Wendy Jacobo, une Guatémaltèque à la Maison du sport français

Depuis le vendredi 21 octobre 2011, et pour deux mois, les départements du marketing et des relations internationales du CNOSF accueillent Wendy Jacobo, directrice adjointe du marketing au Comité Olympique Guatémaltèque, dans le cadre d’un programme de stages promu et financé par la Solidarité Olympique.
Basée à Lausanne, cette institution créée en 1961 sur proposition du président du CNO français de l’époque, le Comte Jean de Beaumont, se charge d'administrer et de gérer la distribution des droits de télévision des Jeux Olympiques auprès des CNO. Proposant des programmes mondiaux destinés à tous les CNO organisés en 4 secteurs (athlètes, entraîneurs, gestion des CNO et promotion des valeurs olympiques), ainsi que des programmes continentaux, gérés et administrés par les associations continentales elles mêmes, la Solidarité Olympique est devenue un mécanisme de redistribution exemplaire au sein de la société internationale, une émanation des principes éthiques qui régissent le Mouvement olympique.
Entretien avec Wendy pour en savoir un peu plus sur les raisons de sa venue et connaitre ses premières impressions sur le CNOSF. En français dans le texte !
Pour quelles raisons avez-vous souhaité participer à ce programme de la Solidarité Olympique et pourquoi plus particulièrement avoir choisi le Comité National Olympique et Sportif Français ?

Wendy, à droite, accompagnée du service des relations internationales du CNOSF et de Marc Andrieux, au centre, secrétaire général de la FF Haltérophilie
Tout d’abord, le département pédagogique du Comité Olympique Guatémaltèque m’a informée du fait que plusieurs CNO, via la Solidarité Olympique, s’étaient proposés pour accueillir un stagiaire en 2011. Compte tenu du profil recherché et de mes études (Wendy est diplômée en relations internationales), c’est la Solidarité Olympique elle-même qui a pris la liberté de proposer ma candidature au CNOSF.
C’était pour moi une excellente occasion de venir observer et échanger avec nos amis français et je suis certaine que je pourrai utiliser ce que j’aurai fait ici pour nourrir et développer mes activités là-bas.
Après une semaine passée au sein du CNOSF, quelles sont tes premières impressions sur les similitudes et les différences entre nos deux institutions ?
Au sein de notre CNO, nous avons une impression très positive sur le CNOSF car c’est en France qu’est né le Mouvement olympique. J’ai besoin de plus de temps pour analyser, mais je trouve beaucoup de choses très intéressantes, même s’il y a finalement assez peu de différences du point de vue organisationnel.
Ce n’est pas vraiment une différence, car je sais que cela existe ici aussi, mais au Guatemala, nous avons décidé de développer les formations pédagogiques spécifiques à destination des élus et des athlètes. C’est l’une de nos priorités.
Par contre vous avez la chance d’avoir des possibilités que nous n’avons pas, car la France est un grand pays avec beaucoup de moyens. Vous avez, par exemple, de nombreux athlètes de haut niveau alors que nous n’avons pas encore eu de médaille olympique. Mais nous en espérons une bientôt !

La délégation guatémaltèque a d’ailleurs récemment participé au Jeux Panaméricains de Guadalajara au Mexique. Quels ont été vos résultats ?
Le Guatemala a participé à tous les Jeux Panaméricains depuis leur création en 1951 et c’est, à ce jour, l’édition durant laquelle nous avons remporté le plus de médailles. Nous avons terminé à la onzième place du classement des médailles (42 délégations sont engagées). C’est une grande satisfaction car, pour nous, ce sont les Jeux les plus importants après les Jeux Olympiques. Ils nous permettent de nous mesurer avec certaines des plus grandes puissances sportives du monde, telles que les États-Unis, le Canada ou encore le Brésil, et ce résultat nous donne beaucoup d’espoir pour Londres 2012.






