Comité national olympique et sportif français

Comité national olympique et sportif français

Ancien site, retrouvez le nouveau : cnosf.franceolympique.com


 

Aiguebelette 2015, une « victoire d'équipe »

 


Illustrations : CG73 - Candidature d'Aiguebelette

Lundi 5 septembre 2011 à Bled (Slovénie), au terme des championnats du monde, le Congrès de la Fédération internationale d’aviron (Fisa), a choisi à une très large majorité d’attribuer les Mondiaux 2015 à Aiguebelette (Savoie), déjà organisatrice en 1997. La France accueillera la compétition pour la deuxième fois, mais cette fois, l’enjeu sera plus grand puisque ces championnats du monde seront qualificatifs pour les Jeux Olympiques de Rio 2016.

« Nous sommes très honorés d’avoir été choisis par la Fédération internationale. Vraiment très fiers. C’est une victoire d’équipe. La fédération, le département de la Savoie, Jean-Claude Killy… tout le monde a bien travaillé » a réagi Jean-Jacques Mulot, président de la Fédération française des sociétés d’aviron.


Jean-Jacques Mulot, président de la FFSA

« Cette désignation a été la bonne nouvelle du lundi matin, après une semaine un peu difficile sur le plan sportif » a-t-il reconnu. En effet, tournée au plébiscite, cette élection a sans doute été un véritable baume. Avec 110 voix obtenues sur 143, le Congrès a pleinement validé le choix soumis par le Conseil, au grand dam des candidatures de Varèse (Italie) et Strathclyde (Grande-Bretagne).

« Il y avait cinq candidats à l’origine », explique Jean-Jacques Mulot. «Deux ont renoncé tout juste avant la présentation officielle devant le Conseil d’administration de la FISA, en juin 2011 à Hambourg. Nous avons alors été désignés comme étant le candidat qui serait soumis au vote du Congrès, en septembre. Certes, c’était une prise de position mais ce n’était pas une désignation, les deux autres candidats l’accompagnant au scrutin final. Il fallait confirmer ce choix et ce n’est pas toujours le cas. C’est ainsi qu’en son temps nous avions pu renverser la tendance et obtenir l’organisation des championnats du monde junior d’aviron à Brives en 2009 ».


Vue du lac d'Aiguebelette

Pour cela, l’équipe de candidature disposait d’un premier atout : « C’était un très bon dossier, bien monté par le Conseil général de Savoie. Nous avons fait une bonne présentation à Hambourg. Celle-ci a été décisive, nécessaire mais pas suffisante. Il restait derrière à convaincre les électeurs. Nous commençons à connaitre pas mal de monde. Nous avions par ailleurs un dossier bien sécurisé financièrement par le Conseil général et le Conseil régional, nous disposions de l’appui du gouvernement, du Président de la République… c’est véritablement une victoire collective ».

Indéniablement, l’unité des acteurs semble avoir eu son importance. « Nous étions plusieurs à quadriller le terrain », confirme Jean-Jacques Mulot. « Jean-Claude Killy a été présent très tôt aux côtés du Conseil général et nous a aidés à convaincre un maximum d’électeurs. Hervé Gaymard, le président du Conseil général de la Savoie, s’est montré très actif également. Tous deux étaient d’ailleurs à Hambourg en juin. Il y a eu une très bonne osmose entre tous les acteurs de la candidature. Une bonne complémentarité, un travail d’équipe. Je pense que cela s’est ressenti chez les présidents des fédérations étrangères, les votants. Tout était bien ficelé », conclut le trésorier du CNOSF.


Cliquez pour agrandir

Aiguebelette ayant accueilli son premier et seul mondial en 1997, les infrastructures nécessitaient une nouvelle vision, tant pour convaincre que pour célébrer au mieux l’aviron en 2015. De fait, « certains investissements sont prévus dont le maitre d’ouvrage sera le Conseil général, puisque le bassin appartient au département », précise Jean-Jacques Mulot. « Le tracé du bassin va changer par rapport à ce que l’on connaissait jusqu’ici, notamment par rapport à celui de 1997. Nous allons installer un nouveau balisage. Le lac est profond. Cela pose donc certains problèmes techniques ainsi que des coûts supplémentaires. Nous allons également bâtir une nouvelle tour d’arrivée et aménager une zone dans les 250/300 derniers mètres. Ce sera un site beaucoup plus compact. »

« Un événement mondial d’aviron en France, sur notre territoire, apportera un éclairage médiatique supplémentaire pour un sport qui en a besoin », conclut Jean-Jacques Mulot. « Nos athlètes seront à domicile pour jouer la qualification olympique pour Rio. Aller chercher les Jeux devant son public constituera une super motivation. L’objectif avoué pour nous sera également de booster le développement de la pratique de l’aviron en France, comme en 1997 avec l’accroissement du nombre de licenciés, et de démontrer le savoir-faire de l’organisation française, notamment dans la perspective d’obtenir, un jour, les Jeux olympiques d’été ».


Retrouvez les publications officielles du CIO


Rapports officiels des Jeux Olympiques, Charte olympique, rapports marketing du CIO, Revue olympiques...


Zoom

Echanges sportifs franco-allemands, une passion au-delà des frontières

Lire

 

 

Accéder au contenu du site | Accéder aux principales rubriques du site | Accéder à la recherche | Accéder au début de la page