Comité national olympique et sportif français

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Salt Lake City 2002

 

La fiche

19èmes JO d'hiver
Dates : 8 - 24 février
Nations :77
Sports : 14
Sports de démonstration : Néant
Epreuves : 78
Mascotte : Powder le lièvre des neiges, Coal l’ours noir et Copper le coyotte
Autres villes candidates : Östersund (SWE), Québec (CAN) et Sion (SUI)

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Les repères

7 athlètes : le nombre de cas de dopage avérés et sanctionnés par le CIO pour les Jeux de Salt Lake City. Notons notamment les fondeuses russes Larissa Lazutina (or dans l’épreuve du 30 km classique dames et argent dans le 15 km libre et en poursuite) et Olga Danilova (or en poursuite et argent dans l’épreuve du 30 km classique dames et sur 10 km libre) ainsi que l’espagnol Johann Muehlegg (or au 30 km libre, en poursuite et sur le 50 km classique)

567 grammes : les médailles d’or et d’argent de Salt Lake furent les plus lourdes de l’histoire olympique (454 grammes pour le bronze). Disciplinées, les médailles représentaient 16 motifs artistiques différents.

49 minutes et 48,9 secondes : pour la première fois, deux fondeurs, les Norvégiens Estil et Alsgaard, arrivent ex aequo à une compétition olympique de ski de fond. Ils obtiennent l’argent dans le 10 km classique.

102 ans et 11 mois : Sarah McClelland fut la relayeuse la plus âgée de la flamme olympique dont le parcours américain fut initié par le dernier porteur de la torche lors des Jeux d’Atlanta en 1996 : Mohammed Ali.

11 100 dollars : le montant record pour l’achat de deux billets pour la compétition de patinage artistique masculin sur un site de vente aux enchères par Internet.
1 761 138 kilomètres : la longueur du papier toilette utilisé au village olympique, soit 4,58 fois la distance de la Terre à la Lune.

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Le résumé

Les Canadiens, superstitieux, mais glorieux
Cinquante ans d’attente, jour pour jour… pour conjurer le sort, l’un des préparateurs (canadien) de la patinoire olympique de Salt Lake glisse sous la glace un dollar (canadien) et prévient l’équipe nationale qu’il y a un peu du pays sous leurs patins.
En battant les Etats-Unis sur le score de 5 à 2, l’équipe canadienne des légendes Lemieux et Gretzky redonne sa couleur à la feuille d’érable et introduit un nouvel objet de superstition qui sera par la suite repris par différents athlètes (canadiens) pour les accompagner vers la gloire.

Les insatiables écrasent la concurrence
L’or olympique constitue le point d’orgue de la carrière d’un athlète. Mais certains dont la discipline le permet font des Jeux olympiques un tremplin vers la légende en multipliant les titres olympiques dans la même olympiade. Les Jeux de Salt Lake City furent particulièrement riches en exploits de ce genre (voir Les exploits de Salt Lake City).
Si les Jeux de Nagano avaient consacré le fondeur Bjoern Daehlie, ceux de Salt Lake verront le couronnement de son compatriote et quasi homonyme Ole Einar Bjoerndalen sur biathlon. Avec quatre médailles d’or, le grand rival de Raphaël Poirée fait un carton plein sur la cible et marque à jamais l’histoire de sa discipline.
A 31 ans, le norvégien Kjetil Andre Aamodt devient le skieur alpin le plus médaillé de l'histoire des Jeux Olympiques, le premier à obtenir sept médailles olympiques. Après le bronze au géant et l’or au super G d’Albertville, l’argent au combiné et en descente à Lillehammer où il obtint également le bronze en super G, il réalise le doublé en or au combiné et sur le super-G, au grand dam du chouchou du public Bode Miller.

L’Allemagne toujours, la Russie de moins en moins
La France finit sixième meilleure nation derrière les intouchables délégations allemande (1ère avec 35 médailles), américaine (3ème - 34) et russe (5ème- 23) et les nations spécialisées que sont la Norvège (2ème - 18 médailles sur 22 récoltées dans trois disciplines) et le Canada (5ème - 14 médailles obtenues sur la glace).
L’Allemagne qui avait déjà dominé les Jeux olympiques de Nagano réédite à Salt Lake et s’affiche comme la plus grande nation hivernale… et la plus complète : nouveau record du nombre de médailles, équilibre entre les 18 médailles en ski et les 17 en sports de glace, avec une prédilection pour le biathlon et le patinage de vitesse.
A contrario, la Russie continue sa chute : après avoir dominé les Jeux de Lillehammer et obtenu une troisième place au classement des médailles à Nagano, elle n’obtient que 16 médailles, son plus mauvais résultat aux Jeux olympiques, finit 4ème nation et laisse derrière elle quelques traces de dopage.

Le Short track et ses surprises
Le patinage de vitesse sur piste courte à Sal Lake City restera longtemps dans les annales. D’abord parce que la Chine, qui poursuit sa course à la domination sportive, y remporte ses premières médailles d’or olympiques d’hiver, en 500 m dames, grâce à Yang Yang qui rééditera sur 1000 m, s’adjugeant par ailleurs l’argent du relais sur 3000 m.
Ensuite parce que la piste courte a offert la médaille la plus miraculeuse des Jeux de Salt Lake, peut-être même de l’histoire des Jeux olympiques, avec le sacre de Steven Bradbury, Australien au palmarès international vierge qui participait à ses troisièmes Jeux olympiques. Béni des dieux de l’Olympe, Bradbury est rescapé en quart grâce à une disqualification, puis en demi-finale où il profite d’une chute collective des concurrents qui le précédaient sur la glace. En finale, alors que, bon dernier à une demi-piste, il assiste au dernier virage comme spectateur privilégié, une nouvelle chute en chaîne met tous ses concurrents à terre et lui offre une arrivée dégagée. Se frayant un chemin parmi les seigneurs – des chus - de l’anneau, il offre à l’Australie sa première médaille d’or hivernale.

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L'exploit

Les jeunes prodiges de sortie

A l’ère des adolescents, il est normal de débuter par Simon Amman la liste des champions en flocon de Salt Lake.
Celui dont la ressemblance avec le jeune sorcier lui a valu d’hériter du surnom d’Harry Potter, n’a que 20 ans et participe à ses seconds Jeux (déjà… à l’époque, il avait pris la 35e place au tremplin de 90 m et la 39e au tremplin de 120 m) quand il réalise un doublé inattendu en saut à ski. Après avoir envolé ses 55 kilos vers l’or du K90 (avec 269, 0 points), Simon Amman, qui avait gravement chuté quelques semaines auparavant à l’entraînement va survoler le K120, réalisant les deux plus longs sauts (132,5 m et 133 m) pour un total de 281.4 points et réduisant les espoirs des deux grands favoris, l’Allemand Sven Hannawald (argent au K90), auteur pourtant le mois précédent d’un incroyable grand chelem lors de la Tournée des quatre tremplins, et surtout le Polonais Adam Malysz vainqueur de la Coupe du monde et de la Tournée 2001 (bronze au K90 et argent au K120). Amman est le second sauteur à réaliser ce doublé après le Finlandais Matti Nykanen à Calgary en 1988.

Le hollandais Jochem Uytdehaage découvrait pour sa part la compétition olympique. Sur l’anneau de short track il démontra qu’aux âmes bien nées, la valeur n’attendait pas le nombre des années d’expérience. Sur 5000 m, il surclasse l’américain Derek Parra et bat le record du monde de plus de 4 secondes. Sur 1500 m, Uytdehaage prend à nouveau le record du monde, finalement battu par l’américain Derek Parra qui lui concéda l’argent. Il manquait le doublé, il fallait le doubler : record du monde et médaille d’or au 10 000 m. Jochem Uytdehaage est le premier à passer sous la barre des 13 minutes. Il était monté sur son premier podium de Coupe du monde en novembre 2001.

La grande dame des Jeux est une jeune femme née à Zagreb et au palmarès déjà riche. A 20 ans, Janica Kostelic arrive à Salt Lake City avec un triple globe à la Coupe du monde de ski 2001 (classement général, slalom et combiné). Elle qui avait bénéficié d’une bourse de la Solidarité olympique dès l’âge de 13 ans s’était faite opérer du genou durant l’été et avait connu une reprise difficile. Mais pour celle qui, à 16 ans, finissait à la huitième place du combiné olympique de Nagano, Salt Lake sonna comme la consécration : elle remporte le combiné, le slalom et le slalom géant, puis l'argent en super-G. Elle fait ainsi mieux que Jean-Claude Killy et de Toni Sailer, les deux seuls skieurs de l'histoire à avoir raflé trois médailles d'or lors des mêmes JO… convenons cependant qu’à l’époque ils ne pouvaient faire mieux puisqu’ils n’avaient que trois compétitions pour s’éprouver.

Le finlandais Samppa Lajunen est de la même trempe que Kostelic. Un surdoué qui remporte sa première Coupe du monde en 1997 à seulement 17 ans, puis qui s’octroie l’argent en individuel et en relais à Nagano. A Salt Lake, profitant de l’ajout d’une nouvelle épreuve, Lajunen devient le premier athlète de combiné nordique à obtenir trois médailles d'or à une même édition des Jeux (15km, compétition par équipes et sprint).

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Les anecdotes

En famille
Une première : la participation d’un père et d’un fils à une même épreuve de luge olympique. Christopher et Werner Hoeger finissent respectivement 31è et 41è de la compétition. A 48 ans, Werner était également le vétéran des athlètes en lice à Salt Lake.

Jim, comme pépé Jack et mieux que papa James
Jim Shea (USA) remporte l'or dans le skeleton. Son père James Shea avait participé aux Jeux d’Innsbruck de 1964 en ski de fond et en combiné. Son grand-père Jack Shea était décédé 17 jours avant le début des Jeux. En 1932, à Lake Placid, Jack Shea avait prêté le serment des athlètes et obtenu deux médailles d’or en patinage de vitesse.

Adieux
C’est à Salt Lake, après des performances mitigées en descente et super-G que Pernilla Wiberg a décidé de déchausser. Son palmarès impressionne : deux fois championne olympique, en géant à Albertville et en combiné à Lillehammer, un globe de cristal (1997) et quatre titres de championne du monde en géant (1991), slalom (1994) et combiné (1994 et 1999). Grande dame.

Enfin de l’or noir aux Jeux de l’or blanc
Vonetta Flowers rentre dans l’histoire olympique comme étant la première athlète noire titrée aux Jeux olympiques d’hiver. Avec sa partenaire Jill Bakken, cette sauteuse en hauteur de l’Alabama qui avait échoué aux sélections américaines pour les JO de Sydney remporte l’or en Bob à deux.

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Les médailles françaises

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