Comité national olympique et sportif français

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3 questions à... Tony Yoka

 

« On m’appelle l’artiste »

A 20 ans, le poids super-lourds français a gagné son billet pour le prochain tournoi olympique de boxe. Une compétition où il entend jouer sa chance à fond, deux ans après avoir décroché l’or aux Jeux olympiques de la Jeunesse.

Vous attendiez-vous à gagner votre sélection pour les Jeux de Londres, deux ans seulement après avoir été médaillé d’or aux Jeux de la Jeunesse à Singapour ?
Tony Yoka : Les Jeux, j’y pense depuis tout petit. Je m’y attendais, donc. J’en avais fait mon objectif. Mais décrocher mon billet a été compliqué. Tout avait mal commencé, en octobre dernier, aux championnats du monde. Comme le reste de l’équipe de France, je suis passé à côté (battu en 8ème de finale par le Cubain Erislandy Savon). Il m’a fallu ensuite effectuer un gros travail pour revenir à mon meilleur niveau. Mais à Londres, je vais jouer ma carte à fond, sans me poser trop de questions, en prenant combat après combat.

Dans le milieu, vous avez déjà un surnom, « l’artiste ». D’où vous vient-il ?
C’est vrai, on m’appelle l’artiste. C’est à cause de mon style. Pour un poids super-lourds, je boxe beaucoup en technique. Je privilégie une boxe rapide et variée, contrairement à la plupart de mes rivaux, qui travaillent plus en force et en puissance. J’entretiens ce style, je dois le conserver. Mais, en même temps, il faudrait que je gagne un peu en puissance, que je m’étoffe physiquement. J’ai du mal, à cause de l’enchaînement des compétitions. Mais après les Jeux de Londres, je commencerai un gros travail de musculation.

Qui vous a transmis ce style et ce goût pour une boxe technique ?
Mon père. Il a été boxeur professionnel, au Congo. C’est lui qui m’a mis le pied à l’étrier. Il m’a appris la boxe, dès l’âge de 6 ans. Et il est resté mon entraîneur jusqu’à mes 15 ans. Je lui dois mon style rapide et varié. Son idole était Mohamed Ali, il ne jurait que par lui. Alors, il a essayé de m’inculquer une façon de boxer très inspirée de la sienne, dès mon enfance, lorsque je montais sur le ring seulement pour le plaisir de me défouler.



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Jeux Olympiques de la XXXIe Olympiade
Rio de Janeiro (Brésil)
5-21 août 2016