Dimanche 22 août : "Ici pour jouer, unis pour gagner, allez la France !"
Dimanche 22 août, l'équipe de France olympique de ces premiers JOJ a montré son unité. Ses membres sont venus en nombre encourager les handballeurs, engagés dans leur second match de la compétition et Tony Yoka, notre boxeur qui s'est qualifié pour la finale sous les vivas tricolores et la Marseillaise. Autre qualification de la journée, celle de Simon Gauzy pour la demie-finale du tournoi de tennis de table.
Gros match pour le hand

Les joueurs français qui poussent le "cri de guerre"
"Ici pour jouer, unis pour gagner, allez la France !", tel est le cri de guerre de l'équipe de France de handball de ces JOJ. Regroupés en cercle de leur côté du terrain, les jeunes Bleus ont montré leur solidarité pour parvenir à vaincre une sélection de Corée du Sud vaillante et qui a su faire douter les Français. C'est d'aileurs les Rouges qui marquaient le premier but de la partie, donnant le ton d'une première mi-temps durant laquelle les Français ont courru derrière le score jusqu'à la 25ème minute.

Blessé, Timothey N'Gessan risque de rater la suite de la compétition
Menés 8/7 à la 13ème minute, les Bleus subissent en effet d'abord le jeu... et la blessure de Timothey N'Guessan, leur arrière latéral, sorti après moins de dix minuteset qui, touché au quadriceps devrait rater la suite de la compétition. "Les Coréens sont toujours dans le même moule", commente Jackson Richardson, "ils ont un style de jeu à eux. Ils sont petits, ont toujours tendance à jouer rapidement avec des feintes suivis de tirs... et le problème c'est que pour l'instant, les Français se laissent embarquer".
12/12 à la 19ème minute, la tension monte dans les tribunes. "Jouer contre eux, c'est l'horreur", reprend Jackson. "C'est toujours du 1 contre 1. Et nos défenseurs sont trop bas, ils refusent le combat. Chaque fois, les Coréens commencent à 9m et finissent par un tir à 7/8 mètres. Il faudrait monter dessus, pas reculer comme ils le font !".
Le jeu rapide des Coréens met par ailleurs en évidence un problème de repli défensif, mais progressivement, les Bleus reprennent leurs esprits. A la 25ème minute, ils prennent enfin l'avantage au score, 16/15. Une contre-attaque sur interception de l'ailier droit Théophile Causse permet aux Français de mener de deux buts, mais les Coréens ne lâchent rien et, à la mi-temps, au bénéfice d'un but marqué trois secondes avant la fin, les Rouges reviennnent à 18/17.
"L'évolution du score peut s'expliquer psychologiquement. Les Français ont perdu assez tôt Timothey sur blessure et cela a du un peu jouer" analyse Jackson. " Ils sont sans doute été un peu destabilisés, d'autant qu'il avait l'air de souffrir. A la fin de la mi-temps, ils étaient un peu plus regroupés, un peu plus dur." Doit-on voir dans ce début, un abus de confiance après la première victoire 58-4 face aux Iles Cook ? "C'est possible, c'est toujours compliqué d'avoir un match facile en premier. Derrière, on n'a pas le même engagement. Il est toujours préférable d'entrer directement dans la compétition par un match relevé."

O'Brien à la passe
Dans les tribunes, les jeunes Olympiens français et leurs entraineurs sont nombreux. Athlètes, Rameurs, voileux, escrimeurs, taekwondoistes... la France s'est donné rendez-vous au Suntec pour assister à cette rencontre, puis à la demi-finale du boxeur Tony Yoka, qui combat juste après dans la salle voisine. L'ambiance est tout simplement délirante. Si les Singapouriens ont pris le parti de leurs camarades asiatiques, les cris, applaudisements et tappements de pieds des Français dominent l'environement sonore.
D'autant que, si les Français restent en tête durant cette seconde mi-temps, rien n'est joué jusqu'à la fin. Le gardien français, Bryan Jabea Njo qui était rentré à la place de Mathieu Merceron, se faisait expulser pour un bloc virulent effectué 2 mètres au-delà de sa zone et les Français recommançeint à reculer. "r rapport à la première mi-temps, ils ont réussi à rentrer dans le match et à mener jusqu'à +5", relate Jackson. "Ensuite, il y a eu un petit relâchement et les Coréens sont revenus jusqu'à égaliser à quelques minutes de la fin du match. Mais le plus important c'est que les Français n'ont pas paniqué, ils ont su temporiser pour pouvoir l'emporter."

L'équipe de France avec Jackson Richardson
Score final : 39/36. Les Bleus sont qualifiés en tête de leur poule pour les demi-finales. Ils affronteront l'Egypte mardi 24 août. Jackson, qui assistait à la rencontre aux côtés d'Isabelle severino et du président de la Fédération Internationale, Dr. Hassan Moustafa, à pu jauger la valeur de ces jeunes... en particulier de l'arrière gauche et de l'ailier droit qui ont su convaincre Jackson : "même à leur âge, on sent que ces joueurs ont un peu de bouteille pour tenir la boutique, c'est important pour une équipe".
Tony superstar

Le Français en pleine action
Dans la foulée, et alors que Jackson adressait un mot aux Bleus dans leur vestiaires, les supporters français se sont donc rendus dans la salle de boxe pour assister à la victoire un peu compliquée mais sans appel de Tony Yoka dans sa demi-finale face au Moldave Svaresciuc. Comme l'a exprimé Tony Yoka, "Merci à tous de m'avoir supporté, on sent que c'est une vraie équipe". Pas d'arrêt de l'arbitre pour cette rencontre enlevée 5-0 face à un boxeur plus petit, moins technique et qui misait essentiellement sur une frappe lourde qui n'est toutefois jamais passée. A la fin du combat, les supporters français se réunissaient pour chanter une Marseillaise émouvante qui mettait des étoiles dans les yeux de Mehdi, pleins de reconnaissance.

Julia face à la Polonaise
Ce dimanche également, Simon Gauzy s'est qualifié pour la demi-finale du tournoi de tennis de table. Il affrontera le pongiste Japonais, favori de la compétition.
En judo, Julia Rosso-Richetto perd tout espoir de médaille au second tour des repêchages sur ippon contre la Polonaise Rasinka (POL) qu'elle avait pourtant battu au premier tour.
En pentathlon moderne, Valentin Prades termine termine 8ème, avec un total de 4364 points.
En basket-ball, les filles montrent qu'elles ont trouvé leurs marques dans le 3*3 et s'imposent 22/12 face à la Russie. Elles peuvent prétendre prendre la 9ème place du tournoi.
Enfin, en athlétisme, Guy Anouman, blessé n'a pas courru sa finale B du 200m, tandis que Coralie Leturgez a terminé la sienne 4ème, en 25''05.
Tous les résultats de la journée.
Réactions :
Pascal Person (coach) : "On avait un objectif : rentrer complètement dans le tournoi. La première rencontre nous a plus desservi qu’autre chose. Maintenant nous sommes en demi-finale avec 0 défaites. Nous affronterons le perdant de Brésil / Egypte. Les joueurs on fait preuve de courage, nous sommes fières d’eux. Ils ont montré du courage dans l’acte défensif. Seul bémol la blessure de Timothey N’Guessan qui reste très incertain pour la suite de la compétition".
O’Brian Nyateu (demi-centre) : "Les Coréens ont beaucoup de mérite. Ils ont fait preuve d’un énorme combativité . Ils méritent leur place dans le dernier carré. En ce qui nous concerne nous n’étions pas parfaits sur le plan handballistique, mais l’état d’esprit était là. C’était le but pour nous."

Ce dimanche, le spectacle était aussi dans les tribunes
Antoine Dénériaz (champion olympique de descente en 2006, parrain de l'équipe de France Olympique à Singapour): "C'est super d'être avec l'équipe de France, avec les jeunes, au milieux d'eux. L'ambiance est très sympa, il y a une vraie émulation. On sent qu'ils s'éclatent ensemble. Je n'avais jamais vu de match de handball en vrai et c'était une rencontre à suspens à la victoire discutée jusqu’au bout. . A la télévision, c'est déjà beau, mais en vrai, c'est très impressionnant. Ils jouent fort, c'est rugueux malgré leur jeune âge. Et c'est la journée des premières parce que je n'avais jamais assisté à un combat de boxe non plus. TOny a été impressionnant. Ca a l'air d'être un super mec en plus. Un peu showman, ce qui n'est pas pour déplaire et dénote un peu des autres. En bref, ce soir, je me suis régalé. Voir les collègues encourager de la sorte c’est génial. A refaire".
Mehdi Nichane (entraîneur de Tony Yoka): "Le Moldave n'est pas un excellent boxeur, il n'est pas très bien organisé, mais ses coups sont très larges et donc dangereux car susceptibles de mettre KO sur une frappe. Nous avons choisi de le travailler de loin, à distance. On aurait du se mettre à l'abri beaucoup plus tôt, mais Tony avait du mal à exploiter les ouvertures qu'il se créait car le Moldave reculait beaucoup."


