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Mardi 24 août : espoirs et désespoirs

 

Rêves de grandeur et chutes de haut

Cette journée du mardi 24 août a fait connaître aux supporters de l'équipe de France Olympique des sentiments contrastés : l'espoir, avec les qualifications de Céline Pang et Simon Gauzy en huitièmes de finale du tournoi de tennis de table par équipe et celles des kayakistes Guillaume Bernis et Manon Hostens, pour le quatrième round du slalom ; la résignation pour les couples mixtes lors de la compétition par équipes de pentathlon moderne et de Vincent Jeanningros au pistolet à 10m; et le désespoir après l'élimination de l'équipe de France de handball au stade des demi-finales.


Céline Pang au service

Tennis de table : les 8èmes pour Céline et Simon

Simon Gauzy l'a annoncé après l'obtention de sa médaille de bronze en simple lundi : il va tout faire pour en ramener une autre avec Céline Pang, qui a connu une saison difficile du fait de blessures. Et, si la route est longue, nos deux pongistes l'ont bien entamée. Ce mardi 24 août, l'équipe de France a d'abord battu Europe 6 par 2 matchs à 1, puis Europe 2 sur le même score, avant de l'emporter sur l'équipe Intercontinentale par 3 matches à 0. Qualifiés pour les huitièmes de finale, Céline et Simon tenteront, mercredi de se rapprocher encore un peu de la médaille, les finales ayant lieu jeudi.


Guillaume Bernis

Les kayakistes s’ouvrent les portes

Guillaume Bernis et Manon Hostens sont plus des spécialistes de la descente que de la course en ligne ou du slalom. Confrontés à une concurrence inabordable lors de la course en ligne dimanche dernier, les deux Français avaient annoncé leur motivation pour l’épreuve de ce mardi, le slalom. Avec un départ sur toboggan et une compétition organisée en poursuite sur eau plane, celui-ci n’est pas dans une configuration habituelle, mais les deux kayakistes avaient un atout dans leur bateau : Tony Estanguet.

Présent lors des séances d’entraînement, le double champion olympique, avait su leur prodiguer quelques précieux conseils, notamment « sur le tremplin, pour qu’ils parviennent à avoir un peu d’angle dans la descente et éviter ainsi de s’embourber dans l’eau ». L’expert, sélectionné comme athlète modèle par la Fédération Internationale de Canoë-kayak, s’il n’envisageait pas de leur part de performance sur la course en ligne, était cependant bien plus optimiste pour le slalom : « ils ont moyen de faire quelque chose et je le sens très motivés ».
Et Tony ne s’était pas trompé. Ce mardi, dans la baie de la Marina, les deux jeunes Olympiens ont enfin pu exprimer leur talent. Ouvrant le bal, Manon se qualifiait en 7ème position pour le premier tour de la compétition. Elle remportait par la suite ses deux tours suivants, face à la Polonaise Bruska puis la Russe Podolskaïa. De son côté, Guillaume, sorti deuxième des qualifications passait également ses deux tours, face au Polonais Dolata et au Portugais Barbosa. La suite, demain pour le quatrième tour et les phases finales.


Hugo Descat au penalty face au gardien Egyptien

Les Bleus du handball ne seront pas titrés

Ils ne sont pas encore champions du monde, ni champions olympiques. Ils aspiraient devenir champions des JOJ et semblaient en être les favoris. Les handballeurs de l'équipe de France devront toutefois se contenter, au mieux, de la médaille de bronze, après leur défaite consentie face à l'Egypte en demi-finale sur le score de 21-22. Orphelins du talentueux Théophile N'Guessan, blessé lors du match contre la Corée du Sud, les Bleus n'ont pas su trouver leurs marques. Déjoués par la stratégie mise en place par les entraîneurs égyptiens, trop maladroits dans les moments de supériorité numérique (7), ils n'ont pas su profiter de l'expulsion du gardien des Pharaons et sont rentrés au Village avec le sentiment difficle de ne pas avoir répondu présents. Reste à se remobiliser pour ne pas rentrer bredouilles de Singapour en remportant la finale pour la 3ème place face au Brésil mercredi après-midi.

Réactions :
Julian Emonet (ailier gauche) : « En infériorité numérique on n’a pas été bons. A 6 contre 5, on n’est pas fichus de marquer un but… on ne peut pas gagner comme ça. »
Yohann Delattre (coach) : « Le match montre qu’il y a de la place. On a été courageux, mais pas assez rigoureux dans les moments clés. La preuve en est qu’on ne marque pas de but en supériorité numérique. Le tournant du match, c’est à 14-14, quand on est +1 et qu’on échoue plusieurs fois devant le but. La gestion du groupe va être compliquée pour les remobiliser. On avait la place, mais l’histoire s’écrit ainsi. »


Vincent en action

Tir : Vincent Jeanningros 13ème

Vincent Jeanningros se sentait près. Il partait avec de l'ambition sur son concours du pistolet à 10m. Trop pressé d'en découdre avec lui-même, l'Alsacien a cependant échoué à entrer en finale et termine 13ème de ces JOJ. « C’est un peu dommage parce que je m’étais bien préparé cette semaine et demi d’entraînement. La confiance était là. Quand j’ai commencé à prendre le doute, j’ai perdu pied. Mon score n’est pas mauvais, mais pas excellent non plus, je sors un peu déçu, mais c’est une bonne expérience pour l’an prochain. a-t-il déclaré à l'issue de sa compétition. Pour Pierre-Jean Millière, son entraineur : « Vincent a fait une erreur de jeunesse. Il est rentré trop impatient dans la compétition et a mal débuté. Ensuite, c’était très difficile pour lui de revenir ».

Déçu, Vincent n'en est pas moins passionné. Lui qui a débuté le tir vers l'âge de 6 ans, initié par son père, lui-même tireur, souhaite vraiment profiter de ces JOJ pour contribuer à faire connaîtresa discipline, « le troisième sport individuel le plus pratiqué dans le monde » : « Mon sport est très basé sur la recherche sur soi-même, le travail sur soi. Nous ne travaillons pas forcément sur le physique, mais sur le perfectionnisme. C’est un vrai combat contre soi-même. Il n’y pas d’opposition, pas de course, on ne connait pas le score des autres. C’est vraiment celui qui se sera le mieux géré qui l’emporte. ».

Mais attention, ce n'est pas parce qu'il adore le tir que Vincent se prend pour un petit soldat : Je ne pratique ni le fusil, ni la chasse. Le fusil m’attire, j’aimerais bien m’initier. Dès que je vois une carabine, j’ai envie de tirer. Mais tirer dans autre chose que du carton ne m’intéresse pas, cela ne me correspond pas. Le carton est un instrument pur s’exprimer. Je ne fais pas un jeu de guerre ». Quant à son avenir, Vincent le lie nécessairement au sport. Il envisage de rentrer en STAPS et s’orienter vers la profession d’entraîneur. Un rôle dans lequel Pierre-Jean Millière le voit parfaitement : « Il ne sera peut-être pas champion olympique, mais il a toutes les qualités pour devenir un bon entraîneur ».

Par ailleurs...

La perspective d'une médaille en voile (Techno 293) s'éloigne après les régates de ce mardi. Maxime Labat termine 7ème sur les deux manches courues ce jour. Au classement provisoire il recule d'une place et est désormais 6ème. De son côté, Clidane Humeau reste dans les eaux qui sont les siennes depuis le début de l'épreuve. 11ème sur les 10 manches, Clidane est 10ème au classement provisoire.

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Le pentathlon moderne a fini ses JOJ et fait le bilan

L'espoir d'une médaille en mixte, le temps d'une épreuve


Valentin lors de l'épreuve d'escrime en mixte

En pentathlon moderne, ce mardi, troisième journée de compétition était consacré aux épreuves mixtes (sexes et nations). « Le concours a débuté par un tirage au sort qui n’a pas été très favorable aux Français », expliquait Isabelle Génard, membre du Conseil d’administration du CNOSF et de la Fédération Française de Pentathlon moderne, au cours de la première épreuve, l’escrime. « Valentin a tiré une Slovaque, Sedilekova, qui a terminé avant-dernière du concours individuel. Elle s’accroche. Son entraineur dit d’ailleurs en riant qu’elle doit être amoureuse de Thomas parce qu’il ne l’a jamais vu tirer de telle sorte à l’escrime. Ils ont su se motiver, Thomas la pousse bien. Pour Manon, c’est plus compliqué, elle est tombée sur un Brésilien qui n’est pas très bon et là, la sauce n’est pas montée ».

Valentin et sa douce Slovaque sortaient de l’escrime en deuxième position, avec 920 points. Inattendu et propre à susciter l’espoir. Manon et le Brésilien Muinhos ne parvenaient pas à faire mieux que 22èmes (710 points) et allaient entamer une longue reconquête. La natation, qui n’est une spécialité ni de Valentin, ni de Sedilekova, donnait un premier coup aux perspectives de médaille. 19èmes (1240 points), les deux associés du jour laissaient de précieux points et voyaient le podium s’éloigner. A l’issue du combiné, le glas avait sonné, le couple franco-slovaque terminait 10èmes (2300 points) et l’alliance franco-brésilienne, revenue au profit d’une belle nage (14èmes avec 1280 points), terminait à la 13ème place avec un total de 2172 points.

Bilans individuels


Manon Carpentier

Le moment des bilans était arrivé pour l’équipe de pentathlon moderne. En particulier, Isabelle Génard et Didier Boubé, entraîneur de l’équipe de France revenaient sur les performances individuelles… « Le format des compétitions est similaire à celui rencontré toute l’année », explique Didier Boubé. « La meilleure performance de Manon était une 12ème place aux Monde. Elle a fait 15ème ici, c’est donc à peu près son niveau. Elle est passée à côté de l’escrime et prend à ce moment là cette 15ème place qui sera la sienne au final. L’événement a un peu paralysé Manon. Du point de vue performance, on ne peut pas dire que ce soit très positif. Valentin était lui 15ème au Mondial, et plus loin encore durant l’année. Il finit 8ème à Singapour. Il a bien progressé toute l’année, à travers les championnats d’Europe, du Monde, les JOJ. Au cours de la dernière épreuve, le combiné, Valentin a fait une erreur sur la sécurité de l’arme. C’est une faute de réarmement qui lui coûte un peu, qu’il évite une deuxième fois, mais en perdant du temps. Au final, c’est positif ».

Quid des JOJ ?


Isabelle Génard

Pour Isabelle Génard, présidente de la Commission jeunes du CNOSF, « les Jeux Olympiques de la Jeunesse sont une super opportunité pour tous ces jeunes investis dans leur passion. Ils peuvent toucher du bout des doigts l’Olympisme. C’est un bel exemple de fraternité, d’esprit olympique. Même les coachs semblent avoir une autre approche, moins stressée. Ils sont bien impliqués dans la compétition, mais on ne sent pas la même rivalité. Je suis surprise par la dimension de l’événement. Le niveau des compétitions est sans doute variable, propre à chaque discipline, mais pour le pentathlon, c’est vraiment très bon. Moins qu’un championnat d’Europe certes, mais vraiment c’est du haut niveau ».

Ce sentiment très favorable est pleinement partagé par Didier Boubé, médaillé de bronze par équipe aux JO de Los Angeles, qui y retrouve un véritable environnement olympique : « sur les lieux des compétitions, on a presque l’impression d’être sur des Jeux Olympiques normaux. Les couleurs, les juges, la télévision, les installations… tout rappelle les Jeux Olympiques. Les tribunes et le nombre de spectateurs sont moindres cependant. On peut dire que cela ressemble vraiment à des JO en miniature. Disons que pour la compétition, cela ressemble aux JO et que les à ôtés sont un peu réduits. Par ailleurs, l’émotion est présente, il y a beaucoup d’intensité et une ambiance presque plus tendue. J’ai commencé le pentathlon sur le tard, je n’aurais donc pas pu être aligné sur de tels Jeux, mais je pense que j’aurais vraiment aimé vivre ça. Ce rassemblement avec les autres jeunes au Village, ce dépaysement, venir ici, en Asie, tout cela est extraordinaire ».
Visiblement très impressionné, Didier Boubé se pose cependant une question : « la prochaine fois, pour les JOJ d'été, ce sera en Chine, mais ensuite, qui sera en mesure d’organiser un événement de cette ampleur sans les retombées des JO ? ».

Une compétition mixte contestée


Didier Boubé et Isabelle Génard

Le format mixte de la compétition vécue ce mardi 24 août n'emporte pas les suffrages de nos experts du pentathlon moderne. Cette innovation préente des qualités qu'Isabelle Génard souligne avec enthousiame : « C’est l’esprit des JOJ. C’est très sympa. Les jeunes apprennent à partager, se donnent des conseils, occultent un peu la performance et, chemin faisant, s’accrochent. Même les entraineurs se prennent au jeu. On peut voir en ce moment Frédéric Frontier, le coach de Valentin à Font-Romeu donner des conseils à la Slovaque, c’est vraiment excellent ». Cependant, attention... « l’idée est bonne, mais pas pour le niveau international senior», précise-t-elle.

Didier Boubé est encore plus sévère sur le sujet. En particulier, il n'adhère pas à la formule de mixité des Nations : « la mixité par sexes, sur certaines disciplines comme la natation, cela peut être très intéressant, très visuel même. Par contre, le mélange des Nations me choque un peu. Il est difficile de s’y retrouver. Qui supporter ? C’est bien pour les jeunes, mais au niveau des JO, cela ne peut pas être transposable. La mixité des sexes, je le répète, est par contre très sympa. une adaptation peut être réfléchie, mais entre représentants d'un même pays...».

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