3 questions à... Marlène Harnois

« Le plus dur est peut-être derrière moi »
La médaillée mondiale en moins de 57 kg joue très gros à partir d'aujourd'hui à Kazan, en Russie, au tournoi européen de qualification olympique. Une étape décisive, pour prolonger l’aventure.
Quel est le contexte de ce tournoi européen de qualification olympique ?
Marlène Harnois : La France ne peut être représentée aux Jeux de Londres que dans quatre catégories de poids, deux pour les hommes, deux pour les femmes. La Fédération française de taekwondo a choisi la mienne, moins de 57 kilos. C’est à la fois valorisant et très motivant. A moi, maintenant, d’aller chercher ce quota. A Kazan, je dois monter sur le podium pour l’obtenir. Je suis tête de série n°1. Je veux aller au bout de mon projet et réaliser mon rêve.
A Kazan, vous penserez d’abord à vous-mêmes, ou avant tout à aller chercher un quota pour le taekwondo français ?
Je penserai à ma catégorie. Elle a été choisie. Je dois assurer. Mais, au risque de paraître égoïste, je me positionne en tant que titulaire. La qualification olympique n’est pas pour moi une finalité. Mais je me dis que je peux gagner les Jeux. Cette étape fait partie d’un projet personnel en trois temps: faire en sorte que ma catégorie soit choisie, décrocher un quota olympique, puis aller aux Jeux et y briller.
De ces trois étapes, laquelle a été ou sera la plus difficile ?
J’ai l’impression que le plus dur est derrière moi. A Kazan, tout va se jouer en une journée. Il va me falloir être performante sur un tournoi. Je sais faire. Le plus compliqué a été que ma catégorie de poids soit désignée par la Fédération pour être olympique. Pendant huit mois, j’ai été en concurrence avec des filles d’autres catégories. La pression était constante. On se devait de gagner à chaque fois, dans tous les tournois. On m’a demandé d’être au top pendant huit mois, presque jour après jour. Je n’avais pas le droit à l’erreur.





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