Disparition d'Anton Geesink

Anton Geesink en 1961
Anton Geesink s’est éteint dans sa ville d’Utrecht (Pays-Bas) vendredi 27 août 2010 des suites d’une maladie récemment déclarée. Il était âgé de 76 ans.
Membre du CIO depuis 1987, géant de 2m et 115kg, Anton Geesink était entré dans la légende du sport mondial en devenant le premier judoka non japonais à battre les créateurs de son sport, une première fois lors des championnats du monde à Paris en 1961, et surtout en « toutes catégories » lors des Jeux Olympiques de Tokyo en 1964 en dominant en finale le Japonais Akio Kaminaga, remportant là la seule médaille d’or échappant aux combattants nippons et créant un véritable séisme, en pionnier européen de ce sport.
Les qualités d’Anton Geesink lui avaient aussi permis de pratiquer la lutte gréco-romaine à haut niveau (triple champion des Pays-Bas) tout en multipliant les titres européens (21) en judo. Il avait le grade de 10e dan.
Après sa carrière sportive, Anton Geesink a consacré toute sa vie au sport. Il a notamment été conseiller de la secrétaire d’État néerlandaise au Sport, membre honoraire de la Fédération internationale du judo (IJF) et président d’honneur à vie de l’Union européenne de judo.
Élu membre du CIO en 1987, il a été membre de sa commission du sport pour tous ainsi que de la commission d’évaluation pour les XIXes Jeux Olympiques d’hiver en 1996 et membre délégué à la responsabilité des membres de 1992 à 2001. Depuis 2002, il jouait un rôle actif durant les Jeux Olympiques en tant que membre du CIO délégué à l’observation des Jeux.
Professeur de formation, M. Geesink était instructeur à l’Académie royale militaire de Breda et professeur à l’Académie d’éducation physique d’Amsterdam ainsi qu’à l’Institut central de formation des professeurs d’éducation physique d’Overveen. Il était également professeur et entraîneur national et international de judo.
Anton Geesink a reçu plusieurs distinctions prestigieuses tout au long de sa carrière exceptionnelle. Il a notamment été fait Chevalier de l’ordre d’Orange-Nassau par la reine et s’est vu décerner le Prix de l’Académie française ainsi que l’ordre du Trésor sacré, rais d’or, par Sa majesté l’Empereur du Japon. Il a été docteur honoris causa de l’Université Kokusikan de Tokyo, a été élu à l’unanimité au panthéon de l’IJF en 2003, et nommé quatre fois sportif de l’année dans son pays. La ville d’Utrecht l’a honoré par une statue au centre de la ville en1995.
Il est l’auteur de onze livres et articles sur le judo et l’éducation sportive
Le CNOSF s’associe à la douleur de sa famille et de ses amis à qui il présente ses plus sincères condoléances.
Source : CIO





