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JOJ : le tennis de table français, un modèle de représentation

 

Alain Dubois, un président convaincu par les JOJ

Le tournoi de tennis de table de ces premiers JOJ a débuté ce samedi 21 août avec l’entrée en lice pour les Français de Simon Gauzy et Céline Pang. Alain Dubois, président de la Fédération Française de Tennis de Table avait fait le déplacement pour suivre les compétitions de ses deux espoirs, Simon et Céline. Il revient pour nous sur ces premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse.

Sur l’organisation
« La salle est belle, les équipements de bonne facture et le public est très présent. L’ambiance est assez sympathique, avec de vraies valeurs… le sport tel qu’on l’aime, au sein du Mouvement olympique notamment. De surcroît, l’environnement est assez sympathique. Singapour est une ville assez paisible ».

Remplir une mission d’éducation
« Le schéma des Jeux Olympiques de la Jeunesse est intéressant au niveau des jeunes, pour leur donner la culture du sport, du haut niveau, de l’Olympisme. Je trouve que ces JOJ sont un bon concept pour les jeunes. Mais pour les dirigeants de Fédérations nationales et internationales présents aussi. Cela permet de voir que le travail sur les jeunes avance bien. Il y a par ailleurs une réelle présence des notions de respect, et de toutes les valeurs du sport. Il est important pour le sport, que les Fédérations, le Comité International Olympique, les CNO, remplissent bien cette mission d’éducation ».

Des symboles forts
« Au niveau même de l’organisation, on peut constater la présence de beaucoup de jeunes, avec quelques petits symboles. Au moment des podiums par exemple, j’ai pu voir à la natation qu’il y avait aussi bien des filles garçons pour qui amener les médailles. D’ordinaire, ce sont toujours des demoiselles. C’est une petite chose, toute simple, mais c’est signifiant. La mixité ça va dans les deux sens. Mixité raciale aussi. On est en Asie et on a vu de jeunes Noirs qui portaient ces médailles. C’est très bien tout ça va dans le bon sens ».

Se confronter au niveau mondial
« Nous on a pris cette compétition au sérieux. On est dans la reconstruction du tennis de table français à travers un programme mis en place depuis quelques années par Michel Gadal. Nous n’en sommes pas à l’aboutissement, mais on avance. Il est intéressant de voir ce que l’on peut faire au niveau mondial. Tous les meilleurs jeunes du monde sont présents, sauf un Chinois, alors que dans certaines compétitions, les Asiatiques ne viennent pas. On rencontre l’ensemble des pays, des joueurs, représentants l’ensemble des continents, c’est vraiment très bien ».

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Jean-Philippe Gatien, athlète modèle


Barcelone 1992-Sydney 2000, quatre JO pour J-P Gatien

Dans les années 1990, avec Patrick Chila, Damien Eloi (sans oublier le Suédois Jan-Ove Waldner), Jean-Philippe Gatien a fait comprendre aux Français que le tennis de table n’était pas réservé aux seuls Asiatiques. Pour son parcours exemplaire de sportif , le double médaillé olympique (argent en simple à Barcelone 1992 et bronze en double avec Chila en 2000 à Sydney), ancien champion du monde, a été choisi par la Fédération Internationale de Tennis de Table pour être athlète modèle durant ces JOJ. Il revient pour nous sur cette expérience.


Au village, avec les jeunes Olympiens

Etre un athlète modèle
« Je suis ravi d’avoir été choisi par la Fédération Internationale. Etre athlète modèle, ce n’est vraiment que du bonheur. D’un point de vue pratique, j’ai été invité sur un stage de préparation, trois jours de compétition avec l’ensemble des compétiteurs présents à ces Jeux Olympiques de la Jeunesse. J’ai eu une partie technique à gérer, mais j’étais aussi là pour délivrer un message aux jeunes sur l’expérience, le jeu, leur communiquer les valeurs olympiques. Maintenant, je suis plus là pour regarder, avec quelques implications auprès des jeunes, notamment au Village ».


Une rencontre pleine d'émotion

Aider les jeunes
« J’ai ainsi fait une visite à dans une Université. J’y ai rencontré une quarantaine de jeunes pongistes Singapouriens âgés de 9 à 12 ans au niveau déjà assez élevé. Ils sont un peu dans l’antichambre de l’équipe nationale. C’est aussi notre rôle de faire profiter un peu les locaux de notre passé. Les athlètes modèles ont aussi des missions à remplir au Village, avec une présence qui permet des interventions, des prises de paroles, des échanges formels et informels.
C’est une très bonne expérience, avec beaucoup de sens. Ces Jeux devraient vraiment aider les jeunes athlètes à se sentir mieux en tant que sportif, mais aussi en tant qu’homme et femme ».

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