3 questions à... Yohann Diniz (2ème partie)

“La marche pourrait s’inspirer du biathlon”
Eliminé du 50 km marche aux Mondiaux de Daegu l’été dernier, le Rémois de 34 ans ne manque pas d'idées pour faire évoluer sa discipline.
A Daegu, vous avez été disqualifié après 15 km de course. Avec le recul, quelles leçons en tirez-vous ?
Yohann Diniz : Cela m’a beaucoup surpris. Lorsque j’ai battu le record du monde à Reims au mois de mars, j’avais fait venir des juges du plus haut niveau pour qu’ils puissent évaluer ma marche. Nous avions beaucoup échangé sur ma technique, différente des autres. Ils n’avaient pas décelé de problèmes. Cinq mois plus tard, je me fais sortir au bout de quinze bornes. Cette saison, je vais faire quelques meetings pour me montrer.
Vous pensez que le règlement doit être changé ?
Se faire éliminer, alors que tu as travaillé comme un dingue pendant toute une année, c’est très dur à encaisser. J’aime bien le principe de l’anneau de pénalité au biathlon. Chaque tir raté équivaut à un tour à effectuer en plus. C’est un handicap pour la victoire mais tu restes dans la course. Tu peux encore défendre tes chances même si tu fais des erreurs.
La marche devrait s’inspirer du biathlon selon vous ?
On peut imaginer un règlement adapté. Le concurrent se fait avertir puis pénaliser. Sauf que, au lieu d’être hors course, il va marcher sur un anneau de pénalité. En marche, on sait que cent mètres équivalent à environ 25 secondes. C’est une distance que tu peux remonter si tu vas à la bagarre. D’un autre côté, se faire éliminer peut aussi être formateur. La disqualification a été une claque pour moi mais elle m’a aussi donné les clés de la réussite.





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