Comité national olympique et sportif français

Comité national olympique et sportif français

Ancien site, retrouvez le nouveau : cnosf.franceolympique.com


 

Sportifs civils de la Défense, une signature pour 10 champions

 

10 champions recrutés par la Défense


José Marajo, Conseiller sport du commissaire aux sports militaires, Isabelle Severino, vice-présidente du CNSOF et le Général Renaud, commissaire aux sports militaires - Photos : CNSD

Vendredi 22 octobre, la Maison du sport français a accueilli la signature des contrats de 10 sportifs de haut niveau devenus par cet acte civils de la Défense.
Ces conventions procèdent d’un accord interministériel entre le ministère des Sports et le ministère de la Défense en date de 2003 et par lequel le ministère de la Défense met à disposition du sport de haut niveau 80 postes militaires et 10 postes civils de la Défense.
Les frères Fabrice et Jérôme Jeannet, Maureen Nisima (escrime), Frédérique Jossinet (judo), Jérôme Thomas (boxe), Manuela Montebrun (athlétisme), Jocelyn de Grandis (tir à l'arc)… tous ont précédemment été civils de la défense.

Cette année, une cinquantaine de dossiers avaient été présentés par les Fédérations avant d’être examinés par une commission multipartite : ministère, CNOSF, INSEP… Sur les dix dossiers retenus, sept dossiers l’ont été pour une nouvelle adhésion : Julie Bresset (Cyclisme, VTT), Michaël d’Almeida (Cyclisme – Vitesse), Vincent Lecrubier (Canoë-kayak), Audrey Tcheumeo (Judo), Yasmina Aziez (Taekwondo), Guillaume Burger (Canoë-kayak)
Trois athlètes ont par ailleurs été reconduits pour deux ans : Émilie Fer (Canoë-kayak), Stéphane Houdet (Tennis handisport) et Nicolas Lopez (Escrime).

« Le premier employeur des sportifs de haut niveau »

« Nous sommes très fiers de ces athlètes choisis par le ministère de la Défense, très fiers que le ministère s’associe à ce projet qui perdure depuis très longtemps, puisque le ministère est le premier employeur de sportifs de haut niveau. » a déclaré Isabelle Severino, vice-présidente du CNOSF et co-présidente de la Commission des athlètes de haut-niveau du CNOSF qui représentait Denis Masseglia et Jean-Luc Rougé, en déplacement à l’étranger.


Les généraux Béhotéguy (à gauche) et Renaud.

Le partenariat entre la Défense, le ministère des Sports et le mouvement sportif sont désormais anciens et bien établis. « On se rappelle notamment de l’épopée mythique du bataillon de Joinville qui s’est éteint avec la fin de la conscription en 2002 », évoque ainsi le général Renaud, commissaire aux sports militaires, commandant le Centre National des Sports de la Défense à Fontainebleau. « Mme Alliot-Marie et M. Lamour ont décidé en 2003 d’engager un nouveau processus de partenariat, un accord cadre qui fixe cette participation de la Défense qui tout naturellement devait être prolongée pour que la Défense soit exemplaire en matière de condition physique, en matière de sport et contribue au nom de la France via le sport de haut-niveau. Dans l’accord cadre, il est heureux que nous ayons pensé à avoir une dizaine de postes de civils de la Défense. Ce ne sont pas des "sportifs civils de la Défense", mais des "sportifs, civils de la Défense" : ils sont partie intégrante de la Défense. Cela leur donne des droits et des devoirs, bien évidemment. » a-t-il complété.

Une grande famille associative

Président de la président de la Fédération des Clubs Sportifs et Artistiques de la Défense, (FCSAD), le Général Béhotéguy a lui aussi tenu à préciser la nature du lien qui associait désormais ces champions à la Défense : « En intégrant le ministère, ils intègrent aussi notre grande famille associative, la fédération qui sera à vos côtés lorsque vous préparerez votre reconversion. On attend aussi de vous une présence à nos côtés de temps en temps lors de manifestations, parce que c’est le rayonnement du sport français que vous représentez qui nous aide aussi à avancer ».

Franck Escoffier représentant le département vie de l’athlète du ministère des Sports, a tenu à remercier particulièrement le général Renaud « pour l’effort qu’il fait au quotidien pour la réussite de nos sportifs de haut-niveau ». Rappelant que « le ministère de la Défense est le premier partenaire en matière d’insertion professionnelle et est un réel atout pour la réussite du sport français au niveau international », Franck Escoffier a souhaité faire part aux sportifs de la chance qu’ils ont d’entrer dans ce dispositif : « Il vous donne la possibilité de vous former sans avoir à vous soucier du plan matériel. Vous recevez une rémunération pour cela et c’est vraiment un grand atout pour votre réussite. Le dispositif est très léger, il pose peu de contraintes et je suis très attaché à ce que vous soyez exemplaires sur celles-ci. Je suis très attaché à ce que vous honoriez les engagements que vous prenez en devenant personnel civil de la Défense. Je vous souhaite également à tous une réussite sportive et une réussite dans votre formation puisque cette double dimension est un incontournable de notre dispositif de haut-niveau ».

A noter par ailleurs, que la Défense met en place une section handisport. Actuellement deux sportifs handicapés sont sous contrat, dont le tennisman Stéphane Houdet qui a de nouveau signé pour deux ans ce vendredi 22, et l'objectif est, à terme, d'intégrer une dizaine ou une quinzaine de champions handisports au sein du dispositif.

Haut de page 

Réactions

Général Renaud : « Je suis ravi d’accueillir les 7 nouveaux. La sélection a été très difficile. La population postulante était très nombreuse. Il ne s’agissait pas de faire n’importe comment. Il fallait faire des choix et nous avons choisi de grands champions dont nous savons qu’ils le seront dans les années à venir. Deux ans renouvelables une fois (4 ans maximum donc). Bienvenue parmi nous. Je suis votre patron comme je le suis pour les 170 sportifs de la Défense. Vous pouvez m’appeler de jour comme de nuit toute l’année. C’est un luxe, tous les généraux ne sont pas joignables aussi facilement. Nous sommes en liaison permanente avec les fédérations auxquelles vous appartenez, avec le ministère des Sports, avec le CNOSF et avec la FCSAD ».

Philippe Graille, DTN du Canoë-kayak, comptait trois athlètes parmi les 10 qui signaient cette année, se réjouissait de cet accord et des possibilités qu'il offrait à ses sportifs : « C’est pour nous très important, puisque ce sont trois athlètes qui entrent dans le projet de Londres. C’est une solution intéressante pour qu’ils se préparent sereinement. Ils sortent des contingences matérielles pour se concentrer plus sur leur projet sportif. Cette une solution qui a Londres pour échéance, cela nous convient parfaitement. En revanche, la suite de leur projet socioprofessionnel est à mener, mais nous la conduisons de toutes façons avec eux ».

Julie Bresset (Cyclisme – VTT) : « C’est la première fois que je viens ici, je suis impressionnée… et heureuse que ma candidature ait été retenue. Je sais la chance que l’on a en tant que sportif d’avoir ce contrat de deux ans. J’hésitais à poursuivre mes études ou pas. J’avais l’intention de préparer le concours de la fonction publique donc cela tombe très bien. Je commence début novembre ma préparation. Ma première échéance sportive est en mars 2011. Grâce à ce contrat, j’ai donc tout l’hiver pour me préparer convenablement ».

Michaël d’Almeida (Cyclisme – Vitesse) : « C’est un honneur d’avoir été choisi. Cette année, il n’y a que dix sportifs qui ont été retenus, seulement 7 nouveaux. J’en fais partie, c’est une grande satisfaction et je le répète, véritablement un honneur. Je félicite le travail de ma fédération qui peut-être a reconnu mes résultats, qui croit en moi et a travaillé sur mon dossier pour m’aider à réussir, donc je suis content.
Pour l’instant, c’est une étape pratique liée au sport. Pour ce qui est de la fin de ma carrière, c’est encore un peu tôt pour me prononcer. Je n’ai que 23 ans, les JO en ligne de mire, je ne me disperse pas à penser à tout, en particulier à l’après-carrière. Cela reste vague, mais je me laisse plusieurs pistes pour l’avenir et au moment voulu j’aurai plusieurs cartes à jouer, la Défense en sera sans doute une
».

Stéphane Houdet (Tennis handisport) : « Pour ce qui me concerne, je renouvelle mon contrat. C’est beaucoup de fierté d’être engagé par le ministère de la Défense. On a une carte professionnelle bleu-blanc-rouge, on a peut-être encore un peu plus le sentiment de représenter la France. C’est avant tout ce sentiment qui me réjouit et qui m’engage en même temps. On signe un contrat, on est des représentants et comme dans le sport, on perpétue cet engagement. On connait tous la problématique des points de retraite pour les sportifs .Se retrouver avec un contrat pour lequel on paye nos différentes cotisations et pour lequel on est du coup enregistré, c’est une aide dans la sérénité du projet que l’on mène. Cela nous permet, à côté de l’activité sportive d’être cotisant et de bénéficier d'une assise financière qui permet de mener le projet sportif.

Au moment de la signature de mon premier contrat, on m’avait demandé de construire et de présenter un projet. Celui-ci consiste en l’étude et la mise en place d’un espace d’accueil, de rencontre pour les personnes accidentées, qui ont eu un changement dans leur corps, donc dans leur vie. L’idée est qu’elles puissent, en sortant d’un hôpital ou d’un centre de rééducation, trouver des réponses et des aides pour leur reconversion à un moment où ils se demandent qu’elle est leur place. On s’est rendu compte que souvent, un pansement économique était mis en place, ce qui n’était pas forcément la meilleure façon de faire. On réfléchit donc aujourd’hui à la manière dont on pourrait réinsérer les gens sous une autre forme, par la voie sportive, mais aussi artistique, professionnelle… ».

Vincent Lecrubier (Canoë-kayak) : « Cette reconnaissance venue d’une institution comme le ministère de la Défense me fait vraiment plaisir. Cela représente quelque chose pour un athlète, il y a de grands noms qui ont fait partie de cette « équipe », c’est la cour des grands. Cela va me donner les moyens de m’entraîner sereinement avec des soucis en moins. C’est un pas en plus vers un objectif que j’ai depuis longtemps en tête, à savoir les JO de Londres. J’avais connaissance de ces contrats par avec Sébastien Combaut, avec lequel je m’entraînais à Toulouse, et Emilie Fer. J’ai par ailleurs fait une école qui est sous tutelle du ministère de la Défense, SupAéro à Toulouse, donc je reste un peu en milieu connu. C’est une piste qui m’intéresse pour la reconversion. Je n’ai rien de sûr encore, mais cela fait quelques années que je tourne un peu autour, donc pourquoi ne pas envisager la Défense après ma carrière sportive ? ».

Audrey Tcheumeo (Judo) : « C’est vraiment un honneur d’être choisie parmi les 10 sportifs sélectionnés dans toutes les fédérations. Cela prouve que j’ai un potentiel et que les gens voient peut-être en moi un espoir olympique du judo français. C’est un atout. Je serai plus sûre de moi. J’aurai le judo, la Défense à côté, ça m’offrira un certain équilibre, de la sérénité qui m’aidera à me stabiliser. C’est parfait. Par la suite, je me vois bien évoluer dans la Défense, ou dans tout ce qui est douanes, police…. On verra bien, ce n’est pas l’actualité, mais franchement, pourquoi pas. ».

Yasmina Aziez (Taekwondo) : « Je suis très honorée qu’on me donne la chance de devenir « civile de la Défense » et que l’on me fasse confiance pour représenter la France, maintenant et dans le futur, pour les Jeux Olympiques de Londres et, espérons-le, de Rio en 2016. Voir toutes ces personnes importantes qui nous font justement confiance m’apporte de la sérénité et de la confiance. Il n’y avait que 10 places. Nous étions beaucoup, je ne sais pas s’ils ont choisi les meilleurs, mais au moins des sportifs dans lesquels ils croient ».

Emilie Fer (Canoë-kayak) : « Aujourd’hui, j’ai renouvelé mon contrat. Cela fait déjà deux ans que je suis à la Défense. C’est une superbe opportunité pour un petit sport, pas très médiatisé, bien qu’il commence à l’être. Nous ne sommes que trois ou quatre athlètes à pouvoir vivre de la compétition en canoë-kayak. J’estime par conséquent que c’est une immense chance de pouvoir faire partie du ministère de la défense tout en continuant mon activité sportive. Jusqu’à 2012 au moins, je n’ai pas à me poser de questions sur mon programme, mon budget prévisionnel. Nous mettons tous les moyens de notre côté pour Londres ».

Romain Girouille (Tir à l’arc) : « Pour moi, cela a été particulièrement difficile de trouver un contrat professionnel. Le fait que le ministère de la Défense offre des contrats à des sportifs de haut niveau et que j’aie la chance de faire partie de ce collectif me facilite grandement les choses, dans la mesure où aucune association n’avait daigné me suivre. J’ai été déçu de ce coté là. Ce contrat me fait donc vraiment plaisir et j’honorerai cette opportunité du mieux que je peux. Nous ne vivons que sur les primes que l’on gagne en compétition, et en tir à l’arc, nous n’en gagnons pas beaucoup. Si on ne réussit pas, on ne gagne rien. Signer ce contrat agit sur tous ces facteurs et cela va déboucher sur de la performance, c’est sincèrement ce que je pense. ».

Nicolas Lopez (Escrime) : « Je reconduis mon contrat. C’est une chance car j’adhère à leur double projet sportif et insertion professionnelle. Je considère que c’est particulièrement important. Je vais avoir la chance d’avoir cette sérénité matérielle que nous procure la signature de ce contrat. Ce qui nous permet de nous concentrer sur notre sport, et sur notre formation pour préparer l’avenir. C’est le principal atout. Nous nous retrouvons sur des valeurs communes comme l’engagement. Il semble que les deux parties sont gagnantes, c’est très bien.
Quand on est sportif de haut niveau et que l’on ne vit que des aides fédérales ou des collectivités locales, c’est dur de trouver un appartement ou de gérer le quotidien, puisque les revenus sont un peu éparpillés sur l’année, alors que là, nous avons un vrai salaire qui tombe chaque mois. On peut donc s’installer, quitter l’internat de l’INSEP… on accède à un peu plus de confort. Le fait d’avoir une aide à la formation nous permet de choisir le métier que l’on fera après le sport de haut niveau. Du coup, on n’a plus à s’occuper des questions matérielles et on peut se concentrer pleinement sur l’entraînement et la formation
».

Guillaume Burger (Canoë-kayak) : « C’est une chance incroyable. Il n’y a pas à ma connaissance de dispositifs aussi souples, et qui permettent à ce point de poursuivre à la fois sa carrière sportive et ses études. Dans mon sport, le kayak, nous ne sommes pas professionnels, et pour joindre les deux bouts, personnellement, je me suis appuyé sur mes parents. A partir d’aujourd’hui, je vais enfin pouvoir dire que je vis de ma passion, de mon sport. Merci à la Défense ! C’est tout un champ qui se dégage pour moi, au moins jusqu’en 2012. Je sais que je n’aurai plus de souci de ce côté-là. Pour moi, c’est vraiment le dispositif où il faut être ».

Haut de page 

Charte ethique et de deontologie
Consultez et téléchargez la Charte d'éthique et de déontologie du sport français



 

 

Accéder au contenu du site | Accéder aux principales rubriques du site | Accéder à la recherche | Accéder au début de la page