3 questions à... Alain Bernard (2ème partie)

« Je m’étonne moi-même »
Le champion olympique du 100 m nage libre à Pékin avoue s’enrichir de ses rencontres. Dans la piscine et hors de l’eau.
Etes-vous un nageur différent de celui que vous étiez aux Jeux de Pékin ?
Alain Bernard: Je crois, oui. J’ai presque quatre ans de plus. Et je me suis enrichi des différentes expériences et rencontres que j’ai eues ces dernières saisons. J’adore rencontrer des gens nouveaux, dans mon sport et en dehors. En novembre dernier, j’étais à Londres avec les autres membres du Team EDF. J’ai beaucoup discuté avec les rameurs, notamment. J’ai réalisé qu’ils intégraient, dans leur préparation, de la natation, du VTT, de la course à pied. Nous, les nageurs, on bosse seulement dans l’eau ou en musculation. J’ai aussi retenu de mon séjour en Australie la convivialité que les nageurs australiens amènent jusqu’à l’entraînement. Ils sont contents d’être ensemble, même s’ils travaillent très dur.
Et dans l’eau, êtes-vous un autre nageur ?
Ces derniers temps, je pense avoir progressé. J’ai réalisé des choses à l’entraînement, depuis la rentrée, dont je n’avais jamais été capable, même l’année des Jeux de Pékin. Cela ne s’est pas encore traduit en chronos en compétition, mais je m’étonne moi-même en termes de vitesse et de propulsion.
Votre nom a circulé comme un possible porte-drapeau de la délégation française à Londres…
Etre le porte-drapeau serait un honneur immense, mais ce n’est pas à moi de me mettre en avant. Et puis, il est très délicat pour un nageur de tenir ce rôle à cause du programme des Jeux. Nous nageons dès le lendemain. Je ne sais même pas encore si j’aurai la chance de participer à la cérémonie d’ouverture. A Pékin, je n’avais pas pu y assister.





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