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Pascal Martinot-Lagarde : "Je dois encore faire mes preuves"

 


Pascal Martinot-Lagarde

Du 1er au 3 mars 2013, Göteborg (Suède) accueille les championnats d'Europe d'athlétisme en salle. Récemment titré pour la seconde fois consécutive lors des championnats de France en salle, Pascal Martinot-Lagarde, fait partie de la jeune génération d'athlètes tricolores qui fait parler d'elle, aux côtés, entre autres, de Jimmy Vicaut, Eloyse Lesueur ou encore Pierre-Ambroise Bosse. Fougueux, attachant, ambitieux, ce petit Bleu voit loin, vise haut, et se rend à Göteborg avec l'envie dévorante de ramener une médaille. Découverte...

Retour sur les championnats de France où vous avez livré un beau duel avec Dimitri Bascou, l’autre hurdler Bleu qualifié pour le championnat d’Europe. Comment avez-vous vécu cette course et ce deuxième titre consécutif de champion de France en salle ?
Je me suis vraiment donné à fond pour aller chercher cette victoire. L’an dernier pour mon premier titre de champion de France, j’ai gagné avec plus de marge. Dès les premières haies, j’avais créé un écart important et je me suis imposé avec une avance confortable… Personne ne me connaissait à l’époque et je m’étais d’ailleurs surpris moi-même avec mon chrono (7’’54). Cette année, je ne savais pas tellement où je me situais en terme de performance mais je sentais que j’avais les jambes pour aller chercher des victoires et des chronos. J’ai remporté ce 60m haies des championnats de France en 7’’53 et Dimitri fait deuxième, juste derrière, en 7’’56. Mon point faible c’est habituellement le départ et sur cette course j’ai vraiment giclé des starts. Sans ce départ, je n’aurais pas gagné. Ce titre a plus de saveur que le précédent car je me suis arraché. J’étais euphorique et ça s’est vu par ma joie à l’arrivée. Le plus dur c’est toujours de confirmer et la victoire est d’autant plus belle quand l’adversaire est de qualité.

Comment abordez-vous les championnats d’Europe de Göteborg et quel est votre objectif ?
J’ai récemment vu à quoi ressemblaient les médailles de la compétition sur la page Facebook de la Fédération européenne d’athlétisme… Je veux la mienne !!! En tant que compétiteur, je rêve forcément de l’or. J’ai actuellement le deuxième temps européen mais je ne suis pas de ceux qui s’arrêtent aux records personnels. Pour moi, c’est sur la ligne de départ qu’on juge vraiment ce qu’on a dans le ventre. Et moi, je suis toujours présent le jour J, je ne suis jamais passé à côté d’un grand championnat. J’ai à chaque fois honoré le maillot français et lorsqu’il y a une médaille à prendre, je suis au rendez-vous. Je vais tout faire pour avoir l’or !

Vous avez été blessé en 2012 et avez dû tirer un trait sur les JO de Londres. Comment avez-vous vécu cette expérience ?
On m’a beaucoup répété "tu es jeune, tu feras d’autres Jeux olympiques"… Je déteste entendre cela. Pour ma part, je me focalise uniquement sur la performance. Peu importe l’âge. Que tu aies 20 ou 30 ans, si ta performance est digne des Jeux, tu y as ta place. Je ne me console aucunement avec ma jeunesse et l’hypothèse que je puisse un jour faire les Jeux. Je voulais vraiment aller à Londres, c’était mon objectif prioritaire. J’avais organisé ma vie entière autour de cet objectif. C’est une énorme déception pour moi d’avoir dû renoncer. J’ai le sentiment d’avoir accumulé beaucoup de travail et d’avoir fait beaucoup de sacrifices pour finalement devoir les regarder à la télé. Ça a été franchement moche !

Vous vous entrainez au quotidien avec Patricia Girard, athlète emblématique de cette discipline en France. Pourquoi cette collaboration et que vous apporte-t-elle ?
Je suis arrivé un peu par hasard dans la "team PG". J’ai quitté mon ancien coach principalement pour changer d’hygiène de vie. Je voulais m’entraîner plus proche de chez moi et éviter l’accumulation des temps de transport. Patricia Girard entraînait son groupe à cinq minutes de mon domicile et j’ai eu l’envie d’aller y faire un tour. Immédiatement, j’ai été attiré par l’ambiance qui se dégageait du groupe et par la personnalité du coach. J’ai tout de suite su qu’elle allait me tirer vers le haut. La team était jeune, seulement un ou deux ans d’existence. C’était vraiment le début, mais les performances étaient déjà au rendez-vous. Elle avait réussi à remettre sur le devant de la scène Adriana Lamalle et Reina Flor Okori que tous les médecins et spécialistes avaient enterré. J’ai été bluffé d’entrée. J’ai eu un véritable coup de cœur en réalité. Quelques mois seulement après mon arrivée dans la team, boum, champion de France et boum, médaille de bronze mondiale ! Cela m’a prouvé que la collaboration était efficace. Merveilleuse même !

L’héritage des haies est lourd en France, avec des prédécesseurs de renom comme Guy Drut, Stéphane Caristan, Ladji Doucouré. Comment vivez-vous cette reprise de flambeau ?
Je connais uniquement Ladji, qui a encore les pointes aux pieds, même si j’ai vu les courses des autres bien sûr. Pour ma part, je compte bien perpétrer le 110m haies français et succéder à tous ces champions. Moi, je considère que je n’ai pas encore fait mes preuves, notamment sur le 110 où je n’ai pas encore réalisé de gros chronos. J’ai seulement donné un aperçu de mon potentiel sur le 60, qui n’ai pas une discipline olympique. Je ne vais pas aller loin en étant performant uniquement sur le 60m haies. Pour l’instant, je pense qu’on ne peut pas affirmer que je suis le digne héritier des haies françaises. J’espère pouvoir faire aussi bien voire mieux qu’eux en tout cas. Peut-être dès cet été aux mondiaux de Moscou.

Avez-vous un modèle dans votre discipline ou un sportif qui vous sert d’exemple ?
Dayron Robles ! C’est celui qui, à chaque fois que je le vois courir, me donne une impression de solidité, de propreté et de facilité. Il a toujours été présent dans les grands rendez-vous, toujours en forme. C’est un athlète qui m’impressionne à chaque fois. C’est le meilleur à mes yeux !

Quel est votre rêve en carrière ?
Champion olympique ! Champion du monde ! Champion d’Europe ! Champion de France ! Champion de TOUT ! (rires) Champion interplanétaire !!!



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