3 questions à... Alain Bernard (1ère partie)

« Je vais me faire très discret »
Le médaillé d'or sur 100 m nage libre à Pékin aborde sa dernière année olympique avec envie et impatience. Mais il veut se préserver de l’attention des médias.
L’année olympique débute dans quelques jours. Comment l’abordez-vous ?
Alain Bernard: Avec beaucoup d’envie et de plaisir. Pour moi, ce sera la dernière. Je ne sais pas encore de quoi sera fait mon avenir, mais je ne prolongerai pas ma carrière jusqu’aux Jeux de Rio. Je veux donc m’entraîner, pendant ces ultimes mois préolympiques, avec le maximum de rigueur et d’attention. Soigner les détails, être rigoureux dans ma préparation, privilégier la récupération. A l’entraînement, on travaille de façon de plus en plus subtile. J’adore ça.
Une année olympique est-elle très différente des autres ?
Oui. On le sent à l’entraînement, où tout le monde est plus impliqué et concentré. Les Jeux sont encore loin, il faudra d’abord passer par les sélections nationales, aux championnats de France à Dunkerque, du 18 au 25 mars. Mais j’y pense beaucoup. Et même de plus en plus. Je veux me préserver d’une trop grande attention des médias. Alors, je vais réduire au maximum les opérations, dire non à beaucoup de sollicitations. Me faire très discret.
De quoi sera faite pour vous cette année 2012 ?
Elle débute par un long stage de trois semaines en Afrique du Sud, avec une partie de l’équipe de France. Puis je m’alignerai dans deux ou trois petits meetings nationaux. Et viendra alors le temps des championnats de France. La bataille en sprint s’annonce terrible, mais j’ai mes chances. Ensuite, on verra. Je ne fais pas de plans tant que rien n’est acquis concernant la sélection aux Jeux de Londres.





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