Comité national olympique et sportif français

Comité national olympique et sportif français

Ancien site, retrouvez le nouveau : cnosf.franceolympique.com


 

Samedi 14 janvier : l'or en ouverture

 

Estelle Alphand, médaillée d'or du super-G !

Premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse d’hiver, première journée, première épreuve, première médaille d’or… Comment rêver meilleur entame pour la délégation française à Innsbruck ?

Samedi 14 janvier, à Patscherkofel, sous les yeux du président du CNOSF et de nombreux champions tricolores (Olivier Giraut, Carole Montillet, Tony Estanguet, Paul-Henri de le Rue, Isabelle Severino...) Estelle Alphand est entrée dans l’histoire olympique en passant entre les portes d’un Super-G qui lui semblait promis. Tel était en tout cas l’avis de ses entraîneurs, rassurés par la détermination manifestée dès le matin. La jeune skieuse de Serre-Chevallier avait pourtant un poids énorme sur les épaules.
Ou plutôt trois d’ailleurs. Porte-drapeau, engagée dans la première épreuve disputée par les Français et, bien sûr, fille de Luc Alphand, vainqueur du « gros » globe de cristal en 1997, Estelle ne s’est pour autant pas démobilisée.

Il faut dire que la piste avait déjà été bien tracée avant elle. Partie avec le dossard n°2, la jeune Clara Direz réalisait une très belle performance en 1’06’’09. Clara était cependant rapidement détrônée par l’Autrichienne Christina Aguer qui, la veille, avait porté le serment des athlètes (malgré un oubli en cours de serment ponctué par un « Scheiβe » retentissant) pour… 3 centièmes.
Le passage d’Estelle en 1’05’’78 la plaçait en 3ème position mais le podium était toujours là jusqu’à une interruption juste avant le passage de la n°15, la Norvégienne Nora Grieg Christensen. Celle-ci réalisait une course presque parfaite qui la faisait échouer à 1 centième seulement du temps d’Estelle Alphand. Le bonheur de l’une faisait le malheur de l’autre. Estelle Alphand devenait la première médaillée d’or de l’histoire des Jeux Olympiques de la Jeunesse d’hiver, tandis que Clara, dépitée, terminait au pied de ce podium inaugural.

Si ce n’est l’or d’Estelle, cette journée était d’ailleurs marquée du sceau de la quatrième place pour les Français. Après Clara, ce fut en effet au tour de Victor Schuller de prendre la 4ème place du super-G masculin. Le deuxième Français, Leny Herpin, plus adepte du slalom est quant à lui sorti sur une double porte qui a fait le malheur de nombreux skieurs aujourd'hui.

Par ailleurs, pour la première apparition du saut à ski féminin au sein d’un programme olympique, Léa Lemare a du se contenter de cette place de 4ème si difficile à prendre. Avec un total de 226,1 points et deux sauts de 67 et 70,5m, Léa a cependant réalisé un beau concours, salué d’ailleurs par la belle notation des juges. La victoire est revenue à la Japonais Sara Takanashi (269,3 points).

En patinage artistique, Timofeï Novaikin ouvrait la danse avec un programme court exécuté sur le thème musical d’Harry Potter. Si le concours est très largement dominé par le prodige chinois de 15 ans Yan Han, d’ores et déjà assuré d’être médaillé d’or, le jeune Français a réalisé une très belle prestation et se classe pour l’instant 5ème, en attendant le libre, lundi 16 janvier. Timofeï ne cachait d’ailleurs pas sa satisfaction à l’issue de son passage : « Je suis content, j’ai tout passé. On peut toujours faire mieux, mais j’ai réalisé un programme propre. Le triple lootz était ma principale difficulté. C’est un saut que j’ai sorti il y a longtemps, mais que je n’arrivais plus forcément à bien faire ». Ravi, Timofeï l’est également de ces JOJ : « C’est juste magnifique. Ça m’impressionne vraiment. Tout le monde ne peut pas y participer. C’est ma première expérience olympique et, j’espère que ce ne sera pas la dernière » a-t-il ainsi déclaré.

Enfin, en ski freestyle halfpipe, César Fabre, 7ème des qualifications sera en finale, dimanche 15 janvier, de même que Marine Tripier Mondancin, 2ème de son côté. Kühtai réussit bien aux Bleuets puisque, plus tôt, en snowboard halfpipe, Lucille Lefèvre était arrivée 3ème des qualifications, accèdant ainsi directement à la finale. Yannis Tourki (6ème de son tour de qualif) et Victor Habermacher (9ème du sien) devront pour leur part décrocher leur billet pour la finale lors d'une demi-finale dont seuls sortiront les 6 premiers (sur 12). Rendez-vous donc demain pour l’affrontement aérien final au cœur du tube.

Haut de page 

Les réactions autour du super-G

Estelle Alphand (médaillée d'or au super-G): « C'est énorme. Je ne réalise pas trop encore. Ça va venir. Les sensations étaient plutôt bonne. La neige aussi, vraiment bien accrochante. Il y avait vraiment moyen de se lâcher aujourd'hui. J'avais un peu d'appréhension là-haut, je ne savais pas ce que cela allait faire. J'ai essayé de penser à ma course, à ce que je devais faire et comment y arriver. Le but pour moi c'est de faire des médailles ici. Tout en or, ce serait bien, ça ferait vraiment plaisir. C'est la victoire qui compte, c'est une course à médailles. On peut toujours faire mieux, mais là, je suis vraiment contente. C'est dommage pour Clara, elle a donné aussi tout ce qu'elle avait. Maintenant, il faut qu'elle prouve qu'elle peut aussi faire des médailles. Elle en a largement les moyens. C'est un pas de plus dans la carrière. L'ambiance au village est top. On rencontre plein de gens, on s'ouvre, chose qu'on ne fait pas vraiment dans les courses normales ».

Denis Masseglia (président du CNOSF) : « C'est quelque chose d'important d'être la première médaille d'or de l'histoire des Jeux Olympiques de la Jeunesse d'hiver. J'espère pour elle que la carrière qu'elle aura par la suite s'inscrira dans la continuité d'un succès qui est quand même historique même s'il a été acquis difficilement parce qu'un centième ce n'est pas beaucoup, mais l'important c'est la place, l'écart de temps, on l'oublie ».

Carole Montillet (championne olympique de descente en 2002) Apparemment, les entraîneurs disaient ce matin qu'il n'y avait aucune chance pour les autres. Il y avait vachement de détermination dans son regard. Je pense qu'elle savait qu'elle était capable de faire quelque chose en super-G, qu'elle avait les qualités. Et là, ce matin, bien droite dans ses godasses, elle a skié super bien. Je me dis qu'à 16 ans, c'est un ski super posé. Elle a déjà tout compris, c'est une petite championne ».

Clara Direz (ski alpin - 4ème du super-G) : « Je me suis fait plaisir dans le tracé. Après, j'ai fait deux, trois fautes qui m'ont coûté. Mais c'est une première course, on verra pour demain. La neige accroche vraiment bien. C'est vraiment vraiment sympa à skier. La piste n'est pas très difficile en soi, mais le tracé était assez exigeant. J'ai un peu tendu les lignes pour essayer de gagner du temps partout, mais au final, je pense que ça m'en a fait plus perdre qu'autre chose. J'ai essayé de ne pas trop me dire que c'était une course olympique, plutôt qu'il fallait juste skier pour faire un résultat comme pour les autres courses ».

Victor Schuller (ski alpin - 4ème du super-G) : «C'était pas mal. Le tracé était assez facile quand même. Disons que j'ai connu des tracés plus techniques. Là, il faut vraiment envoyer et j'aime bien. Il y avait juste le saut au milieu qui envoyait pas mal et qu'il fallait préparer. Après, j'ai bien skié les endroits stratégiques ».

Leny Herpin (ski alpin - DNF sur le super-G) : «Je ne suis pas trop content. C'était bien part et puis une porte un peu piège. On m'avait dit de bien la préparer, 'ai essayé, mais il avait des trous que les filles avaient fait, mais bon... c'est comme ça, on fera mieux demain. Je suis plus un spécialiste du slalom, même si j'aime bien le Super-G. Ce qu'a fait Estelle est génial, ça nous a donné la pêche. Bon, ça n'a pas marché pour moi, mais bon, c'est comme ça ».

Haut de page 





 

 

Accéder au contenu du site | Accéder aux principales rubriques du site | Accéder à la recherche | Accéder au début de la page