3 questions à... Gwladys Epangue (2ème partie)

« Une fois sélectionnée, je me charge du reste »
La Française ne craint pas d’aborder les Jeux en position de favorite. Mais elle veut d’abord décrocher sa sélection sans laisser de place au doute.
Vous avez terminé l’année 2011 sans connaître la défaite. Peut-on en conclure que vous sortez d’une saison parfaite ?
Gwladys Epangue : Non. Je n’ai pas perdu de l’année, c’est vrai, mais je ne me satisfais pas pleinement de ce que j’ai accompli la saison dernière. Je n’ai pas dominé outrageusement. Dans quelques combats, ma victoire s’est jouée à trois fois rien. En finale des championnats du monde, je gagne par décision de l’arbitre. En finale du test event de Londres, j’ai recours au point en or pour l’emporter. Certaines victoires ont été courtes et difficiles. Mais, à l’inverse, je me dis que j’ai toujours su faire basculer le combat de mon côté.
Vous serez favorite pour le titre olympique. Est-ce un avantage ?
Je ne sais pas, mais je fais avec. Je serai la fille à battre, je n’y peux rien. Mais avant de penser aux Jeux et à un statut de favorite, je dois décrocher ma sélection. J’ai obtenu un quota dans ma catégorie, mais la Fédération doit encore choisir quelle combattante envoyer à Londres. A six mois de l’évènement, ma priorité est de rendre la décision de la Fédération facile. Je veux qu’il n’y ait pas le moindre doute au moment de m’envoyer à Londres. Une fois sélectionnée, je me charge du reste.
Comment souhaitez-vous construire et organiser, sur place, votre aventure olympique ?
Les compétitions de taekwondo vont se dérouler du 8 au 11 août, en deuxième semaine des Jeux. Nous arriverons à Londres le 5 ou le 6 août, après un stage à Calais. Je ne suis pas censée assister à la cérémonie d’ouverture, mais j’aimerais convaincre la Fédération de me laisser faire un aller-retour d’un coup de train. Je n’en ai jamais connue. A Pékin, en 2008, j’étais dans l’avion ! Nous serons logés au village des athlètes. J’aurai avec moi mes sparring-partners et mes trois entraîneurs. J’aimerais pouvoir construire autour de moi, à Londres, mon petit univers familier, pour avoir mes repères et être moins perdue.





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