrêté une première fois pour se faire masser par son suiveur, Alphonse Grisel, il se fait rattraper par les crampes, puis par Flack, Louys et s’effondre littéralement. Dès lors, le petit Louys, resté frais, reprend inexorablement puis distance l’Australien qui, après avoir tenté de s’accrocher, n’a finalement d’autre choix que de rejoindre Lermusiaux au sol.

Au terme des 4 derniers kilomètres, le canon annonce son entrée dans Athènes. Il pénètre le stade où la foule lui réserve un accueil exceptionnel, notamment les fils du roi qui l’attendent sur la piste, et le mènent à la tribune d’honneur où George 1er le félicite. Ses 2 heures 58 minutes et 50 secondes d’exploit qui rachètent les piètres performances nationales. Le roi lui offre d’exaucer un vœu. Il demande la libération de son frère, en prison pour une rixe au couteau, ainsi qu’un cheval et une carriole pour transporter son eau.

Objet soudain d’une adulation extraordinaire, Spiridon Louys, ne s’en retourne pas moins au village, et ne courra jamais plus. Désigné porteur de la flamme puis porte-drapeau de la délégation grecque pour les Jeux Olympiques de Berlin 40 ans plus tard, il se rend dans la tribune d’honneur pour remettre au dictateur allemand Adolf Hitler, qui le congratule, un rameau d’olivier. Sa mort par crise cardiaque survient le 25 mars 1940, en plein conflit mondial. Ses obsèques sont nationales.

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L'Equipe de France Olympique

Délégation : 20 participants (aucune femme)
Bilan : 11 médailles – 5 en or, 4 en argent, 2 en bronze. La France termine 5ème Nation

Gravelotte, la défloraison olympique française

Du côté tricolore, lors de ces Jeux d’Athènes, le premier titre olympique est à mettre à l’actif d’Eugène-Henri Gravelotte qui l’emporte en battant son compatriote Henri Callot en finale du fleuret. Cet étudiant en médecine de vingt ans est le premier d'une lignée de champions qui feront de l'escrime le premier sport olympique français. Toujours en fleuret, Maurice Perronnet prend la seconde place au concours pour maîtres d'armes.

Le cyclisme sur piste, déjà...

La médaille d’or de Léon Flameng sur le 100km piste reste l’une des plus belles de cette quinzaine. Il y a certes la dimension athlétique qu’elle représente : il a quand même bouclé la course en en 3h08’19’’ avec 14 tours de piste d’avance sur le deuxième. Mais il y a surtout la manière. En effet, il s’aperçoit qu'après une lourde chute, son plus dangereux rival, le Grec Kolettis, s’est stoppé pour réparer son vélo. Flameng s'arrête et l'attend. Ils repartent ensemble et Flameng s'impose. Suite à ce succès, Flameng est porté en triomphe par les spectateurs. Quand le drapeau français est hissé au mat en l'honneur de sa victoire, la foule se découvre en marque de respect et crie « Vive la France ». On comptait pas moins de 20 000 spectateurs au vélodrome dont la famille royale grecque. Après ce succès, Flameng prend part à trois autres épreuves et prend la seconde place sur 10 km et la troisième sur le sprint (2km).
La piste ramène trois autres médaille d’or ou plutôt, Paul Masson ramène trois autres médailles d'or, en vitesse individuelle, au kilomètre et sur 10 kilomètres. Il passe professionnel l'année suivante, sous l'anagramme de Paul Nossam.

Lermusiaux, au bout de l'effort

En athlétisme sur le 1 500 mètres, qui n'a pas de série, Albin Lermusiaux recordman du monde de la discipline à cette époque mène la majeure partie de la course. Dans la ligne droite finale, il est dépassé par Teddy Flack et Arthur Blake, et il termine troisième. Son temps est de 4min 37s. Sur le marathon, il est victime d'une défaillance et s'évanouit après le trentième kilomètre.
Au triple-saut Alexandre Tuffére prend la médaille d’argent avec un saut à 12m70 loin derrière les 13m71 de l’Américain James Connoly. Il participera également aux Jeux de 1900 à Paris, toujours dans l'épreuve du triple-saut, où il terminera 6ème.

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Les médailles françaises


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