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JO 2018 : séance d'information au CIO

 

JO 2018 : séance d'information au CIO

Source : Annecy 2018 (photo YP Médias - Jean-Pierre Vidal, Jean-Claude Killy, Guy Drut, Charles Beigbeder, Pernilla Wiberg, Denis Masseglia et Jean-Luc Rigaut devant le Musée Olympique).


Les 18 et 19 mai 2011, une délégation d’Annecy 2018 était à Lausanne pour la séance d’information sur les candidatures 2018 aux 88 membres du CIO présents (sur les 115 que compte l'institution).

Cette délégation était composée de Guy Drut et Jean-Claude Killy, membres du CIO, Denis Masseglia, président du CNOSF, Chantal Jouanno, ministre des Sports, Charles Beigbeder, président d’Annecy 2018, Jean-Luc Rigaut, maire d’Annecy, Pernilla Wiberg et Jean-Pierre Vidal, vice-présidents d’Annecy 2018, Perrine Pelen et Denis Barbet, ambassadeurs sportifs d’Annecy 2018.

Le 18 mai au Musée Olympique, de 11h15 à 12h45 (45 minutes de présentation et autant de questions-réponses), la délégation a présenté, à huis-clos, aux futurs électeurs de Durban le concept proposé pour accueillir les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2018, puis a tenu une conférence de presse à 16h45 au Beau-Rivage Palace. Cette présentation était accompagnée d'un message de soutien de Nicolas Sarkozy ainsi que de trois vidéos de présentation et de soutien à la candidature.

Le 19, Perrine Pelen et Denis Barbet étaient aux côtés de Gwendal Peizerat sur un showroom consacré à la candidature dans la salle de conférence de l'Hôtel Lausanne Palace.

EXTRAITS

Jean-Claude Killy
« La proposition d’Annecy 2018 n’est pas ordinaire. Elle vous entraîne joyeusement dans l’histoire des sports d’hiver en France mais elle vous projette aussi vers un futur responsable et humain. Son enjeu est de saisir l’opportunité d’atteindre l’excellence chaque fois qu’elle se présente. Notre slogan, vous le connaissez : « La Neige, la glace et vous… » Ce « Vous », est une main tendue. Deux bras grand ouverts. C’est l’invitation à accepter notre hospitalité, à partager tout ce que nous avons de meilleur et à participer à ces Jeux Olympiques de 2018 à Annecy. C’est une invitation chaleureuse, sincère, d’Annecy, des Alpes et de la France… »

Guy Drut
« Organiser les Jeux Olympiques de 2018 à Annecy, c’est créer pour les sports d’hiver une formidable vitrine pour assurer leur développement. Et ce, dès à présent, pendant les sept années à venir et, bien entendu, longtemps après. Nous bâtirons un pôle d’excellence sportive pour tous les athlètes, valides ou en situation de handicap, de tous les pays. Ceux d’hiver, bien sûr, mais aussi ceux d’été qui y trouveront une formidable base de préparation et de compétition. Peut-être que notre plus bel héritage sera le moins perceptible : nous promettons d’être des gardiens raisonnés et enthousiastes de la flamme olympique et de la rendre plus vive encore ».

Denis Masseglia
« Dans un rayon de seulement 14 km autour de la ville d’Annecy, auront lieu les Jeux Paralympiques les plus compacts de l’histoire. Un village unique, des cérémonies de remise de médailles dans un cadre majestueux aménagé devant le lac, une organisation spécifique pleinement intégrée au COJO, un niveau de service identique à celui des Jeux Olympiques… tout a été pensé par des athlètes pour que d’autres athlètes vivent leur rêve dans les meilleures conditions. Ces Jeux Paralympiques, garantis par un fort soutien de l’Etat, offriront, nous en sommes convaincus, l’opportunité de modifier durablement les attitudes à l’égard du handicap ».

Chantal Jouanno
« Annecy est la première destination mondiale pour les sports d’hiver. Elle offre aux Jeux une exposition internationale incomparable : 10 millions de visiteurs par an, venant de plus de 100 pays. Autant de personnes auprès de qui nous pouvons promouvoir l’Olympisme durant les sept prochaines années. Le développement durable est au cœur du projet d’Annecy 2018. Nous voulons faire des Jeux le vecteur d’une nouvelle empreinte en matière de croissance pour les sports d’hiver, sur le long terme ».

Charles Beigbeder
« C’est en s’appuyant sur la formidable plate-forme authentique et mondiale que représente la première destination de sports d’hiver au monde qu’Annecy 2018 captera l’imagination de millions de spectateurs, contribuant ainsi à promouvoir les Jeux non seulement dans une ville, un pays, un continent, mais aussi partout dans le monde. Annecy 2018 souhaite travailler en partenariat avec le CIO afin de garantir la continuité du statut dont jouissent les Jeux d’hiver, à savoir, l’un des événements mondiaux majeurs. Mesdames et Messieurs les membres du Comité international olympique, permettez-nous de vous remercier pour nous avoir donné l’occasion de vous faire partager notre vision des Jeux qui – si nous avons l’honneur et le plaisir de remporter cette candidature – auront un impact positif sur l’ensemble des sports d’hiver partout dans le monde. Dans le cadre de cette phase finale de la campagne, il est crucial de continuer à rencontrer les acteurs de la grande famille olympique, d’écouter leurs commentaires et d’apprendre de leurs expériences. À 49 jours de la date butoir, notre équipe fera tout ce qui est en son pouvoir pour convaincre les membres du Comité International Olympique qu’Annecy 2018 est bel et bien la meilleure candidature pour le Mouvement Olympique dans son ensemble ».

Jean-Luc Rigaut
« Annecy 2018 offrira une expérience unique vécue à l’unisson par tous les visiteurs sans oublier les événements culturels et les cérémonies, au cœur des communautés et des sites proposés. Chaque site, qu’il soit nouveau ou simplement modernisé – est pensé pour son utilisation à long terme, avec un financement garanti, représentant au total un investissement de 561 millions de dollars dans le sport. Nous sommes fiers de cette proposition, ainsi que de notre plan de livraison des Jeux. Notre stratégie consiste d’abord à utiliser les infrastructures existantes et les services éprouvés qui accueillent des millions d’amoureux de la montagne chaque année, à les intégrer entièrement à notre plan le plus compact possible pour organiser les Jeux et à compléter par de nouveaux investissements, là où c’était nécessaire ».

Pernilla Wiberg
« L’implication des sportifs dans cette candidature garantit aux athlètes une expérience unique. Le rassemblement des épreuves de neige et de celles de glace permettra non seulement à chaque athlète et chaque responsable, mais aussi à chaque spectateur et sponsor de l’événement, de vivre une expérience riche et complète des Jeux d’hiver ».

Jean-Pierre Vidal
« Notre but est d’organiser le plus grand évènement sportif d’hiver et d’offrir aux athlètes des équipements et des conditions irréprochables sans dénaturer cet environnement inestimable. Nous avons la chance rare de bénéficier d’un terrain de jeu naturel extraordinaire avec une topographie et des conditions météorologiques idéales. Tous nos sites de neige sont situés entre 900 et 1900 mètres d’altitude. Des températures hivernales et un enneigement naturel abondant y sont garantis, assurance pour les sportifs, au cœur de toutes nos réflexions, de pouvoir se concentrer avant tout sur leur compétition ».

Source : Annecy 2018

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Les grandes lignes du rapport de la commission d'évaluation du CIO

La Commission d’évaluation du Comité international olympique a rendu public, ce mardi 10 mai 2011, son rapport d’évaluation relatif aux villes candidates à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2018. Revenant sur chaque thème du dossier technique, le rapport de la commission d’évaluation résume chaque intention de la candidature avant de se prononcer sur leur réalisabilité et leur apport aux Jeux olympiques.

Introduisant ses propos par une vision globale des trois candidatures, la commission estime « que les villes candidates pourraient toutes trois accueillir les Jeux Olympiques d'hiver en 2018, chaque ville offrant un concept et une vision qui lui sont propres [et] que le concept de chaque ville est viable » et note que les projets présentés « sont tous d'un niveau extrêmement haut ».

Le rapport de la commission d'évaluation du CIO

Annecy 2018, « un modèle réalisable »

Annecy reçoit son premier bon point dans les propos liminaires de la commission, qui estime « que le concept des Jeux soumis par Annecy 2018 pourrait être un modèle réalisable en termes de durabilité pour une édition des Jeux Olympiques d'hiver. »

Entre autres points positifs, la commission note que « la plupart des terrains requis pour la construction et les opérations des sites de compétition appartiennent au comité de candidature et [que] le risqué lié à l'achat des 8 % restants est limité ». Elle souligne par ailleurs que « la plupart des sites de compétition seraient situés dans ou près de zones aménagées existantes, ce qui est pratique et évite de construire sur des terrains non aménagés ».


La commission d'évaluation au travail à Annecy en février dernier

Le CIO met par ailleurs en avant la place des athlètes dans la conception du projet d’Annecy. En particulier, elle note que « l’emplacement proposé et la configuration générale des sites de compétition d'Annecy 2018 et des villages olympiques se sont relativement inspirés des idées des athlètes. »

Concernant ces derniers, la commission présente des villages « prenant en considération les besoins des athlètes, notamment celui d'être près de leurs sites respectifs ». Par ailleurs, aux côtés des villages principaux d'Annecy et de Chamonix (sports de glace et de neige) et de celui de St-Jean-de-Sixt (ski nordique et biathlon), « l’hébergement supplémentaire » de La Plagne (bobsleigh/luge/skeleton), « serait considéré comme un village olympique », la commission laissant présager de cette dispersion des contraintes pour les CNO.

« 80 % des athlètes à moins de 10 minutes de leurs sites de compétition respectifs »

Néanmoins, au-delà du nombre de villages, la commission apprécie le fait que ceux-ci, « associant neige et glace, permettraient aux athlètes d'assister plus facilement en tant que spectateurs aux compétitions dans des sports autres que les leurs », et qu’ils soient « conçus de façon à réduire au maximum les temps de trajet pour les athlètes. En effet, dans l'ensemble, 80 % des athlètes seraient à moins de 10 minutes de leurs sites de compétition respectifs ».

En la matière, l’appréciation relative aux transports est positive, puisque, « avec les projets d’amélioration du réseau ferré et des transports publics, la commission pense que les exigences en matière de transport olympique seraient satisfaites », malgré des lacunes concernant certaines familles de spectateurs ou d’acteurs des Jeux olympiques, en particulier les médias : « Dans l’ensemble, le plan de transport d’Annecy 2018 est bien pensé pour les athlètes et la plupart des autres groupes de clients olympiques, ainsi que pour la majorité des spectateurs attendus nombreux aux Jeux. Le groupe de clients qui rencontrerait le plus de difficultés serait les médias en raison de la dispersion et du nombre élevé d’hébergements dans tout le secteur ». De fait, « en tant qu’une des principales destinations touristiques en France, il y aurait suffisamment de possibilités d’hébergement dans la région pour les spectateurs et les visiteurs », néanmoins, « la dispersion des logements et le nombre d’établissements pourraient impliquer des difficultés sur les plans opérationnel et financier ».

La commission souligne par ailleurs que « le plan de transport comprend de nombreuses mesures avant-gardistes en termes de transport respectueux de l’environnement ainsi que des modèles de déplacement plus durables en réduisant au minimum l’utilisation des véhicules et en utilisant au maximum les transports publics. Les importantes améliorations qui seraient apportées au système ferroviaire constitueraient l’héritage le plus significatif à long terme pour la région d’Annecy-Chamonix-Genève et encourageraient un système de transport plus durable, conformément à la vision des Jeux d’Annecy 2018 ».

Le plan environnemental d’Annecy 2018 : « un catalyseur et un modèle de développement durable »

En termes d’héritage, le CIO note également la préoccupation liée aux handicapés, inscrite dans le projet Annecy 2018 : « le plan d’héritage consiste notamment à améliorer l’accessibilité d’une manière générale, à accroître la participation des personnes souffrant d'un handicap à la vie sportive et à donner à ces dernières la possibilité de pratiquer des activités sportives et récréatives durant toute l’année », apprécie la commission. De même, « l'utilisation post-olympique des bâtiments permanents et des structures temporaires qui seraient déplacées répond à des objectifs de durabilité tant sur le plan environnemental que financier ».

Soulignant la place octroyée à la jeunesse dans le projet annécien, le CIO précise que certaines informations ou lignes budgétaires prévisionnelles restent insuffisantes, notamment en matière de communication, appelant à une veille ultérieure en cas de désignation, pour veiller à la bonne exécution du programme annoncé.

Notant la qualité d’enneigement de la région et l’expérience française en termes d’accueil de compétition internationales, la commission estime qu’Annecy et la Haute-Savoie peuvent être considérées comme un environnement sûr, présentant peu de risques pour les Jeux, et précise notamment que « les services proposés par les agences de sécurité sont de grande qualité et les propositions soumises pour assurer la sécurité aux Jeux devraient garantir un environnement sûr ».

Mais la véritable force du projet d’Annecy 2018 tient dans son environnement naturel et son approche durable : « La durabilité et la protection de l'environnement sont un élément clé de la candidature d'Annecy. La commission estime que le plan environnemental proposé pour les Jeux est exhaustif et novateur et que la manifestation olympique ferait office de catalyseur et de modèle de développement durable ».

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Conférence de presse de Denis Masseglia et Charles Beigbeder

A la suite de la publication du rapport de la commission d'évaluation du CIO, mardi 10 mai, Denis Masseglia, président du CNOSF et Charles Beigbeder, président du GIP Annecy 2018, ont donné une conférence de presse à la maison du sport français à Paris.

Denis Masseglia
« Ce qui ressort de manière essentielle du rapport de la commission d'évaluation, c'est que nous sommes confortés dans le choix qui avait été le notre : le rôle tenu par les athlètes dans la conception du projet est souligné. Nous avons toujours dit que nous voulions organiser des Jeux conçus par les athlètes, portés par les athlètes et faits pour eux. Nous devons tout mettre en oeuvre pour qu'ils s'expriment dans les meilleures conditions. La commission du CIO nous fait donc le meilleur compliment possible. Nous avons également toujours souhaité une candidature pour le futur, et c'est aussi indiqué dans le rapport. Quant au fait qu'elle soit au coeur des montagnes, cela va de soi. Par conséquent, les trois principaux atouts de la candidature sont mis en avant par la commission d'évaluation. L’examen attentif de ce rapport confirme que nous sommes bien dans la course. Il nous reste deux mois pour convaincre les membres du CIO que les atouts dont nous venons de parler sont déterminants pour le choix qu'ils auront à faire....»

Charles Beigbeder
« Je suis très heureux du contenu de ce rapport. Il souligne que notre candidature est d’un niveau élevé, qui démontre les progrès réalisés ces derniers mois. Il confirme que notre dossier est excellent. Notre projet est identifié comme une candidature pour le futur, une véritable plateforme pour promouvoir l'olympisme, un modèle de développement durable. Le rapport de la commission d’évaluation du CIO souligne également le rôle joué par les athlètes dans la co-conception des sites de compétition et les questions d'accessibilité. Notre système de transports est considéré comme avant-gardiste. La prochaine étape pour nous, c’est Durban le 6 juillet. Le rapport explique que le CIO aura le choix entre trois concepts très différents, et nous allons consacrer les prochains jours à tout faire pour mettre en lumière la force de notre dossier, notre vision, notre concept qui se démarque des autres projets. Nous voulons organiser des J.O. authentiques au cœur des montagnes dont plusieurs générations se souviendront.»

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Dans le même temps, Jean-Luc Rigaut, maire d'Annecy et Jean-Pierre Vidal, vice-président du comité d'Annecy 2018, se sont livrés dans la ville candidate au même exercice que Denis Masseglia et Charles Beigbeder.

Jean-Pierre Vidal
« Nous sommes heureux que la Commission d’Evaluation ait estimé que notre concept pourrait être un modèle réalisable en termes de durabilité. Elle considère notre plan de transports comme bien pensé pour les athlètes et la plupart des autres groupes de clients olympiques, ainsi que la majorité des spectateurs. La commission estime enfin que le plan environnemental proposé pour les Jeux est exhaustif et novateur. Nous ne pouvons que nous en féliciter.»

Jean-Luc Rigaut
« Notre concept des Jeux répond à nos ambitions : pour les athlètes, au cœur des montagnes et pour assurer le futur… Le plan de transports est un challenge, comme pour toutes les éditions de Jeux Olympiques d’hiver. Nous avons développé le nôtre pour garantir que 80% des athlètes accèdent en moins de dix minutes à leurs sites de compétition. Plus généralement, notre territoire est remarquablement desservi par les réseaux aérien (30 minutes nous séparent du premier aéroport international), autoroutier et ferroviaire et constitue la première destination mondiale pour les sports d’hiver.»

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