Daniel Robin, un vétéran modèle

Daniel Robin, double médaillé d'argent aux Jeux Olympiques de Mexico en 1968, vice-président de la FF Lutte et investi dans la préparation des JO de Londres 2012, avait été désigné athlète modèle de ces premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse par la Fédération Internationale de Lutte. Il revient pour nous sur cette "aventure extraordinaire".
Le rôle d'athlète modèle : être une source d'inspiration
"J’ai trouvé ce rôle absolument extraordinaire à plusieurs titres. Il met en relief qu’en tant qu’ancien, on peut toujours donner des conseils avisés aux jeunes. Nous avons été investis d’une certaine mission. A la différence des championnats du monde ou d’Europe, où nous donnons des conseils, mais avons toujours un peu l’impression de ne pas être à sa place, de déranger un peu, ici, on est légitime, on est attendus même.
J’espère que les athlètes modèles ont été une source d’inspiration des anciens envers les plus jeunes, que ce soit à Paris, lors des regroupements organisés par le CNOSF, ou à Singapour.
Etre proche de la délégation française
"A ce titre, il me paraît vraiment important de féliciter l’initiative du CNOSF d’organiser des journées avec les jeunes. J’ai trouvé ça très bien personnellement. Il n’y a pas beaucoup de CNO qui ont eu l’idée de le faire. Les différents athlètes qui sont intervenus ont permis de faire passer de bons messages aux jeunes. C’est un privilège d’être ici. J’ai pourtant des souvenirs moins agréables de Singapour puisque j’étais présent quand Londres a été désignée ville hôte des JO d’été de 2012 au détriment de Paris. Contrairement aux précédents Jeux Olympiques, et sans rien enlever aux très bons rapports que je pouvais entretenir avec Henri Sérandour, je me suis trouvé beaucoup plus proche de la délégation française. Je me rends compte que, finalement, je n’ai pas été trop oublié et c’est toujours plaisant".
Partager avec les sportifs
"Quand on va sur de grands Jeux, il existe une espèce de dualité, les délégations assurent une représentation des CNO et des Fédérations. Sur ces JOJ, j’ai eu cette impression d’un équilibre avec des CNO qui encadraient les délégations et des athlètes modèles choisis par les FI.
Mon rôle d’athlète modèle a permis une interaction avec des athlètes de tous les pays du monde. Entre autres activité, j’ai ainsi pu participer à une initiation au beach wrestling sur la plage de Sentosa. Sur les sites de compétition, c’est beaucoup plus compliqué, parce que les athlètes sont concentrés sur leur compétition. Là, c’était vraiment idéal. J’ai également pris part à des rencontres informelles, à des discussions très sympathiques et à des expositions organisées au Village olympique".
L'ouverture du Village Olympique aux jeunes du pays hôte
"J’ai d’ailleurs trouvé très bien tous ces petits écoliers qui ont animé les stands du Village. Ces JOJ ont permis une ouverture sur la culture et la jeunesse locale. Une ouverture de l’esprit, pour ces jeunes qui ont appris à se connaître à travers différents jeux et activités ludiques. Ce sont de bons moyens de mieux se connaître, de sortir de sa boîte en participant ensemble à des activités similaires. C’est assez exceptionnel de permettre aux jeunes du pays hôte d’être dans le Village olympique et de permettre de rencontrer des Olympiens."
Des contacts institutionnels rares et des innovations intéressantes
Ces athlètes modèles, désignés par les FI ont pu bénéficier de contacts avec tous les autres athlètes modèles, mais aussi avec des membres du CIO et de la commission des athlètes du CIO., ce qui a vraiment été une très bonne chose.
Enfin, je rajouterai que ces Jeux, ouverts à la jeunesse du monde entier, ont vraiment manifesté une volonté d’universalité exceptionnelle. Les critères de sélection, les innovations, avec en particulier les équipes mixtes, ont été des initiatives extraordinaires".



