Comité national olympique et sportif français

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Rencontre avec... Philippe Fattori

 

Philippe Fattori, vainqueur de deux coupes du monde de triathlon en 1997 et 1998, est aujourd'hui dans le staff des Bleus, notamment en tant que chargé des relations internationales. Il nous explique en quoi cela consiste, et en quoi notamment il veille, par cette fonction, au bien-être des athlètes.

Vous attaquez vos troisièmes Jeux Olympiques dans l'encadrement de l'équipe de France, à chaque fois dans un rôle différent...
Philippe Fattori.
Oui, j'étais entraîneur de l'équipe de France de triathlon à Athènes en 2004 puis entraîneur national en charge de l'olympisme en 2008 à Pékin. A Londres, je suis là en tant que conseiller technique national, ce qui me confère plusieurs missions; je suis entraîneur au pôle féminin à Montpellier, je forme aussi les cadres de la Fédération et suis les entraîneurs en tutorat, et puis je m'occupe des relations internationales.
De quoi s'agit-il ?
Je coordonne la commission des entraîneurs à l'ITU, la Fédération internationale. En clair, je fais remonter les ressentis des Fédérations, des entraîneurs nationaux des différents pays, des directeurs de haute performance notamment, pour être force de proposition sur tous les aspects du haut niveau. La réglementation, le mode de qualification, la manière d'établir le classement du championnat du monde, voilà par exemple les points sur lesquels nous sommes force de proposition.
Le triathlon est-il à ce point en évolution constante ?
Oui, c'est un sport relativement jeune, et il y a pour le moment des changements entre chaque Olympiade. Par exemple, cette année, le championnat du monde a évolué; il ne se dispute plus sur une seule épreuve, mais sur un circuit, une série d'épreuves.
Quelles sont les contraintes auxquelles vous vous heurtez pour le faire évoluer ?
L'économie du sport fait que la partie média et marketing occupe une place de plus en plus importante. On veut des choses plus spectaculaires, plus courtes, puisque nous sommes tout de même sur des épreuves qui durent un peu moins de deux heures, on veut envoyer nos athlètes aux quatre coins de la planète... Nous, on est là pour calmer le jeu. On comprend, bien sûr, ces impératifs. Mais nos athlètes ne sont pas des machines, il faut les ménager et là-dessus, on ne transige pas.
Pour en revenir à ces Jeux de Londres, le triathlon se disputera dans le prestigieux cadre de Hyde Park. Quelles sont les particularités du parcours ?
Ce n'est pas, en soi, un parcours très difficile. Il n'y aura pas de vagues, le terrain est plat... En fait, ce qui peut être particulier, c'est le public. Comme c'est l'une des rares épreuves qu'il sera possible de suivre gratuitement, on attend beaucoup de monde et je crois que les spectateurs seront très proches des athlètes. Il ne faudra pas se laisser déconcentrer.

En partenariat avec L'Équipe


Philippe Fattori/L'Équipe


 

 

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