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Jean-Claude Killy et Guy Drut, membres du CIO : Annecy "est dans la course".

 




Jean-Claude Killy et Guy Drut, membres du CIO en France, ont apporté tout leur soutien et leur expertise à la candidature d'Annecy à l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver 2018. Pour la visite de la Commission d'Évaluation, mais aussi bien avant, depuis le vote de désignation de la ville française pré-requérante. Ils reviennent sur la qualité de la candidature proposée et sur leur rôle pour la suite des événements.

Co-organisateur des Jeux Olympiques d’Albertville 1992, membre du Comité International Olympique depuis 1995 et président des commissions de coordination des JO de Turin 2006 et Sotchi 2014, Jean-Claude Killy fait référence en matière de Jeux Olympiques d’hiver. Et, pour lui, « ce qui doit toujours primer, c’est un excellent équilibre entre la politique, la technique, les champions, le privé, les sponsors locaux, régionaux, internationaux. Quand on trouve ces grands équilibres, on avance beaucoup plus facilement.. ». Sur ce point, Jean-Claude Killy apprécie tout particulièrement « la nouvelle gouvernance simple, compréhensible, transparente, comme elle aurait dû l’être dès le début ».

Guy Drut : «Ravi de l'implication totale de la République Française »

A l’issue de la visite de la commission d’évaluation du CIO, le triple champion olympique de Grenoble est donc optimiste : « Je crois qu’on est passé d’un programme qui n’était absolument pas vendable à un programme magnifiquement vendable et je crois qu’il a été bien vendu. Nos interlocuteurs du CIO et les techniciens, les experts, ont compris que c’était un programme dessiné pour le sport, pour les athlètes, pour le bon déroulement de bons Jeux Olympiques de montagne ».

Guy Drut, pour sa part, se déclare « ravi de l’implication totale de la République française. Derrière le Président de la République, le Premier ministre, les ministres, ont sent une volonté totale. De plus, chacun reste dans son domaine. A aucun moment on peut dire que le dossier devient politique. Le CIO demande des garanties, des assurances, des soutiens. Le Président de la République a clairement exprimé que nous voulons accueillir les Jeux Olympiques ».

Concernant le Bureau international, Guy Drut a expliqué : « Je suis chargé de mettre en place une espèce d’orchestre symphonique avec un mouvement d’ensemble, les musiciens qui vont jouer la partition, et quelques solistes. Je dois suggérer au chef d’orchestre diverses interventions, divers messages, pour promouvoir la candidature à travers le monde. A travers les possibilités que nous aurons, ce sont désormais plus les solistes qui vont entrer en piste pour essayer, chacun dans un domaine et avec une clientèle précis, de convaincre les membres du CIO que le meilleur choix qu’ils peuvent faire, c’est le nôtre.
C’est loin d’être joué. Certains membres attendent le rapport, le technical briefing du mois de mai ou la dernière présentation à Durban pour se faire une idée définitive. Tant qu'on gagne, même à une voix près, je signe tout de suite. J’ai été champion olympique avec 3 centièmes d’avance, ça ne me gène pas du tout de gagner Annecy avec une voix d’avance.
».

Jean-Claude Killy : « Un dossier sans risque »

Le champion olympique de Montréal a par ailleurs exprimé : « le sportif d’été que je suis est complètement impliqué dans cette candidature pour l’organisation de JO de sports d’hiver…et je ne suis pas le seul. Il est important que la France entière, que ce soit la France diplomatique, politique, sportive, s’approprie le dossier et en parle en monde entier. C’est un travail de tous les instants qui doit cependant se faire sans lasser les membres du CIO. C’est un équilibre. Il faut les connaitre pour ça. Je pense qu’il y en a qui savent dès aujourd’hui pour qui ils voteront. Le vœu de Coubertin était de faire des Jeux Olympiques qui sont des Jeux pour tous les sports. Notre proposition ouvre une nouvelle vision, différente, soulignée par Gunilla Lindberg, un dossier porté par des athlètes qui ont un rôle important à l’intérieur du dispositif. Par des athlètes, avec des experts. Pour tous les athlètes des sports d’hiver, olympiques et paralympiques. Cette force, cette différenciation, c’est d’apporter une nouvelle vision, une nouvelle dimension ».

« Comme Guy Drut, je suis à la disposition dans mes domaines de compétences. Je le suis depuis le premier jour, mais d'une manière discrète, ce qui n'interdit pas l'efficacité » avait rappelé Jean-Claude Killy quelques jours plus tôt, le 4 février dans Le Dauphiné libéré. Pour sa première prise de parole publique en 2011, Jean-Claude Killy avait été sans détour : « avec Annecy, on ne se trompe pas ». Il l’affirmait, « ce dossier est sans risque » et soulignait, « c'est sain d'avoir des athlètes qui sont montés au sommet de l'échelle et ont voix au chapitre (...) Nous pouvons organiser de magnifiques Jeux d'hiver. Quand vous parlez de Chamonix, de La Clusaz, du Grand-Bornand, d'Annecy à côté de Genève, il n'y a pas besoin d'explication de texte ».

Toutefois, « ça ne signifie pas qu’on va gagner, que les autres sont moins bons, du tout », précise Jean-Claude Killy. « On est dans la course. Annecy n’a jamais été dans la course jusqu’au 22 juillet. Aujourd’hui on peut dire qu’il faut être totalement positifs. On va gagner ou pas, je n’en sais rien. Les autres sont-ils forts ? Je le pense. Les chances ?... On est trois… donc pourquoi pas un tiers chacun. ».
« Mon rêve, déclare-t-il, ce serait vraiment que les Jeux d’hiver reviennent en Savoie Mont Blanc. Ce serait fantastique. »

La course est donc relancée et, jusqu’à l’élection de Durban, le 6 juillet 2011, Jean-Claude Killy le prédit : « Ça va être cinq mois assez marrants à regarder ».

 

 

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