Vers une deuxième conférence nationale du sport
- 1 . Imaginer le sport des années 2010 à 2020
- 2 . Réactions à la proposition de Denis Masseglia
- 3 . Un grand succès pour le forum Sport Loisir Tourisme et Territoires
- 4 . Les territoires au coeur du projet sportif
- 5 . Les partenaires du CNOSF s'exposent au Salon des maires
- 6 . Une place de choix pour Annecy 2018
Imaginer le sport des années 2010 à 2020

Denis Masseglia, président du CNOSF
Le Village des Sports du Salon des Maires et des Collectivités Locales, ouvert le 22 novembre, a connu un moment fort, mercredi 24 novembre 2010, avec la clôture du Forum Sport, Loisir, Tourisme et Territoire (SLTT) par madame la ministre des Sports Chantal Jouanno et Denis Masseglia. Le président du CNOSF a proposé la tenue au cours du premier semestre 2011 d'une deuxième "Conférence nationale du sport" autour des quatre acteurs que sont le Mouvement sportif, l'Etat, les collectivités territoriales et le monde économique, afin d'imaginer ce que sera le sport des années 2010 à 2020, dans une gouvernance rénovée, partagée, optimisée pour le bien du sport français.
En guise d’introduction, Patrick Bayeux avait posé les éléments de la réflexion, en revenant notamment sur l’évolution de l’organisation du sport en France. Le coordonnateur du SLTT notait en particulier qu’à partir des années 1970, « les pratiques sportives se diversifient, se démocratisent, le nombre de licenciés est multiplié par trois. C’est toute l’organisation du sport qui en est modifiée. Son corollaire a été la professionnalisation du sport, l’apparition du sport professionnel, de structures sportives professionnelles et l’émergence d’un certain nombre d’acteurs privés dans ce qu’il convient d’appeler aujourd’hui la gouvernance du sport. On assiste aussi à cette période aux premières lois de décentralisation, au renforcement de l’intercommunalité et, dans un contexte financier très confortable, les collectivités ont très largement utilisé la clause générale de compétence pour développer des politiques sportives. Mais ce qui marque cette période, c’est la complexité de l’organisation du sport. Multiplicité des acteurs, des territoires, diversité des finalités assignées au sport (santé, tourisme, loisir…). Aujourd’hui, nous souhaitons dépasser cette complexité. »

Le président du CNOSF a justement prononcé un discours mobilisateur autour des enjeux du sport pour la France.Il convient selon lui de dépasser cette complexité pour établir une nouvelle gouvernance. « Ce qui nous rassemble », a-t-il expliqué, « c’est l’envie de faire pratiquer le plus de Français possible et, pour ce qui nous concerne, de faire en sorte qu’il y en ait le plus possible dans les 175 000 associations qui représentent le mouvement sportif, le premier mouvement associatif du pays. Il est toujours bon de le rappeler. Ce mouvement représente une force essentielle pour l’équilibre sociétal du pays. Au-delà, il a un rôle sur le plan de l’éducation, du lien social, de l’animation territoriale, Il a aussi une importance sur le plan économique. Il a enfin un rôle essentiel d’intégration qu’il lui vaut d’être un vecteur identitaire de la France. Le sport peut et doit devenir un véritable enjeu pour la France ».
Pour accélérer cette prise en compte du sport, Denis Masseglia a insisté sur le rôle joué par les quatre acteurs du sport, avec, aux côtés du mouvement sportif, l’Etat, « indissociable et dont il ne faudrait pas imaginer demain qu’il puisse se retirer de la chose sportive », les collectivités territoriales, « à la fois les communes, les départements, les régions, dont l’investissement global représente 10,5 milliards d’euros, ce qui est énorme », et le monde économique « qui aspire à d’avantage de participation, pas simplement auprès de ce qui brille ».
Deux mots importants : « Ensemble et partage »

« On peut dialoguer, discuter, imaginer ce que peut être le paysage de la gouvernance de demain », a poursuivi Denis Masseglia, « la meilleure manière d’augmenter la synergie de tous les acteurs du sport, de leur permettre de travailler ensemble, d’optimiser les actions des uns et des autres et d’éviter que parfois elles se superposent, sera d’abord de faire ensemble qu’ils se réunissent, qu’ils échangent, et qu’à travers la volonté de chacun naisse ce qui sera le modèle sportif français de demain. Je n’ai jamais dit qu’il fallait une révolution. Il faut simplement imaginer une évolution. On peut l’avoir à partir du moment où il y a une volonté.
Pour moi, il y a deux mots importants : ensemble et partage. J’ai toujours dit qu’il fallait imaginer une gouvernance partagée à responsabilités réparties. Les données sont simples : nous sommes devant une situation où il ne peut plus être question d’Etat-Providence. Il ne peut pas être question non plus que, demain, il n’y ait plus de financement public du sport. Il faut simplement qu’on réinstalle le sport dans ce qu’il doit être, c’est-à-dire un élément essentiel de l’équilibre de la société française ».

En guise de perspective, le président du CNOSF a formulé une proposition, celle d’une deuxième conférence nationale du sport : « Beaucoup de collectivités, lors des discussions sur la réforme territoriale, nous ont dit "à quand une deuxième conférence nationale du sport pour qu’on évolue ?". Le CNOSF qui a signé une convention avec le monde économique, sait que de ce côté aussi, il y a une attente. Alors, faisons le pari que les quatre acteurs, vous-même, en tant que représentante de l’Etat et ministre de plein exercice, ce qui est important à souligner, les collectivités territoriales, avec toutes les représentations qui sont les leurs, le monde économique, et évidemment le mouvement sportif, imaginent ensemble la prochaine conférence nationale du sport, que celle-ci se tienne rapidement, dans le courant du premier semestre de l’année 2011, et qu’elle imagine dans un forum ce que sera le sport des années 2010 à 2020, dans une gouvernance rénovée, partagée, optimisée pour le bien du sport français ».

Denis Masseglia, Chantal Jouanno et Jean-Michel Brun, vice-président délégué du CNOSF
Cette volonté d'une nouvelle conférence nationale du sport est pleinement partagée par les dirigeants du CNOSF, au premier rang desquels Jean-Michel Brun, vice-président délégué "Sport et territoires" du CNOSF, l'un des acteurs les plus engagés dans ce domaine. « Il nous appartient d’imaginer pour l’avenir les conditions et modalités d’évolution du modèle sportif français, dans un cadre permettant à tous les acteurs de trouver un positionnement adapté dans l’intérêt bien compris du sport et dans une démarche d’intérêt général. Une Conférence Nationale du Sport devrait permettre la réunion de tous les acteurs, dont l’État, les collectivités publiques et les partenaires privés, pour impulser une dynamique nationale en faveur d’une qualité de l’offre de la pratique sportive sur l’ensemble du territoire et pour toutes les populations ».
Succédant au président au pupitre à Denis Masseglia, la nouvelle ministre des Sports, Chantal Jouanno a d’abord présenté sa vision de ses nouvelles fonctions et de l’orientation qu’elle comptait donner à son ministère. « Madame Jouanno est apparue comme quelqu’un d’authentique, de spontané, qui vient du milieu, qui est humble et qui cherche à apprendre. Son discours est séduisant et j’ai trouvé que cela partait plutôt bien » a jugé Jean Vintzel, président de la Fédération sportive et culturelle de France.
Chantal Jouanno a par ailleurs répondu à Denis Masseglia en soulignant tout d’abord qu’effectivement, l’Etat ne pouvait agir seul en matière sportive : « Il faut avoir la modestie de reconnaitre que l’Etat ne peut pas porter ce sujet seul. Nous ne sommes pas sur un ministère régalien, mais sur un ministère qui a un rôle d’impulsion, de facilitateur, dont la seule ambition est qu’un maximum de personnes fassent du sport, qu’on ait un maximum de médailles et qu’on ait un sport sain, qui incarne toutes les valeurs auxquelles nous tenons tant. »
Chantal Jouanno : « J’ai besoin de vous »

Chantal Jouanno, ministre des Sports
Au-delà de cette précision politique, la ministre des Sports a fait le constat d’un financement qui, déjà, implique une pluralité d’acteurs autres que l’Etat dont il convient nécessairement d’envisager les modalités d’une coordination la plus efficiente possible : « On pose toujours la question du sport sous l’angle des moyens. Les moyens, on les a. Au budget que l’Etat consacre au sport, il faut rajouter les financements des collectivités, toute la partie venue du privé et les moyens humains qui sont considérables. Les acteurs du sport sont extrêmement nombreux. Le vrai sujet aujourd’hui, c’est de voir comment on met ces moyens en cohérence les uns et les autres. Comment on fait cette co-construction. Nous voulons une grande nation sportive, et pour cela, je vais être très simple : j’ai besoin de vous. Je viens devant vous avec pas mal d’humilité sur ce sujet. Depuis trente ans, le paysage du sport s’est profondément modifié. On a l’économie privée du sport, les collectivités, les entreprises, le mouvement sportif, les associations de la jeunesse, de l’éducation populaire, de l’environnement et, au milieu de tout cela, il y a l’Etat. Et l’Etat ne peut pas définir seul les règles du jeu. »

Finalement, Chantal Jouanno a donné un écho favorable à la proposition de Denis Masseglia, tout en précisant la méthode qui sera la sienne et en apportant une ouverture, celle de la société civile : « On a tous bien conscience que l’on est là sur un enjeu de société, pas sur un enjeu technique. On a tous bien conscience qu’il faut savoir qui fait quoi, qu’il faut bien clairement définir les responsabilités des uns et des autres. Dans cette première étape, mon ambition est d’être à l’écoute d’un maximum de personnes, de recevoir, de consulter. Mais il faut aller au-delà et envisager la participation de la société civile à la construction de la politique sportive. Il faut mettre autour de la table les différents acteurs, mais pas seulement les acteurs du sport, mais aussi ceux de la société parce que le sport parle à la société, qu’il développe des valeurs pour la société qui vont au-delà du monde du sport. Je suis vraiment convaincue que c’est une méthode qui marche. Dans un temps relativement court, on peut clarifier ces points et déterminer la nouvelle politique du sport en France. Je suis totalement à votre disposition pour travailler. Mon rôle est d’être un entraîneur et d’œuvrer avec vous. Dans les toutes prochaines semaines, on va définir cette méthode de travail, les sujets que l’on veut étudier et la manière de nous organiser. »
Rendez-vous est donc pris. Après la réforme des collectivités territoriales cette année, la gouvernance du sport sera à coup sûr au cœur de l’actualité en 2011, pour une réforme appelée de tous.
Réactions à la proposition de Denis Masseglia

Frédéric Pietruszka, président de la Fédération Française d’escrime :
J’ai toujours suivi Denis par rapport à cette gouvernance partagée. Je pense que c’est absolument indispensable. Relancer le sujet me parait primordial pour l’avenir du sport français. Il y a une écoute. On a vu aujourd’hui avec la convention signée avec l’AMF que les collectivités territoriales sont à l’écoute. Je pense qu’avec Madame Jouanno, le gouvernement est également à l’écoute. Reste à convaincre les partenaires privés de s’investir aux côtés des trois autres acteurs.
Il nous faut ces rencontres afin que les partenaires privés imaginent bien quel pourrait être leur rôle dans la gouvernance du sport français parce que si on ne leur donne pas, ils ne viendront pas. Les quatre acteurs se situer par rapport à la gouvernance future. Le sport se vit au travers des clubs et des communes. Il faut que les maires de France aient un contact avec le sport national avec le CNOSF, pour que l’on puisse ensemble travailler sur le sport à la base, la relation entre les clubs et les collectivités territoriales et particulièrement les communes et les villes. A nous de faire en sorte que ce soit une bonne coordination et que du haut en bas de la pyramide tout le monde trouve sa place et collabore.
Raymond Max-Aubert, président du Conseil d’administration du Centre National pour le Développement du Sport (CNDS) :
Je reconnais là un souci constant du président Denis Masseglia de mettre en place une gouvernance qui soit partagée et consensuelle entre l’Etat, le mouvement olympique et sportif, et, naturellement, les collectivités territoriales. Que cette évolution sorte d’une nouvelle réunion proche des Etats Généraux du sport tels qu’ils avaient été organisés par Jean-François Lamour me parait une bonne idée. Ils ont été lancés en 2002, se sont déroulés en 2003 et ont été à l’origine d’une évolution réelle et intéressante de la gouvernance du sport. Aujourd’hui, il me semble effectivement intéressant de faire le constat de ce qui a été mis en place, de l’efficacité de l’évolution de cette gouvernance. Le cas échéant, projeter cette gouvernance dans un sens de plus grande convergence entre les différents acteurs me parait tout à fait positif. Je pense par ailleurs qu’il est également important de souligner l’action qui fut celle d’Henri Sérandour en ce sens.

Le CNDS a été créé avec deux préoccupations principales : d’abord assurer une certaine pérennité dans le financement du sport. Et je crois que, depuis 6 ans, nous avons montré que les moyens alloués au sport ont tendance à augmenter, et c’est une très bonne chose. En tout cas, ils ne sont pas remis en cause chaque année comme ils l’avaient pu l’être auparavant. Mais le second objectif de la création du CNODS, c’était d’élargir le dialogue traditionnel entre l’Etat et le mouvement sportif à une gouvernance partagée entre l’Etat, le monde sportif et les collectivités territoriales. Vous savez à quel point les collectivités territoriales portent le sport, le sport bénévole, le sport sur le terrain, au niveau des communes, des départements, des régions. Vous savez à quel point on a craint que la nouvelle loi sur les collectivités territoriale n’exclue les départements et les régions de leur implication dans le sport. Je crois que cette crainte a été dissipée et ceci grâce en particulier à l’action du Comité national olympique et sportif français. En tout état de cause, cela prouve bien qu’à partir du moment où l’on considère les collectivités comme des partenaires majeurs, il faut les faire rentrer dans la gouvernance du sport.

Richard Dacoury, chef de projet chez Coca-Cola, ancien international de basket :
La démarche est saine et répond parfaitement à la réalité de notre époque. Le sport évolue. Il s’enrichit, notamment au niveau professionnel. Il prend une large part dans l’économie. Il faut absolument que nos institutions, nos cadres évoluent avec lui. Cette évolution est inéluctable, impérative. Il faut juste avoir l’intelligence de bien déterminer le rôle de chacun. Et que tous respecte ce pour quoi il s’est engagé. Le sport doit rester gouverné par des institutions proches des licenciés, des pratiquants. En revanche, tout autant que les collectivités et l’Etat doivent financer le sport, le secteur privé doit avoir la possibilité de s’associer à cet effort là. Ils ont une dimension citoyenne et responsable qui est de plus en plus perçue. C’est un besoin et que nous, partenaires privés, l’entendons tout à fait clairement. Il y a matière à travailler. Aujourd’hui, je suis incapable de dire où l’on doit s’arrêter quant à la place du privé dans de cette gouvernance. Que l’on ait une voix dans cette gouvernance, je trouve ça plutôt très bien. En revanche, je pense que l’on doit être consultés, mais pas décisionnaires… mais c’est mon avis.

Bernard Amsalem, président de la Fédération française d’athlétisme :
L’Etat n’a plus les moyens financiers de ses ambitions. Il a tout intérêt à réfléchir avec le mouvement sportif à une nouvelle de gouvernance pour le sport en France où il pourrait continuer à jouer un rôle dans son domaine de prédilection, les lois, les règles, le domaine régalien de l’état, et laisser au mouvement sportif, avec ses partenaires naturels que sont aujourd’hui les collectivités et les partenaires privés , la liberté d’organiser le sport. C’est déjà grandement le cas, mais il faut leur laisser complètement la main, comme dans les pays modernes, évolués. Il faut sortir d’un système qui a certes fait ses preuves, mais qui est devenu obsolète et qui n’est plus digne d’un pays moderne… nous sommes au XXIe siècle, nous ne sommes plus au XIXe siècle.

Jean-Pierre Champion, président de la Fédération française de voile :
Je découvre cette proposition de conférence nationale, mais c’est intéressant bien évidemment, en particulier dans le contexte de l’arrivée d’une nouvelle ministre qui a l’air à la fois passionnée par le sport et par la politique et qui a sans doute les moyens de faire avancer les choses. Après, tout dépend ce que l’on appelle la gouvernance. De fait, en ce qui concerne notre fédération, comme pour d’autres, cela se fait depuis longtemps. Chacun fait un peu cela à sa manière. Est-ce qu’il fau l’institutionnaliser et l’encadrer, je n’en sais rien, pourquoi pas. En tous cas, s’il s’agit de se mettre en accord avec ce principe, cela ne nous pose aucun problème puisque l’on pense la même chose.
Jean Vintzel, président de la Fédération sportive et culturelle de France :
Cette proposition est intéressante. J’adhère absolument à la vision de Denis Masseglia. Il est en plein dans le réalisme de ce qu’il faut faire. Entre le souhaiter et l’obtenir, il y a un cap, mais c’est la démarche incontournable aujourd’hui. La conférence s’inscrit dans ce cadre là. La ministre n’a pas fait obstruction à l’idée de travailler sur le partage, ce qui me parait nécessaire aujourd’hui. C’est une vision tout à fait d’actualité de la part du président du comité olympique. Il s’agit d’avoir un véritable partage, un véritable équilibre entre les différents acteurs.
Un grand succès pour le forum Sport Loisir Tourisme et Territoires
Comme tous les deux ans sur ce Salon de la Porte de Versailles, l’Agora accueillait les interventions du Forum Sport Loisir Tourisme et Territoires (SLTT), ouvert cette année par Bertrand Jarrige, directeur des Sports et Denis Masseglia, président du CNOSF.

Pour Patrick Bayeux, maitre de conférences en gestion et droit du sport à l’Université de Toulouse et coordonnateur du SLTT : « Le Forum continue dans la lignée des précédents, c'est-à-dire depuis 1993. La différence fondamentale est que nous sommes dans un cadre plus prestigieux ce qui nous permet une exposition plus importante. On est à Paris et on peut avoir des personnalités. La ministre est venue conclure, le président du CNOSF est venu à la fois à l’ouverture et à la conclusion. Le président de l’AMF est venu, grâce au CNOSF, mais c’est une dimension très particulière que l’on ne pourrait pas avoir en province par exemple. C’est une vraie réussite. »
Six forums ont été programmés cette année autour des thématiques suivantes :Pratique physique, santé et bien-être un enjeu d'éducation, de société ?
Des vice-présidents délégués du CNOSF interviennent

Pour Jean-Michel Brun, vice-président délégué "Sport et territoires" du CNOSF, qui est intervenu mercredi 24 novembre, « la présence du CNOSF au Salon des Maires 2010 marque une volonté affirmée de consolider le positionnement du mouvement sportif et de son organisation comme un des principaux acteurs de la vie sociale, de la coopération et de la dynamique des politiques sportives locales, en harmonie avec les priorités des collectivités territoriales en particulier ». Pour lui, « les missions d’intérêt général du mouvement sportif doivent continuer à se développer dans notre pays. La diversité des pratiques et l’accueil de tous les publics constituent une valeur ajoutée concernant tout à la foi l’utilité sociale, l’éducation, le bien-être et la santé, l’aménagement du territoire, l’économie, l’emploi… (…) Le CNOSF, en lien avec les 107 fédérations sportives qui le composent, et au travers de ses 131 Comités Olympiques et Sportifs Régionaux, Départementaux et Territoriaux, est un acteur permanent contribuant au développement du sport. Cette démarche s’inscrit notamment dans l’élaboration d’axes stratégiques de coopération et de co-construction des politiques sportives territoriales aux côtés des collectivités locales. ».
La veille, c’est Françoise Sauvageot, vice-présidente déléguée "Sport et diversité des pratiques" du CNOSF qui s’était exprimée dans l’Agora : « Nous étions sur la problématique Sport, santé bien-être, un enjeu de société. Nous avons traité cette question sous trois angles singulièrement complémentaires. D’abord les tendances, avec un consultant qui avait des chiffres à nous donner. Ensuite, j’ai présenté l’action des fédérations et des clubs sportifs face à l’évolution de la demande. Nous avons terminé sur les collectivités territoriales et la manière dont elles font, de leur côté, évoluer leur fonctionnement ».

Une expérience et des échanges très riches. « Au-delà des chiffres, nous avons pu éclairer sous forme d’exemples qui sont en fait notre quotidien les évolutions qui existent au sein des fédérations. La prise en compte de ce concept du sport santé est indéniable, même si c’est un peu plus difficile en sport collectif. On a montré comment, en initiant des journées comme celles de septembre, nous pouvons travailler tous ensemble en ce sens, avec les fédérations affinitaires et multisports en particulier. Mais on a aussi vu les limites. On ne peut pas tout faire. Il y a des pratiques libres, dans les sports urbains notamment qui sont difficiles à encadrer avec les moyens qui sont les nôtres au niveau du mouvement sportif ».
Au final, Françoise Sauvageot a exprimé toute sa satisfaction et tout l’intérêt du CNOSF à prendre part aux débats du Forum Sport Loisir Tourisme et Territoire, ainsi bien sûr qu’au Salon des Maires : « Les partenaires privilégiés des fédérations et des clubs, ce sont les collectivités territoriales. A travers le Salon, nous pouvons les rencontrer, mieux les connaître et mieux nous faire connaître, le CNOSF comme les fédérations, à travers notamment tout qu’ils déploient au-delà des compétitions, dans des domaines peu médiatisés ».
Les territoires au coeur du projet sportif
Il y a quelques années, le CNOSF avait développé une communication sur le thème, «le projet sportif au cœur des territoires ». Aujourd’hui, il semble que le slogan inverse soit tout autant justifié, tant les territoires sont également au centre du projet sportif.
Pour Bernard Amsallem, président de la Fédération française d’athlétisme (FFA), « Aujourd’hui, les collectivités sont les principaux bailleurs de fond du sport en France et je pense que la relation avec les collectivités doit être de plus en plus proche. La question de la gouvernance est d’actualité. A l’avenir sans doute, le CNOSF et les collectivités auront à jouer un rôle prépondérant dans ce domaine ».
Mouvement sportif/collectivités : la perception commune d’un rapprochement nécessaire.

Bernard Amsalem (à gauche)
Et ce rapprochement, Bernard Amsalem l’a entamé depuis déjà quelques années : « Depuis que je suis président de la FFA, j’ai développé beaucoup liens avec les collectivités, nous avons à peu près une douzaine de conventions de partenariat avec des régions, des départements et des villes, des conventions pluriannuelles. Elles nous permettent d’avoir une stratégie territoriale et de développer l’athlétisme sur les territoires, soit au travers de la pratique quotidienne avec tous les axes de développement que nous avons mis en œuvre depuis plusieurs années, en particulier dans le domaine de la santé (l’athlé-santé), mais aussi dans celui de la visibilité à travers les compétitions que nous organisons, meetings, compétitions nationales, championnats de France ou championnats internationaux. Nous avons pris le parti de la collectivité depuis 10 ans, parce que nous sentons bien que les enjeux pour le développement du sport se situent sur les territoires. C’est l’avenir du sport. C’est déjà aujourd’hui une réalité forte. Et c’est pour le sport de demain un enjeu formidable de développement ».
La visite de Jacques Pellissard, président de l’Association des Maires de France, et de Gérard Larcher, président du Sénat, lundi 22 novembre sur le stand du CNOSF démontre que cette perception d’un rapprochement entre les collectivités et le mouvement sportif est partagée.

Jacques Touroude
Ainsi, pour Jacques Thouroude, la participation de l'Association Nationales des Elus en charge du Sport (ANDES) qu’il préside, est aussi « une occasion d’échanger avec l’ensemble des fédérations présentes sur ce Salon ». Jacques Touroude précise : « La réforme des collectivités territoriales, de la fiscalité, les contraintes d’ordre économique ou technique sont au cœur de l’actualité. Notre vocation est essentiellement d’échanger dans le cadre des bonnes pratiques pour essayer de faire en sorte que, demain, nous ayons un fonctionnement qui soit le plus harmonieux possible. C’est ce à quoi nous essayons de travailler. Dans le cadre de la réforme territoriale, il y aura tout à inventer, notamment par rapport à la perte de compétence générale pour l’investissement. Il faudra que les régions, les départements, définissent des chefs de file, les domaines, les sujets. Tout cela est à construire ».
Équipements, intercommunalités, accueil d’athlètes… des coopérations déjà bien établies
Au sein de ce Salon des Maires, les exemples de coopération entre institutions sportives et collectivités ne manquent pas. Il règne en réalité une atmosphère chaleureuse où élus et dirigeants manifestent parfois une sincère proximité.
Il en est ainsi d’Alain-Bernard Boulanger, maire de Villeneuve-la-Garenne et premier vice-président du Conseil général des Hauts-de-Seine qui témoigne de ses 17 ans de coopération avec l’UCPA concrétisés par un Centre hippique et une fosse de plongée exceptionnels et aux taux d’utilisation réconfortants. « On ne peut pas parler simplement de rapports formels », confie-t-il. « Il y a une participation de l’UCPA dans l’ensemble de la vie locale qui va au-delà du simple service que l’on peut attendre d’une institution qui a la délégation de service public ».

Alain-Bernard Boulanger
Et ce soutien, Alain-Bernard Boulanger semble l’avoir apprécié tant il reconnait la difficulté qui peut être pour un élu, celle de gérer des équipements sportifs : « Dans un certain nombre de quartiers, ces projets d’équipements sont des projets difficiles. Il ne s’agit pas simplement d’assurer le service, mais d’aller bien au-delà et permettre à chacun de bien comprendre que dans une société comme la nôtre, la société n’est pas celle d’une vie une côte à côte, mais d’une vie ensemble, une vie qui doit être avec l’intérêt pour le voisin ».
La vie ensemble, c’est également par l’intercommunalité qu’elle s’exprime où comment deux identités locales fusionnent au sein d’une entité sportive afin d’en assurer un meilleur développement. Frédéric Fraisse, chef du service jeunesse et sports du Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence fait ainsi partager à Bernard Ponceblanc, président de la commission équipement du CNOSF, l’expérience de l'Union Laragne-Digne constitué des deux équipes de basket-ball de ces deux villes pourant séparées d’une petite heure de route, mais qui ont fusionné dans une seule structure associative intercommunale à des fins de performance sportive notamment.

Le stand du CNOSF sur ce Salon des Maires 2010
« Ma crainte c’est qu’à moyen terme, il y ait une des deux entités qui prennent le pas, ou un changement politique, un changement de dirigeant », relève cependant Bernard Ponceblanc qui formule une autre approche : « Je pense qu’il faudrait raisonner en termes de bassin de vie. J’aimerai que l’on soit capable de dire, sur un bassin de vie de 15/20 000 habitants, il faut une piscine, une salle omnisport, un gymnase et que les élus soient capables de se coordonner en ce sens en évitant les doublons et les manques ».
Frédéric Fraisse a par ailleurs constaté une présence plus importante que les années précédentes d’élus territoriaux sur le village du sport. Il en tire un certain optimisme : « Quand des élus viennent discuter avec nous, techniciens sur des problèmes de fond, c’est intéressant, parce que ce sont les décideurs. Quand, en tant que technicien, on fait des notes pour expliquer qu’il faudrait développer tel projet, mener telle action, on se heurte à une vision politique, financière. Là, ils ont des échanges avec un ensemble de techniciens et d’autres élus, qui leur permettent de prendre des positions plus favorables. »
Les territoires dans le projet Londres 2012
Il est enfin une déclinaison sans doute plus ponctuelle mais néanmoins très porteuse, celle de la participation des territoires français aux Jeux Olympiques de Londres. Chef de mission de la délégation française pour ces Jeux, Bernard Amsallem se réjouit de l’ambition territoriale développée à cette occasion : « On va faire les Jeux de Paris à Londres ! C’est vrai que nous avons eu du mal à digérer la défaite il y a cinq ans déjà, mais nous avons une grande chance : c’est qu’ils vont se dérouler juste à côté de chez nous ! Il ya des territoires, le Nord-Pas-de-Calais, la Normandie et même la Bretagne qui sont en façade avec la Grande-Bretagne. Il y a pour ces territoires une opportunité de visibilité, et des enjeux de développement économique et touristique grâce à ces Jeux. Le CNOSF doit encourager ces collectivités et signer des conventions de partenariat car il ya des équipes qui viendront de très loin et qui auront besoin de sites pour se préparer au calme et, tout le monde le sait, nous avons là une qualité de vie exceptionnelle, en France et dans ces régions en particulier. Par ailleurs, je pense que cela peut-être un élément de dynamisation du développement du sport dans ces régions, une espèce de mobilisation des collectivités et de toutes les associations sportives autour d’elles. »

La Seine-Maritime, un tremplin pour les Jeux
Et le constat est là, à l’instar de la première convention signée avec la Seine-Maritime, les collectivités sont partantes ! « Les collectivités sont candidates », confirme Bernard Amsallem. « Elles souhaitent jouer un rôle, mais je pense que le CNOSF aurait intérêt à prendre des initiatives avec elles, pour éviter que les Régions entrent en concurrence. Elles sont les unes à côté des autres. Il faut continuer, organiser, piloter de manière rationnelle l’engagement de ces collectivités par rapport à cet évènement qui a lieu dans 18 mois seulement. Il ne faut pas qu’il y ait des difficultés alors que les Jeux sont une fête Il faut que tout le monde en profite, tous les territoires qui sont très bien placés par rapport à la Grande-Bretagne. Il faut que le CNOSF organise tout ça en prenant des initiatives. Par exemple, réunissons les départements, les régions lors d’une réunion de travail et voyons comment nous pouvons ensemble partager les projets, la fête, de manière à ce qu’ils ne soient pas concurrents mais complémentaires. »
Les partenaires du CNOSF s'exposent au Salon des maires
Espace privilégié de contact avec leur marché et de rencontre avec les professionnels de ce dernier, le Salon des maires est le rendez-vous privilégié de certains partenaires du CNOSF. Au sein du Village des sports, deux d’entre eux ont tenu des stands particulièrement visités : Coca-Cola et Tarkett.
Coca-Cola fait bouger la France

Richard Dacoury était présent pour assurer la promotion du programme qu’il pilote depuis 3 ans avec Coca-Cola, « Le sport ça me dit ». De son aveu même, le « cube » se porte très bien. « Je suis toujours prudent parce que j’ai envie que le programme s’inscrive dans la durée », nuance néanmoins l’ancien joueur du CSP Limoges. « On a été heureux de constater que le nombre de villes a encore beaucoup progressé cette année. On est passé de 270 l’an passé à 370. Il y a toujours de plus en plus de jeunes qui, grâce au « sport ça me dit », découvrent des sports et les pratiquent, dans le cadre du programme mis en place à raison de 850 sessions ces deux dernières années. C’est important et plutôt rassurant. A travers le Salon des maires, on a pu constater que les villes découvrent et apprécient le concept, le programme et sa facilité d’utilisation ; donc oui, je reconnais que tout se passe bien ».

Pour le programme « Le sport, ça me dit », la participation au Salon des maires est très porteuse. « C’est un vrai succès » juge clairement Richard Dacoury. La qualité des visiteurs est en particulier très intéressante pour Coca-Cola. « C’est vraiment l’endroit où il faut être pour faire la promotion du programme et le faire connaître à une population qui est très qualifiée. C’est décidemment celle que nous tout tentons de contacter au long de l’année : les maires, les adjoints au sport, les directeurs des sports ou d’animation. C’est là qu’il faut être. La réponse est immédiate. On voit l’importance du nombre de villes et le bond en avant que l’on a fait d’une année sur l’autre, c’est dû à notre présence sur le Salon des maires l’an passé et à la légitimité que l’on acquière dans nos démarchés régulière et pérennes auprès de ces élus et responsables. Les gens sont toujours aussi intéressés. Ils ont entendu parler du programme, sans en connaître le contenu réel ou sa mise en place et le fait de le découvrir sur le salon est en général suivi d’effet ».

Et, d’une année sur l’autre, pour amener plus de villes encore à rejoindre le programme et pour fidéliser les liens établis avec les communes qui l’ont déjà adopté, Coca-Cola apporte des évolutions dans le programme : « Chaque année, depuis 2008, année de naissance du programme, on s’engage, dans la mesure du possible, à faire évoluer son contenu en changeant au moins deux éléments par édition. Cette année, le badminton et le baseball ont disparu au profit du tir à l’arc et du golf. Ces derniers sont toujours associés à nos fondamentaux que sont le football, le hockey-sur-gazon, l’indiaka et le bump-ball, une animation sportive plus qu’un sport, que j’adore. Il est très ludique, très accessible. C’est ce que nous recherchons, pour que les enfants puisse découvrir le plaisir du jeu et de se rencontrer. »
L’ambition de Richard Dacoury pour l’année 2011 passe par le chiffre symbolique de 500 villes engagées dans le programme : « Ce serait vraiment très chouette. Après, si on atteint le capital-ville 450 ce sera vraiment très bien aussi. Ce qui est important c’est que ce programme vive, qu’il vive bien, que les enfants et les villes continuent à le découvrir et que les municipalités soient satisfaites de ce programme en termes de politique de développement du sport pour la commune, parce que c’est un outil qui y participe. Nous sommes ravis de ce succès, de ce partenariat gagnant-gagnant entre les municipalités, le ministère des Sports, le CNOSF et Coca-Cola. Ce sont quatre acteurs de la société française qui se doivent de participer au développement du sport en France ».
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Tarkett : « Le synthétique, ça marche »

Le son de cloche et la satisfaction sont identique du côté de Tarkett fieldturf : « Pour nous, le Salon des maires est vraiment le moment majeur de notre métier dans l’année », explique Chris Le Gal, directeur commercial Tarkett France. « Notre participation y est importante, en termes de notoriété, au vu des participants à ce salon, et au niveau des contacts qui ont trait à notre profession. Les visiteurs viennent sur notre stand avec des questions, des projets précis, que ce soit sur la partie indoor ou outdoor, sur des gazons synthétiques, des projets de terrain, etc… Il y a donc beaucoup de trafic, lié à l’importance du stand, mais aussi à la largeur de notre gamme. Comme on couvre tous les types de terrains sportifs existants, on a finalement beaucoup de questions potentielles et les gens viennent se servir de notre expertise pour faire avancer leurs projets qu’ils soient en phase initiale ou de finalisation pour le dernier détail qui manque ».

Chris Le Gal
Et force est de constater que depuis quelques années le marché du sol sportif synthétique s’est considérablement développé, à l’appui notamment d’innovations technologiques. Il n’y a qu’à observer les allées du Salon pour constater que la concurrence est là : « Le synthétique, ça marche. C’est un produit qui est en fort développement, qui a de plus en plus d’avantages, économiques, écologiques, en taux d’utilisation, en temps d’utilisation. Vous pouvez laisser des gens jouer 24h/24 j’ai envie de dire, alors qu’on doit forcément laisser reposer un gazon naturel. C’est un produit qui est vraiment technique, il y a des évolutions, on est à la proue de ces technologies là et ça fait notre différence.»

Outre le CNOSF, Tarkett, dont le président Michel Giannuzzi, est particulièrement réceptif aux perspective d’une gouvernance partagée du sport a développé des partenariats ciblés, en particulier avec le basket-ball. L’Astroballe de Villeurbanne vient ainsi d’être équipé d’un nouveau revêtement synthétique élaboré par Tarkett. Pour autant, pas question de courir après d’autres partenaires de prestige : « On reste sur nos principaux partenariats que sont évidemment le CNOSF, la FF Basket-ball ou effectivement l’ASVEL. Ce partenariat est un peu plus récent et nous resterons actifs pour le faire vivre au jour le jour. Ce parquet a des qualités techniques mais aussi esthétiques, il donne envie. On souhaite rester investis dans le basket-ball mais en restant fidèles à nos partenariats qui représentent assez bien les valeurs que l’on défend, ce que l’on a envie d’être ».
Une place de choix pour Annecy 2018

Dans le cadre de ce Salon des maires et des collectivités 2010, une place de choix avait été attribuée à la candidature d'Annecy à l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver 2018.
Un écran géant situé à l'entrée du Hall 5 diffusait en effet en boucle un clip de soutien de la candidature, avec en particulier des messages venus de grands sportifs français, d'hiver bien sûr, mais également d'été, tel Zinedine Zidane. « C’est vraiment super ! » a commenté Jean-Luc Rigaut. « Quand je suis arrivé devant le hall, je me suis arrêté 2 minutes. On a des images fabuleuses de nos Alpes, on a le son qui va avec. Ça donne vraiment envie. »

En visite, sur le Village du sport, le maire d’Annecy ne cachait pas son enthousiasme à participer à ce Salon : « Pour un maire, le Salon des maires est l’occasion d’avoir quelques rendez-vous avec des collègues. C’est un point de rencontre qui nous permet de travailler ensemble sur des sujets communs. Mais ma présence aujourd’hui aux côtés du CNOSF et de Denis Masseglia, c’est d’abord en soutien au mouvement sportif en général et pour accompagner l’image de la candidature d’Annecy à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2018. Le forum et la mise en valeur du mouvement sportif et de son interface avec les politiques sportives et la lisibilité offerte aux maires peut aider à montrer que l’on peut porter sur tous les territoires des politiques sportives et ce, de manière simple, ça me fait plaisir parce que j’ai la prétention d’être l’un des 36 000 maires qui fait cela. »






