3 questions à... Christophe Lemaitre (2ème partie)

« En muscu et en endurance, je suis nul »
Le sprinteur savoyard prépare les Jeux de Londres avec sérieux mais sans impatience. Et sait manier humour et ironie pour évoquer ses faiblesses.
Comment se déroule votre entraînement depuis le début de la saison ?
Christophe Lemaitre : Pour le moment, très bien. Je travaille dur et sérieusement, même si cette période de l’année n’est pas ma préférée. On y fait beaucoup de musculation et d’endurance, où je suis nul, parmi les derniers du club. Je m‘y entraîne depuis quatre ans, mais sans réaliser le moindre progrès. Ma saison hivernale va se réduire à deux semaines, sans la moindre compétition jusqu’à la fin février. C’est assez monotone, mais il faut passer par là.
Vous aimez l’entraînement ?
Oui et non. Il y manque le sel de la compétition, l’enjeu, l’adversité. Mais il m’arrive de prendre du plaisir dans certaines séances. Celle du mardi, surtout, la plus axée sur le sprint. Je m’y sens moi-même. A l’inverse, je n’aime pas le travail long, l’aérobie. Quant aux séances de côtes, je m’y fais, mais sans excès.
A un peu moins de 200 jours des Jeux de Londres, comment voyez-vous l’évènement ?
Pour l’instant, je le vois peu. Je ne sais pas encore sur quelles distances je vais m’aligner, nous déciderons ça plus tard avec mon coach, Pierre Carraz. Quant aux adversaires, Usain Bolt sera toujours Usain Bolt. Et Blake sera Blake. Il m’a surpris la saison dernière. Pas tellement sur 100 m, où je pensais qu’il irait plus vite. Mais son chrono sur 200 m à Bruxelles (19’’26), en toute fin de saison, m’a paru incroyable. S’il décide de doubler 100 et 200 m aux Jeux de Londres, je vais devoir le compter comme un adversaire de plus.





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