Le Challenge de la Fondation Française des Jeux a soufflé ses 20 bougies !
Le Challenge de la Fondation Française des Jeux a célébré ses 20 ans !

Un grand nombre de challengers avaient répondu présents pour cet anniversaire
Le Challenge de la Fondation Française des Jeux, qui, chaque mois, soutient des athlètes prometteurs, a fêté ses 20 ans lors d’une grande soirée organisée mercredi 23 novembre 2011 au Pavillon Cambon Capucines. De très nombreux lauréats parmi lesquels Stéphane Diagana, premier lauréat en 1991, Sébastien Flute (tir à l'arc, 1991), Pascal Gentil (taekwondo), Elfie Arnaud (pentathlon moderne, 2011), Nathalie Benoit (aviron handisport, 2010) étaient présents pour souffler les bougies autour de Christophe Blanchard-Dignac, président-directeur général de la Française des Jeux et Charles Lantieri, le président de la Fondation Française des Jeux.

Depuis 20 ans, plus de 330 athlètes valides et handicapés ont été accompagnés par le Challenge qui, aujourd’hui, offre une bourse de 15 000 euros à des jeunes sportifs ainsi qu’une formation d’aide à la gestion de leur carrière (média training, aspects juridiques, etc.).
Au sein de cette pépinière de talents, ce sont ainsi pas moins de 102 médailles olympiques ou paralympiques qui ont été remportées, dont quatre aux derniers Jeux Olympiques d'hiver de Vancouver et 18 à Pékin.
Samir Aït Saïd, vice-champion d’Europe aux anneaux en 2010 et au saut de cheval en 2011, 329ème lauréat du Challenge de la Fondation Française des Jeux au mois de juin 2011, n’est pas encore médaillé olympique. Il fait partie des espoirs sur lesquels mise la Fondation et goûte son adoption au sein de cette grande famille des challengers. « Cette aide m’a fait énormément de bien », témoigne-t-il. « Habitant à 800 kilomètres de Paris et l’INSEP, j’ai pu retourner plus souvent voir ma famille grâce à cette aide financière. Cela m’a fait du bien psychologiquement, m’a permis d’être plus serein à l’entraînement. On connaît tous la Française des Jeux. C’est une très belle entreprise. Obtenir une dotation de leur part représente une réelle fierté en tant qu’athlète ».

Germain Chardin (aviron) et Gwladys Epangue (taekwondo), deux challengers complices.
« Dès son lancement en 1991, ce programme était un petit bijou » note Frédérique Quentin, ancienne athlète de haut niveau, aujourd’hui chargée de mission mécénat à la Française des Jeux. « Il n’y a en effet pas beaucoup d’entreprises qui financent chaque mois des jeunes sportifs dans des disciplines connues et moins connues et qui méritent un coup de pouce. Le programme a évolué sur ces 20 ans à travers le montant des primes (50.000 francs en 1991, 10.000 euros en 2002, 15.000 euros aujourd’hui), les séminaires de formation mis en place à partir de 1999, et la fusion avec l’Université d’été des Étoiles du sport depuis 2007 ».
Cette aide, Christophe Blanchard-Dignac a d’ailleurs déclaré vouloir l’accroître encore, à l’heure où les athlètes risquent de rencontrer des difficultés accrues du fait de la crise économique… Rencontre avec Christophe Blanchard-Dignac.
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Christophe Blanchard-Dignac,
président-directeur général de la Française des Jeux :

Vous semblez très à l’aise au milieu de tous ces champions...
J’aime personnellement beaucoup le sport. Je pratiquais la course à pied par le passé, certes pas à un très haut niveau. Malheureusement j’ai eu un accident mais je joue toujours au golf maintenant. Par ailleurs, La Française des Jeux et le sport partagent de nombreuses valeurs : l’égalité des chances, le respect des règles, le côté populaire… alors oui je suis dans mon élément. Ce qui est très sympathique ce soir, c’est de voir les lauréats 20, 15, 10 ans après. Tout le monde est là, et a répondu présent. Les anciennes générations sont là avec les nouvelles. J’espère vraiment que dans 20 ans, on continuera à aider les sportifs de haut niveau. Je crois beaucoup dans l’engagement durable. C’est dans le temps qu’on arrive à avoir des résultats : ce qui paraît impossible à court terme devient possible à long terme. C’est vrai que cela fait 20 ans que nous sommes au service de haut niveau, présents au moment où les athlètes ont besoin d’être aidés - et pas seulement financièrement - mais aussi reconnus.
Certains champions présents ce soir n’étaient pas nés à la création du Challenge. Cela montre à quel point ce dernier a pris sa place dans le monde sportif…
Personnellement, je n’étais pas né à la création de la loterie française ! C’était en 1933, et pourtant je perpétue la tradition. Évidemment, je l’ancre dans le 21ème siècle, mais cela reste les mêmes valeurs de rêve, de solidarité. Je crois que c’est très important la redistribution, surtout en ce moment, où les besoins sont plus importants. C’est pour cela que je souhaite que l’on s’engage beaucoup plus, au moment où d’autres s’engagent un peu moins.

Christophe Blanchard-Dignac au milieu d'athlètes handisport challengers de la Fondation Française des Jeux
Justement, comment va évoluer ce Challenge de la Fondation Française des Jeux ? Avez-vous des projets pour la suite ?
La première étape s’effectuera lors Jeux Olympiques de Londres. On va innover en permettant à tous les médaillés challenger de la Française des Jeux de faire un don à une association de leur choix. Cela me semble important d’organiser cette chaîne de solidarité : on reçoit, alors, quand on le peut le faire, il faut savoir donner à son tour. Nous allons également étendre l’action du Challenge de la Fondation Française des Jeux à des sports individuels mais inscrits dans un collectif, comme l'aviron.
Par ailleurs, nous voulons vraiment toucher tout le parcours du sportif, à la fois les cycles de formation, le double-projet, la reconversion, le sport solidaire, le sport qui permet l’apprentissage de la vie citoyenne, l’insertion, la réinsertion, avec le tour de France pénitentiaire. Nous plaçons notre action au service des valeurs du sport, des sportifs de haut niveau et de tous les sportifs français.
Est-ce la première fois que vous réunissez l’ensemble de tous les challengers ?
Il nous est apparu avec Charles Lantieri, le président de la Fondation Française des Jeux, qu’il fallait faire connaître cette action. Non pas pour que l’on parle de la Française des Jeux, mais pour que l’on puisse démultiplier son impact et réunir cette famille absolument fantastique. Je suis heureux que de nombreux athlètes soient ici, alors qu’ils ont des entraînements ou des occupations professionnelles. Nous avons là un très beau plateau, très sympathique, très volontaire. Ces athlètes sont des modèles. Je suis persuadé qu’on a besoin de modèles et d’élites qui soient des exemples.
Témoignages de lauréats

Stéphane Diagana, champion du monde du 400 m haies (1997) et du relais 4x400 m haies (2003), 1er challenger, en 1991.
Cette aide était importante pour vous à l’époque ?
C’est une aide financière conséquente. Un euro à ce moment d’une carrière ne représente pas la même chose qu’un euro quand on a déjà la médaille de champion du monde autour du cou. A l’époque, ce n’était pas des euros mais des francs d’ailleurs. Cela m’a permis d’acheter une voiture, et donc de me rendre de l’INSEP à l’Université de Créteil, où je faisais mes études, de manière beaucoup plus confortable qu’en empruntant les transports en commun. Au-delà de l’aspect financier, c’est une reconnaissance, une marque de confiance. On se dit « Tiens, j’ai fait quelque chose pour avoir été repéré parmi tous les sportifs qui chaque année réussissent des performances. Cela signifie que mes résultats sont importants. » C’est valorisant et gratifiant car ce n’est pas tous les jours qu’une grande entreprise comme la Française des Jeux se manifeste.
La Fondation Française des Jeux vous a suivi par la suite ?
C’est plutôt moi qui ai suivi ce que faisait la Fondation. Je trouve formidable que cela ne s’essouffle pas et qu’aujourd’hui on fête ses 20 ans. L’esprit initial est toujours là. C’est vraiment bien car j’estime que c’est un besoin indispensable d’aider les sportifs à des moments aussi importants d’une carrière où ce n’est pas facile d’être soutenu. On a tendance à aider les sportifs reconnus mais quand le chemin est long, il n’y a pas beaucoup d’acteurs du monde privé autour de vous. Moi, j’ai été aidé par mon club et par ma fédération, j’avais un partenaire équipementier, mais c’est tout.
Au vu du plateau de champions réuni, on peut dire que la Fondation Française des Jeux fait de beaux paris...
C’est normal pour la Française des Jeux de faire des paris ! La Fondation, il est vrai, a réussi de beaux paris. Mais le plus important reste la symbolique. C’est la seule entreprise qui se positionne sur le sportif. En termes économiques, on parlerait de capital d’amorçage, pour amorcer les jeunes pousses. Dans le monde du sport, on a vraiment besoin d’entreprises comme celle-là.

Amélie Cazé, triple championne du monde de pentathlon moderne (2007-2008-2010), challenger du mois de septembre 2005/ 259ème :
Dans quel contexte avez-vous été lauréate de ce Challenge de la Fondation Française des Jeux ?
J’ai reçu ce prix en 2005 alors que j’avais fait quelques médailles en junior, les Jeux Olympiques d’Athènes en 2004, et mes premiers podiums en Coupe du monde en senior. Ce fut, pour moi, une belle opportunité. Cela m’a aussi permis de découvrir d’autres sportifs. On s’est retrouvé sur la presqu’ile de Gien, lors de séminaires de quatre jours et c’était juste génial. Nous avons fait plein d’activités, découvert le média-training, approché des notions juridiques et de fiscalité, reçu des conseil sur la manière de gérer son double projet… Bref, plein de tuyaux essentiels dans la vie d’un sportif de haut niveau.
Cela a été une grande aide financièrement ?
15 000 euros, ca met toujours du beurre dans les épinards, surtout dans un sport comme le nôtre où il y a plusieurs disciplines. On a besoin d’énormément de matériel. J’ai fait une bonne remise à jour de mes besoins en équitation. Et je me suis surtout offert ma première voiture - à 1500 euros - qui me dépanne bien dans Paris. Cela m’a également permis de pouvoir décompresser en allant au cinéma, de pouvoir faire un petit resto dans Paris de temps en temps. Et puis, on est cigale ou on est fourmi. Moi, j’ai un côté fourmi et j’en ai mis un peu de côté…
Avez- vous l’impression de faire partie d’une famille Française des Jeux ?
Oui, vraiment. On reçoit d’ailleurs une newsletter avec le nouveau challenger chaque mois. C’est intéressant de pouvoir suivre l’évolution même si on n’est pas dans le circuit officiel. Par ailleurs, on se rend compte en arrivant à l’INSEP qu’il y a énormément de monde qui est passé par la Française des Jeux. C’est top, cela crée des liens et des sujets de discussion.






