Comité national olympique et sportif français

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Natation

 

Histoire de la discipline

La fondation de la Fédération Internationale de Natation (FINA) en 1908 était la réponse adaptée à une augmentation des épreuves sportives internationales, couronnée par les Jeux Olympiques. En 1896, lors des premiers Jeux Olympiques modernes, trois épreuves de natation figuraient au programme, mais aucune règle, réglementation ni définition universelle n'avaient été établies.

Les compétitions des Jeux Olympiques avant la création de la FINA pouvaient comprendre des épreuves aussi inhabituelles que la natation sous-marine (1900), la course d'obstacles sur 200 m (1900) et le plongeon en longueur (1904). Les sites les plus divers ont été utilisés comme sites olympiques, depuis le bassin de 100 m créé pour les Jeux Olympiques de Londres, jusqu'à l'océan (1896), un petit lac de Saint Louis, USA (1904) ou encore la Seine (1900).

Afin d'harmoniser les règlement et de donner un cadre aux rencontres internationales, les dirigeants des huit pays participants (Allemagne, Belgique, Danemark, Finlande, France, Grande-Bretagne, Hongrie et Suède) se sont rencontrés le 19 juillet 1908, à l'hôtel Manchester de Londres, lors des Jeux de la quatrième Olympiade, et ont décidé de fonder une association mondiale de natation.

Les objectifs étaient clairs : uniformiser les règlements de la natation, du plongeon et du water-polo ; vérifier les records mondiaux et en actualiser la liste ; enfin, diriger les compétitions des Jeux Olympiques pour la natation, le plongeon et le water-polo.

Parmi les plus grandes réalisations des 40 dernières années, il faut noter l'introduction de Championnats du monde (1973), les premières Coupes du monde (1979), les débuts olympiques de la natation synchronisée (1984), les Championnats du monde de natation sur petite distance (1993) et le Grand Prix de plongeon (1994) ; d'énormes progrès ont été accomplis au niveau technologique, particulièrement en termes de dispositifs de chronométrage électronique ; enfin, il faut également remarquer le rapide développement du programme de natation, qui inclut de nouvelles épreuves telles que le Masters et la natation en eau libre.

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Epreuves

Natation course

« Le désir de survivre était plus fort que celui de gagner » : Telles furent les paroles d'Alfred Hajos, après sa victoire dans le 1200 mètres nage libre, aux premiers Jeux Olympiques modernes d'Athènes, en 1896. Il fut le premier à gagner la côte depuis un bateau posté au milieu des eaux froides de la Méditerranée.

Depuis, la natation olympique a beaucoup progressé. Aujourd'hui, les basins olympiques mesurent 50 mètres de long. Ils sont chauffés et équipés de trop-pleins anti-vagues et de lignes d'eau conçues pour limiter les remous. C'est aujourd'hui l'un des sports les plus prestigieux des Jeux Olympiques, bien loin des compétitions des premiers temps.

Il y eut une multitude de sites au cours des premiers temps : de la Baie de Zea en 1896, au bassin de 100 mètres creusé au milieu de la piste d'athlétisme en 1908, en passant par la Seine en 1900. Les épreuves furent elles aussi très diversifiées : 100 m pour les marins grecs en 1896, courses d'obstacles et courses sous-marines en 1900, plongeon " en longueur " en 1908. Pour cette dernière épreuve, les concurrents devaient plonger puis rester immobiles pendant 60 secondes ou jusqu'à ce que leur tête ressorte de l'eau.

Les épreuves de natation féminine sont devenues olympiques en 1912. Aujourd'hui, les compétitions hommes et femmes comportent chacune 16 épreuves combinant quatre nages sur plusieurs distances.
Les épreuves de nage libre comprennent les 50, 100, 200, 400, 800, 1500, 10 000 mètres. Le 800 m est réservé aux femmes et le 1500 m aux hommes. Les épreuves de papillon, de dos et de brasse comprennent les 100 et 200 mètres. Les quatre nages sont utilisées dans les épreuves de quatre nages individuelles 200 m et 400 m. Les autres épreuves sont les relais 4 x 100 m nage libre, 4 x 200 m nage libre et 4 x 100 m quatre nages.

Chaque course voit s'affronter huit nageurs au maximum. Les séries éliminatoires des 50 m, 100 m et 200 m conduisent aux demi-finales et aux finales sur la base des meilleurs temps. Pour les épreuves de relais et pour les épreuves individuelles de 400 mètres ou plus, les huit concurrents ayant réalisé les meilleurs temps lors des éliminatoires sont directement qualifiés pour les finales.

Natation synchronisée

Ce sport semble être le plus facile des Jeux Olympiques, mais il cache bien son jeu. Cette discipline exige non seulement puissance, endurance et souplesse, grâce et sens artistique, mais également un contrôle exceptionnel de sa respiration.

Inhabituel mais primordial, l'équipement permet à ces nageuses de donner l'illusion de l'absence d'effort, ce qui n'est pas si simple car elles effectuent des mouvements très physiques, la tête en bas, sous l'eau et en retenant leur respiration. Un pince-nez empêche l'eau de pénétrer dans les narines et permet à ces nageuses de rester plus longtemps sous l'eau. Le gel garde les cheveux en place et le maquillage fait ressortir les expressions. Enfin, un haut-parleur sous-marin permet aux nageuses d'entendre parfaitement la musique lorsqu'elle sont sous l'eau, assurant une synchronisation au quart de seconde près.

Connu à l'origine sous le nom de ballet aquatique, la natation synchronisée a fait ses débuts au Canada dans les années 1920. Elle s'est ensuite répandue aux Etats-Unis au début des années 30, où une démonstration lors de la foire de Chicago en 1934 a donné lieu à des critiques délirantes. Sa popularité s'est encore accrue dans les années 1940 et 1950 lorsqu'Esther Williams a joué dans une série de comédies musicales aquatiques de la MGM.

La natation synchronisée a été un sport de démonstration aux Jeux Olympiques de 1948 à 1968, puis a constitué un sport à part entière à Los Angeles en 1984. Il s'agit d'un sport uniquement féminin, et les médailles ont été décernées dans deux catégories: les épreuves en duo et en ballet.

Pour ces deux épreuves, la compétition comporte un programme imposé et un programme libre, chacun d'entre eux étant exécuté en musique et en temps limité. Dans le programme imposé, les nageuses effectuent des figures imposées dans un ordre établi, y compris des poussées, des fusées, des plongées et des vrilles. Dans le programme libre, il n'y a pas de restriction concernant la musique ou la chorégraphie. Les juges de chaque programme se décident en fonction du degré de technicité et de risque, de la qualité de l'exécution, du sens de l'innovation et d'une réalisation apparemment sans effort.

Les notes en natation synchronisée ressemblent aux notes de patinage artistique. Deux ateliers de cinq juges évaluent la performance, un atelier notant le mérite technique et l'autre la qualité artistique. Dans les deux ateliers, chaque juge attribue une note sur 10.

Plongeon

Il y a près d'un siècle, le " plongeon artistique " faisait son entrée aux Jeux Olympiques en tant que nouvelle épreuve. Il s'agissait en fait du plongeon tel que nous le connaissons aujourd'hui et en effet, le programme de 1996 n'avait pas changé d'un pouce par rapport à celui de 1924. Ce n'est plus le cas aujourd'hui ! le plongeon synchronisé, ou par paire, introduit à l'occasion des Jeux Olympiques de Sydney 2000, a ajouté bon nombre d'épreuves au programme. Les traditionnelles épreuves de haut-vol à 10 mètres hommes et femmes et de tremplin à trois mètres ont été reprises dans la partie synchronisée, avec des juges évaluant les plongeons individuels en même temps que leur synchronisation.

Le plongeon s'est développé en Europe au XVIIe siècle lorsque les gymnastes s'entraînaient au-dessus de l’eau. Combinant sens artistique et athlétisme avec un courage indéniable (les plongeurs heurtent l'eau à environ 55 km/h), le plongeon fait partie des épreuves les plus courues des Jeux Olympiques. En 1988, l'Américain Greg Louganis, incontestablement le plus grand plongeur de l'histoire olympique, s'est ouvert le crâne sur le tremplin en tentant un double saut carpé et demi renversé. Après quelques points de suture, c'est lui qui remportait la médaille d'or des deux épreuves masculines.

Les concurrents exécutent une série de plongeons notés sur 10, selon l'élégance et l'habileté démontrées. Les points sont alors adaptés au degré de difficulté, en fonction du nombre et du type de manœuvres tentées, telles que les sauts périlleux, les sauts carpés, les sauts groupés et les vrilles. Ainsi, un saut périlleux et demi renversé avec trois vrilles et demi constitue l'une des figures les plus difficiles.

Un atelier de sept juges note le plongeon, jugeant chaque élément tel que l'approche, le décollage, l'exécution et l'entrée dans l'eau. Neuf juges évaluent le plongeon synchronisé : quatre juges pour la réalisation des plongeons individuels et cinq pour la synchronisation (façon dont la paire reproduit la hauteur, la distance par rapport à la planche ou au tremplin, la vitesse de rotation et l'entrée dans l'eau).

Water Polo

Le water-polo féminin a constitué l'une des nouveauté des Jeux Olympiques de Sydney 2000, ajoutant une nouvelle dimension à ce sport longtemps classé parmi les plus physiques. Les joueurs de water-polo, qui n'ont pas le droit de toucher le fond ni les côtés du bassin pendant quatre périodes de sept minutes, parcourent parfois jusqu'à cinq kilomètres au cours d'un match. Ce sport exige de la part des joueurs d'être doté de la technique et de l’endurance d'un très bon nageur, d'être aussi agile qu'un footballeur pour les passes, les dribble et les tirs, et de disposer de la puissance d'un rugbyman pour arracher la balle.

En fait, au milieu des années 1800 en Angleterre, le water-polo constituait la version aquatique du rugby, avant de se transformer en cousin du football pratiqué dans l'eau. Au début du siècle, il était devenu si populaire en Europe et en Amérique du Nord qu'il a été intégré au programme olympique des Jeux de Paris de 1900.

Les athlètes sont en général grands avec de longs bras pour ce sport où 85 pour cent du corps est immergé. Le même pourcentage sous-marin est valable pour les agrippements, tenues, coups de pied, luttes et tirage de maillots qui rendent le jeu plus brutal.

Huit équipes se sont qualifiées pour la première apparition du water-polo féminin lors des Jeux Olympiques, contre 12 chez les hommes.
Pour les épreuves masculines, les équipes qualifiées sont divisées en deux poules de six pour des matches éliminatoires. Les quatre premières équipes de chaque poule passent en quarts de finale, et les vainqueurs des quarts de finales sont qualifiés pour les finales.

Les équipes féminines s'affrontent toutes au cours de matches de poules éliminatoires, les quatre premières étant qualifiées pour les demi-finales. Les deux équipes non qualifiées se classent aux cinquième et sixième places.

Natation en eau libre

En 1896, lors des premiers Jeux Olympiques de l’ère moderne à Athènes, les épreuves de natation se disputèrent en mer. C’est le principe même de la "nage en eau libre", course marathon dont la distance reine est le 25km, soit environ 5 heures de course, où les nageurs, accompagnés par des bateaux suiveurs, doivent composer avec les éléments, vent, courant, vagues, température de l’eau, cap à choisir et à tenir etc… Pour que cette discipline entre au programme olympique, il a fallu la reformater afin de répondre à un certain nombre d’exigences.

Ainsi, pour la « première » de cette discipline, aux Jeux de Pékin 2008, la distance choisie est le 10km et le lieu, le bassin d'aviron/canoë-kayak en ligne. Ce format (distance et choix d'un bassin d'aviron) a été imaginé puis testé au niveau de la fédération internationale de natation afin que la nage en eau libre puisse entrer au programme olympique. Du coup, certaines spécificités, comme le simple fait de déterminer un cap, disparaissent, et le terme "eau libre" n'est pas employé dans le programme des Jeux. "Marathon" lui a été préféré.

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Epreuves aux Jeux

Natation course

100m brasse Hommes
• 100m dos Hommes
• 100m nage libre Hommes
• 100m papillon Hommes
• 1500m nage libre Hommes
• 200m brasse Hommes
• 200m dos Hommes
• 200m nage libre Hommes
• 200m papillon Hommes
• 200m quatre nages individuel Hommes
• 400m nage libre Hommes
• 400m quatre nages individuel Hommes
• 50m nage libre Hommes
• relais 4x100m nage libre Hommes
• relais 4x100m quatre nages Hommes
• relais 4x200m nage libre Hommes

• 100m brasse Femmes
• 100m dos Femmes
• 100m nage libre Femmes
• 100m papillon Femmes
• 200m brasse Femmes
• 200m dos Femmes
• 200m nage libre Femmes
• 200m papillon Femmes
• 200m quatre nages individuel Femmes
• 400m nage libre Femmes
• 400m quatre nages individuel Femmes
• 50m nage libre Femmes
• 800m nage libre Femmes
• relais 4x100m nage libre Femmes
• relais 4x100m quatre nages Femmes
• relais 4x200m nage libre Femmes

Nage marathon

• 10km Hommes
• 10KM Femmes

Plongeon

• haut vol 10m Hommes
• plongeon synchronisé haut vol 10m Hommes
• plongeon synchronisé tremplin 3m Hommes
• Tremplin 3m Hommes

• haut vol 10m Femmes
• plongeon synchronisé haut vol 10m Femmes

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Jeux Olympiques de la XXXIe Olympiade
Rio de Janeiro (Brésil)
5-21 août 2016