Comité national olympique et sportif français

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Rencontre avec... Frank Bignet

 

Directeur technique national du triathlon, Frank Bignet évoque le travail de reconstruction qui a déjà commencé en vue des Jeux Olympiques de Rio en 2016.

Quel a été votre quotidien pendant ces Jeux Olympiques ?
Frank Bignet :
Le gros travail, pour moi, s'est surtout fait en amont. Aux Jeux Olympiques, il y a des contraintes d'organisation qui sont multipliées par dix par rapport à une épreuve classique. Cela demande donc beaucoup de travail, d'anticipation, pour faire en sorte que les athlètes ne soient pas perturbés par cela, pour créer les conditions d'émergence de la performance. Qu'ils soient dérangés le moins possible par ce contexte particulier, parce que pour le reste, pas besoin de les motiver par exemple.
Est-ce aussi pour éviter une déconcentration que vous aviez choisi, contrairement à la plupart des Fédérations engagées à Londres même, de ne pas résider au cœur du village olympique ?
Non, nous étions effectivement à Londres mais les épreuves se déroulaient à Hyde Park. On a fait le choix d'être proches du lieu de compétition pour des raisons pratiques liées justement aux contraintes particulières: les briefings, les contrôles anti-dopage, les entraînements, l'accès au triathlon lui-même.... On a aussi décidé d'arriver juste avant les épreuves pour éviter l'effervescence liée aux JO.
Malgré ces mesures, le triathlon est reparti bredouille de Londres. Pensez-vous que vos athlètes soient passés à côté ?
Non, pas vraiment, parce que nos athlètes sont globalement à leur place... La seule petite déception concerne peut-être Emmie Charayron, qui pouvait finir dans les sept premières mais qui a terminé dix-huitième. Mais Emmie a déjà commencé à réfléchir, à mettre des mots sur cette contre-performance. On est encore à chaud, les épreuves ayant eu lieu les 4 et 7 août, donc les bilans sont difficiles à faire, mais l'équipe de France est très jeune. Notre objectif, pas seulement à partir d'aujourd'hui mais depuis six mois déjà, c'est d'essayer de construire pour pouvoir aller chercher une médaille à Rio.
Cela vous semble-t-il jouable ?
Oui. Ça me paraissait compliqué à Londres, mais à Rio nos athlètes auront évidemment plus d'expérience, ils sauront mieux gérer leurs points faibles... Maintenant, mon travail va être de voir qui d'entre eux est assez motivé pour s'engager sur les quatre prochaines années, au moins autant sinon plus qu'ils ne l'ont fait les quatre dernières, pour tenter d'aller décrocher un podium en 2016. Nous sommes déjà tournés vers Rio.

En partenariat avec L'Équipe


Frank Bignet/photo L'Équipe


 

 

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