Comité national olympique et sportif français

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Grenoble 1968

 

La fiche

Dates : 6-18 février 1968
Nations : 37
Sports : 10
Sports de démonstration : aucun
Epreuves : 35
Mascotte : "Schuss", un petit skieur
Autres villes candidates : Calgary (Can), Lahti (Fin), Sapporo (Jap), Oslo (Nor), Lake Placid (USA)
Participants : 1158 (947 hommes et 211 femmes)
Participants français : 89 (dont 14 femmes)
Médailles distribuées : 106 (3 médailles d'argent ex aequo dans le 500 m Dames de patinage de vitesse)
Palmarès français : 9 médailles (4 or - 3 de Jean-Claude Killy et 1 de Marielle Goitschel en ski alpin-, 3 argent, 2 bronze)
Ouverture des Jeux : Proclamée par le général De Gaulle, président de la République française
Serment Olympique : Prononcé par le skieur alpin Léo Lacroix
Flamme olympique : Allumée par le patineur artistique Alain Calmat
Président du CIO : Avery Brundage (USA)
Droits TV : 12,5 millions de francs (10 pour les USA - ABC -, 2,5 pour l'Europe - UER)

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Les repères

Pays-hôte
Avec ses 9 médailles, dont 4 en or, la France figure pour la première, et à ce jour dernière fois, à la troisième place du classement par pays.

Allemagnes
Après avoir concouru ensemble aux JO de 1956, 1960 et 1964, les deux Allemagnes participent à ceux de Grenoble avec des hymnes et des drapeaux différents.

Etendue
Les JO de Grenoble sont organisés sur des sites très distants entre eux au point qu'il faut construire cinq villages des athlètes.

Dopage
86 contrôles antidopage sont effectués pendant les Jeux pour la première fois de leur histoire. Aucun ne se révélera positif.

Féminité
50 tests de féminité sont effectués pendant les Jeux. La première à y être soumise est la skieuse suédoise Ruth Oenegard.

Âge
L'Italien Eugenio Monti, qui remporte les épreuves de bobsleigh à 2 et à 4, est le plus âgé de tous les médaillés (40 ans et 23 jours).

Jeune
Le patineur français Patrick Péra, qui termine troisième de l'épreuve individuelle masculine, est le plus jeune médaillé de ces Jeux à 19 ans et 29 jours.

Biathlon
Le relais masculin en biathlon fait son apparition pour la première fois et est remporté par l'équipe d'URSS.

Publicité
Le président du CIO, Avery Brundage, "en guerre" contre la publicité, refuse de remettre les médailles aux skieurs alpins qu'ils soupçonnent de faire la promotion de leurs matériels.

Parisien
Triple champion olympique, Jean-Claude Killy est né... dans la banlieue parisienne, à Saint-Cloud précisément.

Schuss
La première mascotte des Jeux olympiques d'hiver, un petit skieur bleu-blanc-rouge appelé Schuss, est apparue à Grenoble.

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Le résumé

Les Jeux en Mondovision
L'événement, que le général de Gaulle voulait "prestigieux", est diffusé pour la première fois en couleurs et en mondovision grâce au travail de 1607 techniciens de télévision.

La cérémonie d'ouverture se déroule devant 60 000 spectateurs dans un stade conçu spécialement pour l'occasion (photo). L'ex-champion de patinage artistique Alain Calmat, dernier porteur de la flamme, grimpe un gigantesque escalier pour allumer la vasque olympique, tandis que ses battements cardiaques sont diffusés dans les haut-parleurs. Puis une pluie de pétales de roses, versée par des hélicoptères et symbolisant les armes de la ville de Grenoble, s'abat sur le public et les concurrents rassemblés dans le stade Paul Mistral.

Les trois glorieuses de Killy qui rejoint Sailer

1293 athlètes dont 228 femmes, qui ont dû se soumettre à un test de féminité, participent à ces Jeux, alors que des soupçons de professionnalisme pèsent sur le skieur français Jean-Claude Killy (photo). En outre, le président du CIO Avery Brundage poursuit son combat contre la publicité. Sur la piste de Chamrousse, Killy, qui remporte les trois médailles du ski alpin, égale le record de l'Autrichien Toni Sailer.

Pour six centièmes de seconde, il devance, dans la descente, son coéquipier Guy Périllat pour la première des trois levées de ce Grand Chelem. Le skieur de Val d'Isère s'impose ensuite aisément dans le géant, mais son troisième succès sera plus long à se dessiner, dans le slalom. Son grand rival, l'Autrichien Karl Schranz, s'impose dans la seconde manche disputée dans le brouillard avant d'être disqualifié... quatre heures après l'épreuve, pour n'avoir pas franchi les 18e et 19e portes du slalom.

La grâce de Peggy Fleming
L'heure de gloire du ski alpin français, qui n'a jamais connu depuis un tel palmarès olympique, se poursuit avec la victoire de Marielle Goitschel dans le slalom, où elle devance la Canadienne Nancy Greene, qui s'impose deux jours plus tard dans le géant.

Dans le stade de glace plein à craquer, la patineuse américaine Peggy Fleming (photo 1) enchante les 11 500 spectateurs, qui assistent également au succès du couple soviétique Ludmilla Beloussova - Oleg Protopopov.

Les autres vedettes de ces Jeux sont l'Italien Eugenio Monti, neuf fois champion du monde, qui "pousse" son équipe vers les titres du bobsleigh à deux et à quatre, et la Suédoise Toini Gustafsson, qui glane trois médailles, dont l'or du 5 km et du 10 km, en ski nordique. Au classement des nations, la Norvège est le vainqueur surprise avec 14 médailles (6 d'or, 6 d'argent et 2 de bronze).

L'intensité dramatique n'est pas absente de la compétition. Un match aux enjeux "politiques" oppose l'URSS à la Tchécoslovaquie, victorieuse (5-4), en prélude au printemps de Prague. Les coéquipiers du Soviétique Anatoli Firtsov, meilleur marqueur du tournoi olympique, prennent leur revanche en décrochant le titre (photo 2).

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Le fait

Schranz : autant en emporte la brume

Karl Schranz (photo 1), un des plus grands skieurs de l'histoire, n'a jamais été champion olympique. Et pourtant, l'espace de quelques heures, l'Autrichien a été persuadé que son heure venait de sonner, ce samedi 17 février 1968 dans le brouillard de Chamrousse. Mais au terme d'un scénario à suspense, le skieur de Saint-Anton se croira deuxième, puis vainqueur, avant d'être finalement déclassé.

Sur la lancée de ses médailles d'or de la descente et du géant, son grand rival, Jean-Claude Killy, bénéficiant d'une fugace éclaircie, signe le meilleur temps d'une première manche par ailleurs courue dans le brouillard (photo 2). Quatorze concurrents, dont Schranz et Killy, se tiennent en 69 centièmes de seconde. Le suspense reste entier.

La brume s'est encore épaissie quand le départ de la seconde manche est finalement donné, après avoir été retardé. Killy s'élance le premier, part "comme un possédé", puis se calme et skie "à fond, mais sans jamais risquer de tomber", selon ses propres termes.

Auteur du dixième temps de la première manche, le Norvégien Haakon Mjoen, réussit un second parcours canon. Il devance Killy.

Au tour de Schranz. Les minutes s'écoulent. L'Autrichien n'arrive pas. Il s'est arrêté à hauteur de la 20e des 69 portes, affirmant avoir été gêné par un gendarme qui a traversé la piste dans le brouillard. Sur les conseils de son compatriote Egon Zimmermann, champion olympique de descente en 1964, qui filme la course à cet endroit, il demande et obtient de recourir.

Le règlement prévoit ce cas de figure : le skieur est autorisé à repartir à titre "provisionnel", c'est-à-dire que le jury se réserve le droit d'examiner ultérieurement si le concurrent était bien fondé à demander ce nouveau départ.

Schranz met à profit cette seconde chance et s'intercale entre Mjoen et Killy.

Réclamations

Mais après examen de la course au magnétoscope, le jury disqualifie Mjoen pour avoir manqué deux portes. Il est 14h15. Karl Schranz est champion olympique; Killy le félicite (photo 1).
Une heure plus tard, le jury, qui a réexaminé la première tentative de Schranz, disqualifie celui-ci. Il estime que l'Autrichien avait déjà manqué deux portes, avant d'être gêné par un des gendarmes chargés de damer la piste et de remettre en place les piquets, à la hauteur de la porte N°20. La délégation autrichienne fait appel.

Il faudra attendre 19h40 pour que le verdict tombe. Définitif. Par trois voix contre une et une abstention, le jury a tranché : Schranz avait raté deux portes pour avoir suivi une mauvaise trace avant d'être gêné et il reste disqualifié. Killy rejoint alors dans la légende l'Autrichien Toni Sailer en réussissant la passe de trois (descente-géant-slalom) aux mêmes JO (photo 2).
Cette décision déchaîne les passions. Le clan autrichien crie au scandale. Pour les plus virulents de ses membres, c'est un militaire français (d'autres diront un policier) qui a traversé délibérément la piste pour gêner Schranz. Côté français, on affirme que Schranz a inventé l'histoire de toutes pièces parce qu'il venait de rater une porte.

A l'époque, l'affaire fait couler presque autant d'encre que le fameux but controversé de l'Angleterre en finale de la Coupe du monde de football deux ans plus tôt. Plus de trente ans après, l'incident demeure l'un des plus célèbres de l'histoire des Jeux d'hiver.

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L'exploit

Killy : la preuve par trois, comme Sailer

Jean-Claude Killy en termine avec les Jeux de Grenoble par le slalom (photo 1). Parti en première position dans un épais brouillard, le Français a tout donné, signant un excellent temps. Vainqueur de la 1re manche, Killy semble intouchable. Et pourtant...

Pourtant, le Norvégien Haakon Mjoen, 10e temps du premier parcours, va vite. Très vite. Le temps de Killy est battu. Et il reste Karl Schranz, le grand rival du Français. L'Autrichien, qui s'est arrêté, se disant gêné par une silhouette qui a traversé la piste dans le brouillard à hauteur de la 20e porte, a été autorisé à repartir, sous réserve d'enquête. Il s'intercale entre Mjoen et Killy.

Mais le jury visionne l'enregistrement de la course de Mjoen. Verdict : 2 portes ratées, le Norvégien est disqualifié. Schranz est champion olympique. L'Autriche exulte.

Vice-champion olympique du slalom, médaillé d'or en descente et en géant (photo 2), le leader de la délégation française à Grenoble a réussi une quinzaine extraordinaire. Mais en début de soirée, alors qu'il arrose ses succès en compagnie de ses coéquipiers, la nouvelle tombe : Schranz est définitivement déclassé par le jury d'appel pour avoir manqué deux portes avant d'avoir été gêné. Une troisième médaille d'or en poche, Killy signe un fabuleux Grand chelem, rejoignant dans la légende l'Autrichien Toni Sailer, auteur d'une semblable performance aux Jeux de Cortina d'Ampezzo en 1956.

Les conseils de Toni Sailer

Après une saison 1967 où il s'était montré presque invincible, gagnant 24 des 36 épreuves auxquelles il avait participé et enlevant tout naturellement la première Coupe du monde de ski alpin de l'histoire, le Français (photo 1), que tout le monde attendait, n'avait pas le droit de manquer le rendez-vous de Grenoble.

Contre toute attente, au lieu de multiplier les entraînements à mesure que l'échéance olympique approche, comme le souhaiterait l'encadrement de l'équipe de France, il s'isole quelques jours sur les conseils de Toni Sailer (photo 2), afin d'évacuer une pression de plus en plus terrible.

D'autant que son début de saison, loin d'être catastrophique, n'est pas à la hauteur de ses espérances. "Je ne supporte pas de perdre", s'exclame-t-il ainsi au soir d'une défaite à Wengen, en Suisse. Vexés de se faire damer le pion par un Français, les membres de l'armada autrichienne font tout pour devancer Killy. Et puis la crainte que sa santé lui joue des tours le préoccupe, puisque, chaque année en février, la grippe ne l'épargne pas. Et les Jeux de Grenoble se tiennent précisément à cette époque.

"J'ai skié peinard"

Mais lorsque Killy se présente en haut de la piste de la Casserousse le 9 février pour l'épreuve reine, la descente, il est prêt. Un fartage rayé peu avant de s'élancer et une extraordinaire course de son compatriote Guy Périllat n'y pourront rien : il l'emporte de 8 centièmes devant son copain de la délégation française (photo).

Deux jours plus tard, pas de suspense. Killy domine tellement la première manche du géant que ses adversaires les plus sérieux sont relégués à près de 2 secondes. Le lendemain, pour la seconde manche, sa confortable avance lui permet de contrôler et de l'emporter tranquillement. "J'ai skié peinard", confie alors celui qui devient l'idole de tout un pays.

Loin d'être rassasié, le Français se doit de gagner le slalom. Ce sera fait, sur tapis vert, au terme de ce qui restera l'un des incidents les plus célèbres de l'histoire des Jeux d'hiver. Pour Killy, la coupe est pleine. Le skieur de Val d'Isère préfèrera mettre un terme à sa brève mais extraordinaire carrière quelques semaines après cet exploit phénoménal.

La vie lui réservera bien d'autres victoires.

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Les anecdotes

Féminité

Des tests de féminité sont pratiqués pour la première fois. Surprise : la salive de la skieuse autrichienne Erika Schinegger (photo, à gauche) révèle la présence d'hormones mâles exclusivement. Des examens complémentaires confirment que Schinegger, élevée comme une fille, possède en fait des organes mâles qui se sont développés de façon interne. Opérée par la suite, elle changera de sexe, prendra le prénom d'Erik, se mariera et connaîtra les joies de la paternité. Championne du monde de descente à Portillo au Chili, en 1966, elle rendra sa médaille d'or 22 ans plus tard à sa dauphine Marielle Goitschel, disant que c'était la Française qui la méritait.

Canular

Friande de canulars, Marielle Goitschel (photo) annonce après sa médaille d'or dans le slalom, ses fiançailles avec Jean-Claude Killy. Le triple champion olympique n'en avait pas été averti.

Soupçons
Les trois lugeuses est-allemandes sont disqualifiées pour avoir chauffé les patins de leurs bobsleighs. Rendus soupçonneux, les entraîneurs de 7 équipes signent une pétition demandant que les Allemands de l'Est ne soient pas autorisés à poursuivre la compétition, qui en est à une manche de la fin. Le mauvais temps règlera la question et la dernière manche ne sera pas courue.

Chien

Un an avant les Jeux, une des séances d'entraînement du slalom, sur la piste de Chamrousse, a été gentiment perturbé par la présence d'un chien, qui testait sa rapidité auprès des skieuses, comme la Tchècoslovaque Anna Mohrava (photo). Pour lui, la skieuse avait vraisemblablement du chien !

Ex aequo

Tir groupé des Américaines en patinage de vitesse : Jennifer Fish, Dianne Holum et Mary Meyers (photo, à gauche) se classent deuxièmes ex aequo du 500 m, en 46 sec 3/10, à 2 dixièmes de la Soviétique Ludmilla Titova. Holum, 16 ans à l'époque, sera championne olympique du 1500 m quatre ans plus tard à Sapporo.

Retombées

Promue au rang d'héroïne nationale après sa médaille d'or en patinage artistique, l'Américaine Peggy Fleming (photo) signe un contrat de 500 000 dollars avec le spectacle Ice Follies. On la verra aussi à la télévision dans des publicités pour des vitamines, des lessives et des collants.

Remontée
Le Finlandais Eero Maentyrantae, légende du ski de fond, parti avec 26 secondes de retard dans le dernier relais du 4x10 km, effecte une remontée impressionnante et donne à son pays une médaille de bronze qui semblait hors de portée. Son palmarès est désormais riche de 3 médailles d'or, 2 d'argent et 2 de bronze.

Domination

Toujours dominatrice en hockey sur glace, l'URSS écrase le Canada 5 à 0 pour remporter la médaille d'or (photo). De 1956 à 1992, elle gagnera tous les tournois olympiques de hockey organisés hors des Etats-Unis (sous le nom de CEI en 1992).

Barman-trompettiste

Le patineur de vitesse néerlandais Kees Verkerk (photo), vainqueur du 1500 m, barman dans son village, fut trompettiste dans une émission de la télévision néerlandaise. Ayant amélioré de 3 secondes le record du monde du 5000 m, il se voit déjà champion olympique de la distance quand le Norvégien Fred Anton Maier rebat le record 20 minutes plus tard.

Anniversaire
Le fondeur norvégien Ole Ellefsater, forestier de son état et chanteur pop à ses heures, remporte le 50 km le jour de 29e anniversaire.

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Les français aux jeux

Cérémonie d'ouverture le mardi 6 février. 16h10 : Alain Calmat gravit l'immense escalier qui ponctue le long parcours de la flamme olympique, accueillie en France le 19 décembre précédent par Jean Vuarnet, le champion olympique 1960 de descente. Le public écoute avec émotion les battements de coeur du vice-champion olympique 1964, amplifiés par un micro posé sur sa poitrine. L'ancien patineur embrase la vasque, le sauteur Gilbert Poirot porte le drapeau de la délégation française, le skieur alpin Léo Lacroix prononce le serment olympique, des hélicoptères lâchent sur le stade une pluie de pétales de roses parfumées symbolisant les armes - trois roses - de la ville, et le Général de Gaulle déclare les Jeux ouverts... Jean-Claude Killy peut entrer en piste !
La France entière connaît le défi lancé par le champion de Val d'Isère : gagner trois médailles d'or pour renouveler l'exploit accompli en 1956 par Toni Sailer. Mais la France s'inquiète : "Toutoune" a vécu un mois de janvier laborieux en regard de ses prouesses répétées de la saison passée. Se greffent plusieurs facteurs pour ajouter à ces doutes : la descente est reportée d'une journée pour cause de tempête; après l'échauffement, il s'aperçoit qu'une plaque de glace a effacé le film de fart que son ami Michel Arpin a minutieusement lissé pour faciliter le glissement des skis, et puis Guy Périllat, parti en premier, réussit un temps-canon inaccessible à ses douze poursuivants.

Dossart 14 - un nombre mascotte déjà victorieux à Innsbruck avec Marielle et Christine Goitschel - Killy s'élance enfin. Départ catapulté, répété depuis deux ans et maintenant parfaitement au point; longue envolée au passage de la Bosse du Coq franchie avec moins de hardiesse par ses rivaux; schuss terminal dévalé hors des autres traces, pour gagner un metre (il avait observé que l'arrivée n'était pas rigoureusement perpendiculaire à la ligne de course...): Killy devance Périllat de huit centièmes de seconde.

Ce vendredi 9 février, il a fait selon lui le plus difficile de son triptyque. Sa marge de sécurité restait en effet incertaine dans la course de vitesse.
Le lundi 12, le scénario limpide du slalom géant, sa spécialité de prédilection, est conforme à ses prévisions.
Celui du slalom, plus confus à cause d'une "bavure" de Karl Schranz dans un brouillard à couper au couteau, se termine en faveur du Français après bien des palabres.
Le samedi 17, à 19 h 40, près de... six heures après la fin de l'épreuve, le jury déclasse l'Autrichien. Hugues Aufray et la France chantent : "Killy c'est bon... C'est bon, c'est tout bon. "

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Les médailles françaises

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Jeux Olympiques de la XXXIe Olympiade
Rio de Janeiro (Brésil)
5-21 août 2016