Comité national olympique et sportif français

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Saut à ski

 

Histoire de la discipline

L’origine du saut à ski remonte à 1860 quand le Norvégien Sondre Norheim –considéré comme le père fondateur de ce sport – parvint à franchir 30 mètres sans bâtons, à partir d’un rocher. Son record est resté inégalé pendant plus de trois décennies.

En 1862, à Trysil (Norvège) fut organisée la toute première compétition de saut à ski. Autour de l’année 1900, un autre Norvégien, Bjarne Nielsen, fit la démonstration des premiers sauts classiques, franchissant une distance de 17 mètres. Utilisant le même style, son compatriote réalisa un saut de 41 mètres, en 1902. Puis l’Américain H. Smith établit un nouveau record de 45 mètres, à Davos (CH).

Après la première guerre mondiale, Thulin Thams, le premier champion olympique lors des Jeux de Chamonix, en 1924, et Sigmund Ruud, tous deux originaires de Kongsberg (Norvège), mirent au point une technique aérodynamique, la technique dite de Kongsberg. Il s’agit là d’une technique où le sauteur plie son corps à la taille, l’incline fortement vers l’avant et étend les bras vers l’avant. Cette technique a permis de réaliser des sauts supérieurs à 100 mètres.

Depuis lors, le développement du saut à ski a été marqué par d’autres sportifs. C’est ainsi que l’Autrichien Sepp Bradl a été le premier, en 1936, à dépasser les 100 mètres, réalisant un saut de 101 mètres.
Au milieu des années 50, le sauteur suisse Andreas Daescher a mis au point une nouvelle technique de saut à ski. Il a été le premier à maintenir les bras près du corps, vers l’arrière, en se penchant encore davantage vers l’avant.

Parmi les autres sportifs qui ont laissé leur empreinte sur le saut à ski figurent le Suisse Walter Steiner qui remporta les premiers championnats de vol à ski de la FIS, à Planica (Slovénie), en 1972, ainsi que l’Autrichien Toni Innauer qui remporta le titre lors de la première saison de Coupe du monde FIS, en 1979/1980.

En 1985, le sauteur suédois Jan Bokloev commença à écarter l’avant de ses skis pour les disposer en « V ». Au début, il fit l’objet de railleries et fut pénalisé par les juges. Cependant, quand il remporta la Coupe du monde FIS de 1989, tous les sauteurs se mirent à adopter son style. Dès 1992, le style en « V » était celui de tous les médaillés individuels.

Le 17 mars 1994, l’Autrichien Andreas Goldberger fut le premier à dépasser les 200 mètres, avec un saut à 202 mètres, à Planica.

Le saut à ski est inscrit au programme des Jeux Olympiques d’hiver depuis leur première édition, à Chamonix Mont-Blanc, en 1924. Le concours au grand tremplin a été ajouté au programme olympique à l’occasion des Jeux de 1964, à Innsbruck.

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Epreuves

Le saut à ski comporte les trois épreuves suivantes aux Jeux Olympiques :

Tremplin normal en individuel

Il s’agit de la seule épreuve de saut à ski depuis le tremplin normal dont le point K est situé entre 75 et 99 mètres. Chaque athlète dispose de deux sauts (tant pour la première que pour la seconde manche) et celui qui obtient le meilleur total de points l’emporte. Après les qualifications, 50 athlètes participent à la première manche. Le nombre de concurrents est réduit à 30 pour la seconde manche.

Grand tremplin en individuel

Cette épreuve utilise le grand tremplin dont le point K est situé à plus de 100 mètres. Chaque athlète dispose de deux sauts (tant pour la première que pour la seconde manche) et celui qui obtient le meilleur total de points l’emporte. Après les qualifications, 50 athlètes participent à la première manche. Le nombre de concurrents est réduit à 30 pour la seconde manche.

Épreuve par équipe

L’épreuve se dispute en général sur le grand tremplin. Chaque équipe est constituée de quatre sauteurs qui effectuent chacun deux sauts (tant pour la première que pour la seconde manche). Toutes les équipes participent au premier tour ; seules les huit meilleures équipes prennent part à la seconde manche. L’équipe qui obtient le meilleur total de points pour ses huit sauts l’emporte.

Format des compétitions

Compétition individuelle
Pour les épreuves individuelles, les calendriers d'entraînement et de compétition incluent généralement : Deux séances d'entraînement. Chaque CNO peut inscrire jusqu'à six athlètes. Après la séance d'entraînement officiel, le nombre d'athlètes par CNO sera réduit à quatre.

Qualifications
La troisième séance d'entraînement est qualificative. Le nombre total de participants est réduit à 50. Les 15 meilleurs sauteurs du classement de Coupe du Monde sont automatiquement qualifiés. Une manche d'essai est organisée avant cette manche de qualification.

Compétition
La compétition en elle-même est divisée en deux manches. Les 50 athlètes qualifiés participent à la première manche de compétition. Les 30 sauteurs les mieux classés participent ensuite à la manche finale (deuxième manche de compétition). L'ordre de départ de l'entraînement officiel, des essais, des qualifications et de la première manche de compétition est l'inverse du classement de la Coupe du Monde FIS. L'ordre des sauteurs sans points en Coupe du Monde est déterminé par un tirage lors de la réunion des capitaines d'équipe. Pour la seconde manche de compétition, les concurrents partent à l'inverse du classement par points de la première manche de compétition. Les sauteurs utilisent les mêmes dossards dans les deux manches de compétition.)

Compétition par équipe
Dans la compétition par équipe, pour la manche d'essai comme pour les deux manches de compétition, les concurrents sont divisés en quatre groupes. Chaque groupe inclut un sauteur par équipe. Les équipes décident de l'ordre de départ de leurs sauteurs. Les concurrents restent dans le même groupe dans la manche d'essai et dans les deux manches de compétition. L'ordre de départ au sein de chaque groupe est l'inverse du classement de la Coupe des Nations de la FIS.
Dans la seconde manche de compétition, seuls les huit (8) premières nations de la première manche sont autorisées à concourir. Dans la manche finale, une pause sera marquée avant que le dernier groupe ne commence afin de déterminer l'ordre de départ qui sera à l'inverse du classement.
Si les conditions l'exigent, la longueur de la piste d'élan peut être modifiée après chaque groupe ou manche. Seul(e) un groupe ou une manche spécifique peut être annulé(e) et recommencé(e).

Système de notation
Chaque juge dispose de 20 points, auxquels il retranche les pénalités suivantes :
•Déduction maximale pour la phase de vol : 5 points
•Déduction maximale pour la phase de réception : 5 points. Réception non télémark : 2 points
•Déduction maximale pour la phase de décélération : 7 points
•Manque d'assurance ou position incorrecte y compris appui du corps ou de la main sur la neige ou le plastique : de 0,5 à 3 points
•Les deux mains et/ou la partie postérieure du corps touchent la neige et/ou le plastique mais le skieur retrouve l'équilibre avant de franchir la limite de chute : 5 points
•Chute avant de traverser la limite de chute : maximum 7 points

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Jeux Olympiques de la XXXIe Olympiade
Rio de Janeiro (Brésil)
5-21 août 2016