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3 questions à... Victor Sintès

 

« Je suis passé à deux doigts d’arrêter »

Le fleurettiste français, médaillé de bronze aux derniers Mondiaux, a connu la blessure et le doute avant de décrocher sa sélection pour les Jeux. Une épreuve dont il est sorti plus fort que jamais.

Vous avez longtemps été blessé avant de revenir à votre meilleure forme. Comment avez-vous traversé cette épreuve ?
Victor Sintès : Déjà, il faut avoir de la détermination. Il faut aussi savoir relativiser les choses. Au lieu de se prendre la tête sur ce qui nous arrive, on essaye d’en tirer un intérêt. Quand j’ai été blessé, j’en ai profité pour faire autre chose. Je n’ai pas tenté de rattraper le temps perdu à me dire : « Mince, je suis passé à côté de quelque chose ». J’ai simplement regardé vers devant et je me suis dit que je ne devais pas faire du surplace.

Avez-vous songé à arrêter ?
Je suis passé à deux doigts d’arrêter. A certains moments, quand on est tout en bas, on n’est limite plus dans l’escrime. J’ai fait des choses à côté, dans le milieu professionnel et privé. Et c’est là où je me suis posé la question : « Est-ce que je m’arrête ? ». En 2008, je me suis interrogé... Et lorsque je suis allé à une réunion avec l’entraîneur national, je lui ai dit que je voulais finalement continuer. Il m’a annoncé qu’il avait gardé une place pour moi, mais sans statut particulier, sans que je sois privilégié. Je me suis donc réinscrit sur un projet de quatre ans, avec Londres comme objectif.

Avec un billet pour Londres dans la poche, quel est votre niveau de confiance ?
Ce n’est pas encore la récompense ultime. La récompense sera d’avoir les médailles. J’ai eu un début d’année un peu difficile après les championnats du monde de Catane, l’an passé, avec une blessure aux adducteurs puis une hernie discale. J’ai commencé la saison de coupe du monde avec zéro préparation. Mais à force de faire des compétitions et de m’entraîner, le niveau est revenu. Là, je commence vraiment à me sentir bien. Je pense qu’il y aura moyen de faire des belles choses aux Jeux.