3 questions à... Grégoire Pennes

« J’ai pris du recul sur ma discipline »
Le champion d’Europe de trampoline en 2010 a décroché un quota pour les Jeux de Londres. Mais il n’est pas encore assuré d’être de l’aventure olympique. Une situation qu’il estime juste et motivante.
Avez-vous déjà la tête à Londres ?
Grégoire Pennes : Pas vraiment, non, car je n’ai pas mon billet. J’ai décroché un quota olympique, le seul pour le trampoline français, aux derniers championnats du monde. Mais il n’est pas nominatif. La décision d’envoyer l’un ou l’autre des meilleurs Français sera prise par la Fédération, au terme de plusieurs étapes de sélection, dont les championnats de France, ceux d’Europe, et un test à Antibes à la fin du printemps. Nous ne connaîtrons pas le nom du sélectionné avant le 1er juin.
Que vous inspire un tel processus de qualification ?
Je le trouve juste et motivant. Nous devons préparer en parallèle les étapes importantes de la saison et la compétition olympique, ce qui nous oblige à ne jamais nous relâcher. Le meilleur ira aux Jeux. La règle est claire, nous en avons l’habitude. Et puis, je ne vais certainement pas me plaindre d’un système dont j’ai profité quatre ans plus tôt. J’ai été choisi pour participer aux Jeux de Pékin, alors que je n’avais pas décroché le quota français.
Avez-vous beaucoup changé, en quatre ans, depuis les Jeux de Pékin ?
Je crois, oui. Je suis plus mûr, plus serein. Je sais aujourd’hui prendre du recul sur ma discipline. A Pékin, j’avais abordé la compétition en ne pensant qu’à décrocher une médaille. C’était une erreur. Aux Jeux, il faut scinder la compétition en deux parties. Se concentrer d’abord sur l’accès à la finale, sans penser à autre chose. Puis, une fois cet objectif atteint, se dire que tout peut arriver et viser alors une place sur le podium. Si je vais aux Jeux de Londres, je fonctionnerai ainsi.





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