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Cérémonie des vœux - Discours de Denis Masseglia

 

Mardi 10 janvier 2012

Cérémonie des vœux
Discours de Denis Masseglia

Messieurs les Ministres, Cher David, cher Alain,
Mesdames et messieurs les Présidents,
Mesdames et messieurs les journalistes
Chers amis,

J’aimerais tout d’abord vous souhaiter une très cordiale bienvenue en ce début d’année 2012, en cet amphithéâtre Nelson PAILLOU où nous aimons accueillir celles et ceux qui aiment le sport et qui savent que cette maison est la leur.

J’ai évidemment à cœur de saluer la présence à cette cérémonie de David DOUILLET, qui a siégé au conseil d’administration du CNOSF durant 2 olympiades comme co-président de la Commission des athlètes de haut niveau et qui est depuis octobre notre nouveau ministre des sports. Inutile de rappeler son formidable parcours de sportif, vous le connaissez tous. Dès sa nomination j’ai indiqué toute la légitimité qui était la sienne à occuper cette fonction.
Depuis, cher David, tu as montré que tu étais à l’écoute du mouvement sportif et que tu avais envie de travailler en étroite liaison avec lui. D’ailleurs, tu as parfois des lapsus révélateurs sur ton positionnement car tu es issu du mouvement sportif, tu le connais bien et tu t’en sens bien évidement encore membre. Entre nous le dialogue est permanent, il est empreint de respect et de cordialité. Je sais que nous ne serons pas toujours d’accord mais jusqu’ici nous avons su trouver des compromis pour avancer et j’aimerais te dire que cette façon de travailler est très appréciée, non seulement par moi-même mais aussi, bien sûr, par les équipes du CNOSF.
Faisons en sorte de continuer dans la même dynamique pour le bien du sport français.

J’aimerais aussi saluer la présence de personnalités représentant les associations de collectivités territoriales et celles représentant le monde économique. Je rappelle que nous avons des conventions partenariales avec l’association des maires de France, celle des régions de France, celle des départements de France, celle des maires de grandes villes de France, et côté monde économique avec le Medef qui a créé en son sein une commission sport où le CNOSF a toute sa place.

Nous pouvons nous réjouir, ensemble, de la mise en place de la conférence nationale du sport lundi prochain qui montre, si besoin était, la pertinence de notre travail en commun.
Evoquer cette conférence me donne l’occasion de saluer Chantal JOUANNO qui a lancé avec moi au salon des maires de 2010 l’idée de l’Assemblée du sport. Nous avons organisé un vaste débat pendant quatre mois à travers six groupes de travail rassemblant les représentants des quatre acteurs du sport et diverses personnalités pour finalement aboutir à une présentation générale des travaux au mois de juin dernier.
La finalisation, sous la forme de cette conférence nationale, correspond à ce que souhaitait le CNOSF et j’aimerais remercier très chaleureusement celles et ceux qui ont permis d’arriver à ce résultat. Il s’agit d’une étape essentielle pour l’avenir de notre modèle sportif, elle pourrait même faire de nous des précurseurs en matière de gouvernance du sport.
Les bases sont maintenant posées, il nous appartient de faire vivre et prospérer la conférence nationale du sport. Permettez-moi d’en formuler le voeu.
Si j’ai souhaité en parler en premier dans mon intervention, c’est parce qu’il s’agit d’un enjeu de premier plan et que ce qui était un projet est en train de devenir une réalité. J’aime bien le mot projet, c’est ce qui fait avancer les sociétés humaines, c’est ce qui rassemble parce que la condition nécessaire à la réussite d’un projet est qu’il soit partagé, c’est aussi ce qui motive, surtout lorsque la qualité du projet impose d’être performant.

Projet, Partage, Performance, un triple P pour marquer cette année 2012, dans un contexte qui ne dépend que de nous et de notre capacité d’entreprendre, de le faire ensemble et avec l’objectif de réussir, et sans agence de notation.

Je vous souhaite ainsi à tous de réussir dans vos projets.

La réussite, ce sera d’abord celle de nos athlètes aux prochains Jeux Olympiques et Paralympiques de Londres. L’équipe de France olympique a un réel potentiel de conquêtes. Si l’on se réfère aux résultats des championnats du monde 2011, dans les disciplines olympiques, le bilan est de 39 médailles dont 17 en or. Elles ont été obtenues dans 15 sports. Ce nombre important montre bien notre capacité de performance olympique. J’aimerais donc formuler le vœu que nos athlètes trouvent à Londres, l’été prochain, tout le bonheur du monde et qu’il en soit bien évidemment de même pour les paralympiques un mois plus tard.

En 2012, nous aurons tous l’esprit bleu et le cœur olympique.

La France a également un sport de haut niveau performant dans les disciplines non olympiques. J’aimerais aussi saluer les athlètes de ces disciplines, leur souhaiter beaucoup de succès en 2012 et leur dire qu’on sera nombreux et enthousiastes pour les fêter le 25 janvier prochain, ici-même, au cours de la désormais traditionnelle soirée des champions dont ce sera la troisième édition.
J’en profite pour évoquer également une grande avancée pour nos athlètes et nous réjouir ensemble de la très belle et juste reconnaissance qui leur a été témoignée par le vote unanime du Parlement du dispositif de retraite des athlètes de haut niveau, dont j’avais formulé le vœu ici même l’an dernier, que le Président de la République a annoncé lors de ses vœux au monde sportif et qui est donc devenu réalité.
Ce succès, c’est aussi celui de la Commission des Athlètes de Haut Niveau, et en particulier celui d’Isabelle SEVERINO et de David DOUILLET, ses co–présidents, qui se sont engagés avec énergie et détermination. Pour succéder à David, appelé à ses nouvelles fonctions, la commission a élu Tony ESTANGUET, en tant que co-président avec Isabelle.

Tony va être amené dans les mois qui viennent à relever plusieurs défis : celui d’être sélectionné tout d’abord, car la FFCK dispose, avec Denis GARGAUD et lui, des 2 derniers champions du monde en discipline C1 et un seul représentera la France aux JO. S’il était sélectionné, Tony serait en lice pour essayer de devenir, tout comme Julien ABSALON, le premier Français à être 3 fois champion olympique sur 3 Jeux olympiques différents. Enfin, ultime défi, celui d’être élu au CIO en tant que représentant des athlètes, défi pour lequel le CNOSF et la CAHN sont totalement engagés, tant il est vrai que le succès ne pourra être obtenu que s’il est appuyé par le plus grand nombre.

J’aimerais saluer évidement le travail des fédérations. J’y associe le groupe en charge de la préparation des JO animé par Jean Luc ROUGE, vice-président délégué et Bernard AMSALEM, chef de mission pour Londres. Ce groupe associe le Ministère des Sports, le CNOSF, l’INSEP et l’AS DTN, c’est un bel exemple de partage.

A travers les fédérations, s’exprime l’engagement des élus mais aussi celui de leur encadrement, tant technique que médical. Le CNOSF s’est exprimé à l’assemblée générale de 2010 sur l’avenir de l’encadrement technique au sein des fédérations, ses propositions sont toujours d’actualité. Quant à l’encadrement médical, j’aimerais lui témoigner toute mon estime car son travail, pour essentiel qu’il est, n’est pas toujours mis en lumière. Cela me donne l’occasion de remercier la commission médicale du CNOSF, et en particulier son président le docteur Alain CALMAT, qui est à l’écoute des médecins fédéraux et soucieux de permettre la mutualisation des connaissances.

Je souhaite dire quelques mots sur la lutte antidopage. Elle a fait des progrès remarquables mais sa performance ne va pas sans contraintes. C’est le prix à payer pour un sport propre et juste, celui que nous voulons. Alors, je m’adresse à tous en cette année olympique, athlètes, entraîneurs, médecins, dirigeants, faites en sorte que tous vos athlètes soient en règle avec les obligations fixées par l’agence mondiale antidopage et en particulier le respect du logiciel ADAMS. Merci d’avance.

La performance du haut niveau va aussi de pair, vous le savez, avec celle des grands événements et des relations internationales.

Je ne voudrais pas évoquer la difficile candidature d’Annecy aux JO d’hiver 2018 et la faiblesse de son score sans la lier à la nécessité de comprendre, d’analyser et surtout de tirer des conclusions pour pouvoir rebondir. Nous ne pouvons pas, en effet, rester sur une telle déception, nous avons souhaité réaffirmer notre ambition olympique à l’occasion d’un conseil d’administration extraordinaire le 12 juillet dernier et nous devons désormais nous donner les moyens de parvenir à la concrétiser. Nous avons lancé un appel d’offres afin de réaliser une étude pour analyser les raisons des échecs de nos quatre dernières candidatures olympiques et préconiser les conditions à remplir pour réussir de prochaines.
Cette démarche vient d’être confirmée par David DOUILLET et le Conseil d’administration du CNDS à l’issue d’une réunion qui a vu la mise en place du comité stratégique international. Ce comité est d’ailleurs composé à partir des 4 acteurs du sport français, c’est une belle avancée en termes de partage et nous l’espérons de cohérence et d’efficacité.

Je crois qu’il nous faut oser l’affirmer : nous avons toujours en nous la flamme qui brille et l’envie de servir l’Olympisme mais nous ne pouvons plus prendre le risque de repartir au combat sans en avoir bien cerné les tenants et les aboutissants. Gardons confiance et appuyons-nous sur un projet, faisons en sorte qu’il soit partagé et ensuite soyons performants, chacun dans notre rôle.

C’est tout le sens du projet de « cluster sport » porté par Jean-Pierre MOUGIN et Jean-Luc ROUGE et dont le principe a déjà été validé lors d’une réunion Grand Paris en présence des ministres des sports et de la ville. C’est un formidable projet, ambitieux, novateur, qui devra se concevoir avec ou sans candidature olympique et qui, je l’espère, verra le jour car le sport français en a besoin.

Je ne peux pas parler de grands équipements et de grands événements sans tirer un grand coup de chapeau à la fédération française de golf qui a obtenu brillamment l’organisation de la RYDER CUP 2018, à la fédération française de handball qui en plus de l’excellence de ses résultats sportifs, a concrétisé celle de son savoir-faire en se voyant confier les championnats du monde masculins de 2017 et à celle d’aviron pour l’obtention des mondiaux de 2015, qui auront lieu sur le lac d’Aiguebelette.
Je remercie d’avance ceux qui ne sont pas cités de ne pas m’en vouloir car la liste aurait pu être plus longue, à l’image des championnats qui se sont déroulés en France en cette année 2011, tant pour les disciplines olympiques que non-olympiques.

Le rayonnement du sport français passe aussi par le positionnement de ses dirigeants sur la scène internationale. Ce sera une autre priorité du comité stratégique international nouvellement créé. De ce côté aussi, la performance a été au rendez vous. Je pense que nous pouvons féliciter chaleureusement Bernard LAPASSET, brillamment réélu à la tête de l’IRB et Jean Luc ROUGE, élu secrétaire général de la fédération internationale de judo. Yvan MAININI comme président, Michel DUSSON et Joël DELPLANQUE comme secrétaires généraux, complètent la présence du mouvement sportif français aux postes à responsabilité de fédérations internationales olympiques. Nous pouvons le souligner et nous en féliciter. J’aimerais saluer aussi les élections de Claude Louis GALLIEN à la tête de la fédération internationale du sport universitaire et de Joël BOUZOU, à celle de l’association des Olympiens.
De plus, plusieurs candidatures à la présidence de fédérations internationales sont en préparation et nous pourrions, dans quelques temps, être parmi les nations, voire la nation, de référence en la matière. En tous cas, ce peut être une ambition, et comme nous ne sommes pas en reste au niveau des fédérations sportives, ce serait un positionnement très concret du mouvement sportif français dans le contexte international.

Je saisis l’opportunité de parler du contexte international pour saluer mon ami Amar ADDADI, président du comité international des Jeux méditerranéens, présent à Paris ce soir et qui œuvre avec talent et diplomatie, tant au rayonnement des Jeux qu’à l’équilibre des pays qui y participent.

J’aimerais également remercier toutes les fédérations qui ont participé activement à l’enquête pilotée par Jean Pierre MOUGIN à propos des intentions et projets de chacune en matière de relations internationales.
La synthèse qui en sera faite servira de base à l’établissement d’une stratégie nationale cohérente et performante.

J’en profite aussi pour vous préciser que nous venons de signer une convention avec Atout France, l’agence nationale de développement touristique de la France, et que cela devrait, cher Christian MANTEI, renforcer la capacité du sport à servir l’attractivité de notre pays.

Je souhaite enfin vous rappeler que les Jeux Olympiques de la jeunesse d’hiver première édition commencent ce vendredi 13 janvier, que le chef de mission en sera Edgar GROPIRON qui a accepté avec enthousiasme de mettre son expérience au service des jeunes et que le drapeau sera porté, lors de la cérémonie d’ouverture, par Estelle ALPHAND, authentique espoir du ski français et fille d’un certain Luc, bon sang ne peut mentir.

A propos de porte-drapeau, la question de celui de Londres a souvent été évoquée, en particulier dans les médias. Un groupe de travail a été désigné par le Conseil d’administration pour proposer une méthode et un nom. Nous essaierons ensuite d’en médiatiser l’annonce, pourquoi pas lors d’un événement au stade de France et en direct sur France télévisions ? Avec la transmission du drapeau tricolore par celles et ceux qui ont eu l’honneur de défiler en tête de la délégation olympique et jusqu’au passage final vers celle ou celui de Londres, nous pourrions avoir une très belle promotion de l’Equipe de France olympique. Nous en avons le projet et nous vous informerons très rapidement sur sa faisabilité.

Puisque je parle de promotion de l’Equipe de France olympique, j’aimerais évoquer deux projets qui nous ont mobilisés en 2011 et vont continuer de le faire en 2012.

Le premier est celui du Club France de Londres, ambitieux, novateur mais aussi rassembleur car il va permettre à tous ceux qui ont envie de vivre au cœur des Jeux de pouvoir le faire. Ce projet a généré des commentaires divers et variés. C’était prévisible et sans doute inévitable, comme pour tout ce qui est nouveau. Je crois pouvoir dire qu’aujourd’hui, un équilibre a été trouvé et que l’ensemble des familles intéressées, athlètes, fédérations, supporters, partenaires, pourront vivre ces jeux intensément.
Le Club France sera un formidable écrin à même de célébrer les succès de nos athlètes et de les faire partager au plus grand nombre car tous les médias y seront installés. Nous pourrons y accueillir avec fierté nos invités, dont beaucoup d’anciens champions et nos homologues des autres pays.
Ce sera l’ambassade sportive de France à Londres durant ces Jeux Olympiques.

Je souhaiterais aborder avec vous la question de la billetterie. Il faut bien comprendre une difficulté qui nous incombe et qui est valable pour tous les pays, en particulier européens : la demande de billets est incontestablement supérieure à l’offre et c’est ce qui risque de créer une certaine frustration, notamment au niveau des supporters. Soyez assurés que nous ne ménageons pas notre peine pour essayer de trouver des solutions, notamment à travers les contacts avec des CNO amis. Nous espérons y parvenir mais c’est sans garantie à ce jour.
Quoi qu’il en soit, et même pour ceux qui n’auront pas de billets, vivre les Jeux au sein du Club France sera déjà quelque chose d’exceptionnel et nous comptons bien que ce sera un sentiment partagé par tous. L’accueil et l’animation seront de grande qualité et nous travaillons ardemment avec nos partenaires, le Public Système et Eventeam pour qu’il en soit ainsi.

Le deuxième projet est celui du partenariat avec un opérateur de télévision afin que, demain, soit attribué un canal sur la TNT gratuite dans le but d’y installer une chaîne 100% sport, pour tous les sports, gratuite, sans droits sportifs ou si peu, et dont la synergie avec une plateforme numérique sera la clé de la réussite. Parce que c’est un projet pour lequel le CNOSF milite farouchement depuis des années, parce que nous nous sommes mobilisés à un moment où il a été question d’un report pour des raisons de norme technique, parce que c’est de la participation du mouvement sportif que dépendra essentiellement la qualité des contenus, nous avons estimé logique et légitime l’idée d’un éventuel partenariat avec un opérateur candidat à ce canal de TNT gratuite, comme à d’autres qui auraient pu être intéressés de même avec un projet de télévision connectée ou de portail internet.
Conscients de l’importance de l’enjeu, tant pour les opérateurs que pour le mouvement sportif, nous avons effectué nos démarches dans la transparence et la clarté. Après avoir auditionné les groupes France Télévisions, Next radio TV et l’Equipe, nous avons souhaité demander un projet de convention partenariale entre chacun des opérateurs et le CNOSF.
C’est sur la base de celui-ci, et en particulier des éléments différentiant en matière de gouvernance, financement et lien avec la plateforme numérique, que le Conseil d’administration s’est prononcé sans ambigüité le 22 décembre dernier pour apporter le soutien du CNOSF au projet porté par le groupe l’Equipe.

Comme cela a été souligné à de nombreuses reprises, c’est au Conseil supérieur de l’audiovisuel, et je salue son président Michel BOYON et son spécialiste sport Rachid ARHAB, qu’il appartient de décider s’il y a lieu d’attribuer une fréquence sur les 6 en jeu pour en faire une chaîne sport et, bien évidemment, au cas où la réponse serait positive, auquel des deux prétendants L’Equipe ou Next radio TV elle serait attribuée.
La date limite pour déposer les dossiers de candidature au CSA, c’est aujourd’hui même, et la réponse est attendue vers mi mars. Une fois la décision prise, et en espérant qu’elle sera positive, le CSA fixera les dates d’émission des nouvelles chaînes. Dans le meilleur des cas, ce ne sera pas avant l’automne 2012. En attendant, nous allons voir comment poursuivre notre partenariat avec Orange, à la satisfaction je l’espère de tous ceux qui y participent et nous nous préparons à être opérationnels dès que le CSA aura pris sa décision.

Ce projet de chaîne sportive sur la TNT gratuite en liaison avec une plateforme numérique est essentiel pour le mouvement sportif, il est à lui seul l’illustration du triple P dont je parlais au début de mon intervention. C’est un projet dont la caractéristique est qu’il ne peut vivre que s’il est mutualisé et donc partagé et que nous n’aurons d’autre choix que celui de la performance pour être à la hauteur des attentes et des responsabilités.
Cette éventuelle et nouvelle chaîne sportive représenterait pour nous tous un enjeu, elle le sera aussi du point de vue de notre attractivité pour nos partenaires ou notre capacité à en séduire d’autres.

Puisque je parle de partenariat, j’aimerais bien sur saluer la présence de nombreux partenaires du CNOSF, qui sont aussi des amis, et leur dire combien leur soutien est important, non seulement sur le plan financier mais aussi, et même surtout, sur le plan de la confiance qui nous est témoignée. En cette année 2011, nous avons accueilli ALLIANZ, désormais assureur officiel, qui rejoint ainsi ADIDAS, EDF, La FDJ, Orange, Tarkett, BPCE, BMW et Somfy et porte à 9 le nombre de partenaires du CNOSF.

Outre leur engagement contractuel, nos partenaires ont même été plus loin cette année et sur deux points : le premier est relatif à leur engagement sur le Club France, ils sont en effet parmi ceux qui vont l’utiliser et le valoriser pour en faire un enjeu de relations publiques. J’espère que les opérations qui seront mises sur pied permettront à celles et ceux qui en bénéficieront d’être sous le charme et l’émotion olympique.

Le deuxième est que ce sont eux qui parrainent le Club Ambition sport, dont la présidence a été confiée à Daniel COSTANTINI et dont je vais rapidement résumer le concept. Il s’agit, là aussi, d’un projet novateur, celui d’impliquer les petites et moyennes entreprises aux côtés du CNOSF pour faire du sport un enjeu pour la France. En adhérant au Club, les entreprises membres pourront bénéficier de la possibilité d’exploiter le logo du Club ambition sport dans leur communication, elles pourront aussi nouer des relations d’affaires avec les autres entreprises membres du Club et surtout, elles permettront à leurs salariés d’être les premiers supporteurs du sport français.

C’est, en effet, dans cet aspect de développement des ressources humaines de l’entreprise que se situe l’originalité de la démarche. Les salariés qui le souhaiteront pourront recevoir chaque jour par l’intermédiaire d’une application sur téléphone mobile des informations, une interview d’un athlète olympique ou des vidéos. Ils pourront aussi gagner des places pour des événements sportifs internationaux et nationaux.

Je tiens d’ailleurs à remercier très chaleureusement l’ensemble des ligues professionnelles qui ont adhéré spontanément et ont incité leurs membres à offrir des places de stade. Le concept du Club ambition sport permet aussi de démontrer l’unité du mouvement sportif.

A ce propos, je l’avais dit l’année dernière et le redis cette année, je suis très heureux que nous ayons pu trouver avec l’Etat une solution équilibrée pour le financement de la construction ou la rénovation des stades de football en vue de l’Euro 2016, même si nous ne sommes pas totalement rassurés pour ce qui est de l’incidence d’éventuels dépassements sur la part financée par le CNDS. Espérons donc qu’il n’y en aura pas et que les devis initiaux seront respectés.

A propos de football et après avoir salué comme il se doit la qualification des féminines pour les Jeux olympiques, je voudrais remercier très sincèrement le président Noël LE GRAET pour sa compréhension à propos de ce qui aurait pu être un désaccord fâcheux, je veux parler de l’obligation faite aux athlètes de l’Equipe de France olympique de concourir aux jeux en tenue labellisée CNOSF, en l’occurrence Adidas, sauf spécificité technique autorisant un équipement dit spécialisé. Je crois qu’il était essentiel de montrer notre capacité à ce que soient respectées les règles que le mouvement sportif s’était lui-même fixées et que chacun se devait de prendre en considération. Merci donc à la fédération française de football pour sa sportivité et bonne chance pour l’équipe de France qui va disputer l’Euro 2012.

Noël LE GRAËT fait partie des présidents qui ont été élus en cours d’olympiade et tu n’es pas le seul, car cela s’est aussi produit dans d’autres fédérations olympiques. Il s’agit là d’une situation, qui, même si elle revêt un caractère exceptionnel, nous a interpellés. Au-delà des qualités indispensables que sont passion et compétence, se pose la question désormais essentielle de la disponibilité des présidents. La loi permet l’indemnisation mais il s’avère à l’usage que nombre de fédérations n’ont pu faire adopter cette possibilité dans leurs statuts, quand bien même le président en exercice précisait que la disposition ne s’appliquerait pas à lui-même.

Ces contextes d’insuffisance de stabilité, de disponibilité et d’autres, ont été parmi les éléments de discussion du groupe de travail sur la gouvernance des fédérations, animé par David LAPARTIENT et auquel nombre d’entre vous ont participé. Merci très sincèrement, cher David, à toi et ceux qui t’ont assisté, pour ce remarquable travail d’investigation dont les conclusions n’en revêtent que plus de valeur. Ton groupe fait un certain nombre de préconisations, il n’y aura de notre part aucun caractère obligatoire mais seulement de l’incitation. Sans doute faudra t’il de la pédagogie, sans doute aussi des références pour que les choses avancent.
On peut espérer néanmoins que le sujet soit abordé, discuté voire porté à expression dans chaque fédération, il en va aussi de notre propre capacité à assumer des réformes nécessaires avant qu’elles ne nous soient imposées par d’autres. Quant au CNOSF, il essaiera de donner l’exemple, nous avons prévu que le sujet des statuts serait à l’ordre du jour des prochains conseils d’administration et de l’Assemblée générale de mai 2012. La commission juridique pilotée par Jacques REY a donc de quoi égayer quelques journées de travail.

Je voudrais m’adresser très solennellement à mes collègues présidents de fédération : les textes qui nous régissent et qui sont inscrits dans le Code du sport permettent d’adapter la vie fédérale aux exigences de la société française. Celle-ci évolue et elle évolue même très vite. Demain, nous serons peut être amenés, et nous le demandons, à assurer plus de responsabilités, alors il nous appartient d’oser, d’oser aller vers une évolution de notre propre gouvernance pour être plus à même d’agir davantage dans celle du sport.

La conférence nationale du sport qui sera mise en place le 16 janvier n’est qu’un début, il faut que l’on aille plus loin et il n’y a pas de raison pour que le modèle sportif français reste une exception en Europe de l’ouest. Il faut une évolution, pas une révolution, une évolution qui respecte les acquis et les fondements du sport français, mais une évolution qui se traduise aussi par des changements.

C’est tout l’objet de la plateforme qui a été élaborée par le CNOSF en vue des élections présidentielles de 2012.
Nous savons que la crise économique est là et que demain risque d’être difficile, c’est une raison supplémentaire pour aller dans le sens des projets, du partage et de la performance. Ce fut le fil conducteur de nos réflexions.
Permettez-moi de formuler le vœu qu’elles trouvent un écho favorable auprès des principaux candidats. Chacun d’eux doit faire sien le projet de faire du sport un enjeu pour la France et c’est le but des 12 propositions que nous avons formulées pour 2012.
J’ai déjà évoqué certaines de ces propositions à travers mes propos précédents, j’aimerais vous parler quelques instants de 3 sujets suivis chacun par trois vice-présidents délégués.

Jean-Michel BRUN a en charge les relations avec les collectivités territoriales et le pilotage de la commission du même nom. Je sais que le changement doit toujours vaincre une certaine inertie mais je crois pouvoir dire que la plupart des CROS, des CDOS et des CTOS ont bien saisi l’opportunité qui s’offrait à eux de décliner sur le terrain les conventions partenariales que le CNOSF initiait au niveau national et de nous faire remonter les problématiques rencontrées sur le terrain.
Je l’ai dit et le redis, le mouvement sportif français a besoin de structures déconcentrées performantes et dont l’action s’inscrive en cohérence avec celle du CNOSF. Nous progressons, certes, mais nous pouvons mieux faire car l’harmonisation des politiques fédérales et territoriales est un challenge que nous nous devons de relever et de gagner.

2011 aura vu la naissance du CAFEMAS. Enfin ! Si je puis dire. Après 2 ans d’efforts, où l’effet facilitateur escompté n’a pas toujours été au rendez vous, nous disposons de l’outil qui va nous permettre de mieux cerner les relations entre la formation, la qualification et l’emploi. Parce que le mouvement sportif représente un formidable gisement d’emplois, nous nous devons d’être novateurs et performants. André LECLERCQ, par ailleurs élu récemment président de la Conférence permanente des coordinations associatives, et qui suit ce dossier pour le département sport et société, sait que le parcours est semé d’embûches.
Pourtant, l’enjeu est considérable et notre système ne permet pas suffisamment de mettre, d’un côté, les clubs qui pourraient créer des emplois d’accueil et d’animation et, de l’autre, celles et ceux qui aimeraient les occuper. Peut-être, le dispositif du service civique auquel nous avons largement adhéré nous aidera t’il à franchir une étape. Quant au décret qui impose un seul OPCA par branche professionnelle, on peut dire qu’il ne nous simplifie pas la vie, tant au COSMOS, qui vient de prendre, et c’est heureux, une certaine indépendance, qu’au CNOSF.

2012 sera l’année de lancement des 5 jours du sport. L’idée est venue de rassembler les journées « Sentez-vous sport » et la journée du sport scolaire et de leur adjoindre une journée du sport universitaire et une du sport dans l’entreprise, c’est aussi un enjeu et nos partenaires sont en pointe sur ce sujet. Enfin, et bien évidemment, tout cela finira le dimanche par une journée portes ouvertes dans les associations, histoire de redire que « le sport c’est bien mieux dans un club » et que tous les champions des Jeux Olympiques ont été formés dans un club. Prenez date, ce sera du 19 au 23 septembre. Françoise SAUVAGEOT et ses équipes vous attendent nombreux pour célébrer le sport sous toutes ses formes, dans toutes ses pratiques, bref dans toute sa diversité.
J’aimerais souligner à ce sujet la mobilisation des CROS, des CDOS et des CTOS et le partenariat sans faille initié avec le Ministère des sports à travers le CNDS, n’est ce pas cher Raymond-Max AUBERT, cher Julien NIZRI, pour que ce rendez vous soit un succès.

2011 a vu aussi la délivrance de l’agrément d’utilité publique, le 5 juillet, la veille du vote de DURBAN, à la fondation du sport français, fondation Henri SERANDOUR. Je crois qu’il s’agit d’une très belle forme de reconnaissance pour nous-mêmes et pour sa présidente, Edwige AVICE, que je souhaite remercier publiquement pour l’engagement très fort qu’elle met dans cette mission. Je remercie également toutes celles et ceux, élus et permanents, qui s’investissent à ses côtés. La fondation du sport français est née et bien née, elle est désormais opérationnelle, c’est à nous, c’est à vous, qu’il appartient désormais de la faire vivre en la nourrissant de vos projets.

Comme vous avez pu vous en apercevoir, Jeux olympiques, Club France, Club ambition sport, Chaîne TNT, Cluster sport, Comité stratégique, Conférence nationale du sport, Politiques territoriales, Formation et emploi, Les 5 jours du sport, Fondation du sport français, autant de projets passionnants pour faire du sport un enjeu pour la France et ce dès 2012.

Par ces temps difficiles, en aurons-nous les moyens ? Si vous demandez à Jean Jacques MULOT, il vous répondra qu’il l’espère, un trésorier est par nature prudent. Je crois néanmoins qu’il m’autorisera à dire que la maison est bien gérée par lui-même et les équipes dédiées et, en plus, certains y verront un signe en ce début d’année, l’euro a atteint son niveau le plus bas à la fin de l’année 2011. Comme c’est à cette date que se font en dollars les transactions de nos revenus relevant du contexte international, dont la part du programme TOP du CIO, ça n’est pas si anodin que cela. Quant à 2012, on sait que c’est une année à projets, donc à risques, mais nous serons vigilants.

J’aimerais terminer mon intervention par des remerciements : j’ai cité quelques élus, en particulier ceux qui font partie du bureau, mais je souhaite associer les présidents de collège et de commissions, ceux des conseils interfédéraux, l’ensemble des membres du conseil d’administration, l’ensemble des présidentes et présidents de fédération et des directeurs techniques nationaux.

Si le CNOSF représente le mouvement sportif, impulse des actions et en coordonne d’autres, ce sont les fédérations et leurs clubs qui font la richesse et les résultats du sport français. J’aimerais aussi remercier l’équipe de permanents du CNOSF animée par Stéphane GOUDEAU. Elle fait preuve d’enthousiasme et de solidarité. J’espère que tous trouvent dans leur travail au quotidien le même plaisir que les élus dans leur investissement. J’ai toujours eu à cœur de souligner que la passion était partagée, tant par les bénévoles que les permanents, tout comme la compétence évidemment.

Projets, partage, performance, que ce triple P soit au rendez vous de l’année 2012, année de tous les défis, année de tous les rendez-vous, année passionnante et excitante au possible. Il va falloir de l’énergie, du courage, de l’engagement, mais nous en avons. Ce qui compte c’est qu’il y ait du plaisir et de l’émotion et nous savons qu’il y en aura parce que c’est le sport qui sait le mieux les générer.

Merci de votre attention, bonne année à tous et vive le sport.



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CNOSF : le bureau exécutif 2009-2013

Le bureau exécutif du CNOSF pour l’olympiade 2009-2013 a été constitué le 3 juin 2009 lors de la première réunion du Conseil d’administration nouvellement élu et présidé par Denis Masseglia. Composition du bureau et des différentes commissions

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