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Annecy 2018 se réinvente

 


Photo Francis Bompard - agence Zoom

Lundi 4 octobre 2010 au Pavillon Gabriel (Paris), à l’occasion de la traditionnelle conférence de presse de présentation des équipes de France de ski pour la saison 2010/2011, le Comité d’Annecy 2018 a dévoilé son nouveau dispositif des sites, ainsi que la nouvelle signature, « La neige, la glace et Vous !», qui accompagnera la promotion nationale et internationale de la candidature française à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver.

Un projet concentré sur deux pôles, Annecy et Chamonix

Le parterre était de choix. Outre les membres des équipes de France de ski, en activité ou à la retraite, les élus du sport français, les journalistes et autres partenaires, des personnalités politiques tels Bernard Accoyer, président de l’Assemblée Nationale, ou Hervé Gaymard, président du Conseil général de Savoie, assistaient à l’événement. Quatrième personnage de l’Etat, mais également député savoyard et ancien maire d’Annecy, Bernard Accoyer est d’ailleurs pleinement confiant dans les perspectives de réussite de la candidature annecienne : « Nous y croyons, nous voulons gagner, nous voulons que cette candidature soit un parcours de succès. Cette expérience, cette certitude de victoire, c’est ensemble que nous allons la partager ! ».


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Pour l’emporter, Annecy a changé de cap et adopté une vision plus concentrée. Edgar Grospiron, directeur de la candidature, a ainsi expliqué : « Le dispositif, jugé trop dispersé par le CIO, a été retravaillé. Nous avons resserré les sites, concentré au maximum les distances entre les lieux d’hébergement et les sites de compétition. Le nouveau dispositif s’articule autour de deux pôles : Annecy et Chamonix. Situées à moins de 100 km l’une de l’autre, les deux villes sont reliées par l’autoroute, le train et disposent de la proximité des aéroports internationaux de Lyon et de Genève. Nous voulons également utiliser la piste de bob de La Plagne, parce qu’elle le mérite et que c’est un héritage d’Albertville auquel nous voulons redonner une nouvelle dynamique ».

« Des choix drastiques mais nécessaires » pour reprendre les propos d’Edgar Grospiron, ont donc été pris pour répondre aux exigences du CIO. Le pôle d’Annecy est prévu pour accueillir le patinage (artistique et vitesse), le ski de fond (à La Clusaz), le biathlon (au Grand-Bornand), le curling, le ski freestyle et le snowboard (sur le Semnoz, le stade de neige de l'agglomération annecienne), soit plus de la moitié des épreuves regroupées sur un territoire n’excédant pas 35 kilomètres de rayon autour de la préfecture de Haute-Savoie. Ville hôte des JO de 1924, Chamonix revivrait des heures olympiques avec les rencontres de hockey sur glace et les compétitions de ski alpin (Les Houches et Les Planards). Luge, bobsleigh et skeleton seraient de nouveau organisés à La Plagne. Le Village olympique initialement situé dans la plaine du Mont-Blanc a été remonté sur Chamonix et n’est désormais prévu que pour 1 400 lits. Annecy hébergera du coup 3 000 athlètes et cadres.

Jean-Luc Rigaut, maire d’Annecy se réjouissait de ce nouveau dispositif : « Je suis très heureux, très confiant avec notre nouveau projet. Après les observations du CIO, nous avons travaillé avec l’idée de démontrer que nous étions capables de présenter un dossier d’excellence. Nous avons axé cette nouvelle orientation sur la compacité. C’est un dispositif simple, lisible, intentionnellement porteur de notre identité, des entités qui composent notre candidature et du professionnalisme qu’il faut pour organiser et accueillir de grands événements ».

Une candidature « valeur sûre »

Pour Edgar Grospiron, Annecy représente désormais « une candidature valeur sûre », tant en termes d’hébergement, de transport que d’infrastructures et de développement durable. « Une destination de choix, l’expertise, une forte valeur ajoutée… dans une société inquiète sur son avenir, nous avons l’ambition de construire et de laisser un héritage fort pour les jeunes, pour les collectivités locales et pour un environnement que nous devons préserver pour les générations futures. Nous avons la responsabilité d’aller plus loin, au-delà de 2018, pour que la protection de l’environnement soit sans cesse régénérée », complète Edgar Grospiron. Cette « valeur sûre » répond à la grandeur de l’événement.

« Les Jeux commencent à l’heure », a clamé Edgar Grospiron. « Avec 10 000 médias et près de 5 500 athlètes, il s’agit de faire en sorte que tout le monde puisse être présent et dans de bonnes conditions pour performer ou travailler au début d’une épreuve ». Et le champion olympique de ski de bosses sait de quoi il parle, lui qui venait à peine de New Dehli où il assistait à l’ouverture de Jeux du Commonwealth contestés pour leur organisation.

Avec des notes comprises entre 4 et 7 sur 10, lors de l’évaluation annoncée par le CIO en juin dernier, Annecy apparaissait bien en retrait des candidatures de Munich et de PeyongChang (Corée du Sud), situées entre 8 et 9/10. Pour Denis Masseglia, président du CNOSF, cette notation a constitué « une sorte de choc psychologique. »

« Nous connaissons un nouvel élan », confirme Jean-Luc Rigaut. « Le projet a mûri et il réunit tout le monde. C’est un projet rhônalpin et c’est un projet national, porté par tous et c’est sans doute ce qui fait la différence avec les autres candidatures. La simplicité du dossier lui permet d’être porté par la France entière. L’osmose se fait autour de notre projet. Politiquement, avec les appuis locaux, le soutien régional et national. L’Etat est derrière, le Président de la République nous soutient. Nous travaillons main dans la main avec chacune des stations. Le CNOSF s’est beaucoup impliqué, les sportifs sont présents, le monde économique également... En tant que maire d’Annecy, j’ai de mon côté œuvré à fédérer les territoires, en partant toujours du principe que pour gagner, il faut jouer avec ses forces, travailler ses faiblesses et trouver une stratégie. Nous sommes une candidature de sportifs, par des sportifs, pour des sportifs. C’est une équation gagnante, innovante. Nos challengers ne sont pas dans cette équation. Ils connaissent d’autres difficultés. Nous les laissons les gérer sans nous en réjouir ».

Sans présager de la suite, Fabien Saguez, DTN du ski français témoigne ainsi : « Les langues se délient. Munich, ce n’est pas si simple, PeyongChang, c’est compliqué. Annecy 2018 se repositionne. Nous ne pouvons peut-être pas dire que nous sommes les favoris, mais nous sommes désormais de gros outsider ».

« Pour être bons, il faut avoir de l’ambition » explique Denis Masseglia. De l’ambition… et de l’envie : « J’aime bien quand il y a un peu de pression », reprend Edgar Grospiron, « ça me rappelle la préparation d’Albertville. Dès que nous rencontrons un obstacle, cela nous donne l’occasion de grandir. Nous sommes inscrits dans une dynamique exceptionnelle. Nous sommes motivés pour ramener les JO en France et nous avons de belles chances d’aller jusqu’au bout ».

Décision le 6 juillet 2011 à Durban.

Dossier de presse completDétails sur la disposition des sites
Site officiel Annecy 2018

 

 

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