JO 2018 : Quatre villes motivées
Grenoble, Pelvoux, Annecy et Nice, les quatre villes pré-requérantes à l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver 2018, ont participé les 4 et 5 novembre à un séminaire d’information organisé par le CNOSF à la maison du sport français. Destiné à les aider à préparer leurs dossiers de ville requérante, qu’ils remettront le 21 janvier 2009 au Conseil d’administration du CNOSF (lequel choisira la candidate le 18 mars), ce séminaire a aussi permis à chacun des responsables d’exposer les grandes lignes de leurs projets.
Grenoble : « aux couleurs des cinq continents »

Présentée par son maire, Michel Destot, la délégation de Grenoble intégrait notamment David Smetanine, double champion paralympique de natation aux Jeux de Pékin, et Florence Masnada, double médaillée de bronze, aux Jeux Olympiques d’Albertville et de Nagano. Pour Michel Destot, la candidature de Grenoble est « réfléchie depuis pas mal de temps ». Sa première motivation est « la ferveur populaire, vérifiée dans toutes les dernières manifestations, notamment l’anniversaire des quarante ans des Jeux Olympiques de Grenoble, fêtée par 30 000 personnes ». Insistant sur le caractère multiculturel et métissé de sa ville, le maire de Grenoble, également députe de l’Isère a souligné la ferveur du monde économique, « constituée assez spontanément et de façon massive », ainsi que le concours de l’ensemble des collectivités territoriales. Placée sous l’angle de l’innovation et du développement durable, le projet grenoblois s’inscrirait dans l’héritage olympique de la ville et laisserait un héritage à la jeunesse, avec la construction de logements et la création d’équipements pérennes, sportifs et urbains.
Pelvoux : Ecrin des Hautes Alpes

La candidature de Pelvoux a été introduite par Cyrille Drujon D'Astros, président de la communauté de communes des Ecrins. M.Drujon D'Astros a inscrit la candidature du village de Pelvoux comme celle de l’ensemble des stations des Alpes de Haute-Provence, et des Hautes Alpes, mobilisées depuis 4 ans autour de la perspective d’accueillir les Jeux Olympiques d’hiver. Pelvoux, petite station, a été choisie de manière symbolique pour représenter l’union des forces du département réunies autour de cette commune. Les Ecrins concentrent six stations de ski dans un rayon de 60 kilomètres. Inscrite dans le sens d’une « candidature de la différence », l’ambition annoncée de Pelvoux est de proposer des Jeux olympiques à taille humaine, inscrits dans le développement durable de la région. Ainsi, les installations des Jeux de Turin, à Cesana (piste de bobsleigh) et à Pragelato (tremplins de saut) , « plus proches de nous qu’elles ne l’étaient de la ville de Turin en 2006 », dit le député des Hautes Alpe Joël Giraud, seraient-elles utilisées. «Nous avons une vision pour notre territoire à 20 ans, les Jeux sont susceptibles de relancer son activité économique ».
Annecy : associer sport, industrie et environnement

Autre champion présent pour représenter une ville candidate, Antoine Deneriaz, champion olympique de descente à Turin en 2006, venu soutenir la démarche engagée par Annecy. Présentée par Gilles Bernard, Conseiller délégué auprès du maire pour les Jeux Olympiques 2018, comme une station de longue date investie dans le sport de haut niveau et la compétition, aussi bien d’un point de vue estival qu’hivernal, la préfecture de Haute Savoie se veut porteuse d’une candidature dynamique. Souhaitant dépasser « l’image de carte postale » de la ville idéalement située entre les massifs des Bornes et des Bauges, Gilles Bernard a manifesté la volonté de participer à l’équilibre entre industrie et sauvegarde de la nature. De fait, valorisation des ressources naturelles et environnementales, perspectives de développement industriel harmonieux et héritage sportif apparaissent comme les éléments forts que souhaite mettre en avant Annecy dans sa candidature. Le maire d’Annecy Jean-Luc Rigaut, souligne aussi « l’expertise reconnue au service des champions » de la Haute Savoie, qui comprend « 60% de sites homologués par la FIS, des lieux d’entraînement exceptionnels, un hébergement de qualité » dans ce qui est « la 2e destination touristique en France après Paris ». Une candidature s’appuyant sur « une mobilisation importante des acteurs économiques et culturels » de la région.
Nice : « aller plus loin encore »

1er vice-président du Conseil général Alpes-Maritimes, Charles-Ange Ginesy, représentait Christian Estrosi, député-maire de Nice en déplacement aux Etats-Unis. En son nom, le maire de Péone a manifesté l’enthousiasme de tout un département trop souvent considéré comme uniquement tourné vers la mer, alors que la majeure partie du territoire (près de 80%) est couvert par la montagne. M. Ginesy a rappelé que ces dernières années, le département avait développé nombre « d’équipements performants qui donnent envie d’aller plus loin encore ». Avec l’Aéroport Nice –Côté d’Azur, second de France, l’aménagement projeté par M. Estrosi d’un grand stade dans la plaine du Var, le département pourrait, selon M. Ginesy, être à même d’accueillir l’évènement olympique dans les meilleures conditions. A l’appui des évènements sportifs qui, du Nikaïa au tour de France à la voile, sont organisés sur le département, M. Ginesy a par ailleurs affirmé « les Jeux Olympiques peuvent apporter beaucoup, mais nous pouvons également apporter beaucoup aux Jeux Olympiques ».
Retrouvez tout le dossier sur le séminaire des 4 et 5 novembre 2008



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