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Mercredi 18 août: belle moisson pour la France

 

Natation : Et 2 qui font 3 !


Le relais 4*100m 4 nages médaillé d'argent

Et de trois ! Après le relais 4x100m Nage libre mixte, médaillé de bronze, ce sont deux nouvelles médailles que ramènent les nageurs à l’équipe de France.
«J’ai crié !... Je n’ai plus de voix ! ». Djamila, la maman de Medhy Metella, est dans tous ses états. Son fils est doublé médaillé olympique ! Après le bronze, l’argent ! Une nouvelle fois, cette médaille est obtenue au terme d’un effort collectif : le relais 4x100m 4 nages (Medhy Metella, Ganesh Pedurand, Thomas Rabeisen et Jordan Coelho) est vice-champion des JOJ !

« Nous sommes vraiment heureux » s’enthousiasme Ganesh Pédurand. « Nous pensions vraiment que ce serait plus sur le 4x100m nage libre que nous rapporterions une médaille et pas sur le 4 nages. Là c’est un grand bonheur. Tout c’est super bien passé. Moi je ne suis pas un dossiste à la base, je ne suis pas forcément un spécialiste, mais je réussis à plutôt bien lancer le relais. Je passe en 6. Thomas et Jordan enchaînent et transmettent en 5. Et Medhy finit sur un super temps en crawl pour nous offrir l’argent derrière les Australiens. »

Il faut dire qu’avec Djamila Metella, l’équipe bénéficiait d’un supporter de poids, pour ne pas dire d’un préparateur mental hors norme : « J’ai parlé avec les autres nageurs avant la course. Parce qu’ils n’ont pas tous de médaille je leur ai dis : ‘‘battez-vous ! Il faut se battre pour aller chercher une médaille !’’ ».
Et Ganesh le confirme : « On a donné tout ce qu’on voulait donner, et on a été chercher la médaille. Ce matin en individuel, nous n’avons pas fait une super course. Du coup, aucun de nous n’avait à nager à nouveau et nous avions tous la gnaque pour le relais ». Ce sens du collectif, tous l’expriment.

Jordan Coelho est très éloquent sur le sujet : « J’étais surtout content parce que Thomas et Ganesh sont nos collègues de médaille, qu’ils n’en avaient pas et qu’ils le méritent. Une victoire par équipe, ça met plus de joie que pour une course individuelle. C’est toujours plus stimulant, plus excitant. On est tous copains, donc tous concernés. Je suis encore plus content par le fait d’avoir pris l’argent, ce n’est que du bonus. Cet après-midi, nous n’avions que cette course, nous étions donc pleinement concentrés dessus. »
Malgré la performance de Medhy, le soulagement n’est pas arrivé de suite. En effet Jordan, remonté comme rarement, avait pris une prise de risque énorme, prenant le relais à 0,001 de la limite minimale autorisée. « Après la fin du relais, je n’étais pas sûr que nous avions la médaille. Je craignais la disqualification ».

Peu avant, Anna Santamans emportait une belle médaille de bronze sur le 50m papillon, en 27’31, deux secondes de mieux qu’en demi-finale : « ça nous a transcendés », confie Jordan. Anna termine derrière Liu (Chine, 26,97) et Di Liddo (Italie, 27’06). Dans la foulée, Mathilde Cini s’était qualifiée pour la finale du 50m dos avec le premier temps des demi-finales (-30’’ de la suivante) en battant le record de France 16 ans qui lui appartenait déjà (29’22).
Le mot de la fin, c’est évidemment à la maman de Medhy Metella qu’il revient : « Je suis contente pour tous les français, pas seulement pour Medhy. »

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Samantha Silvestri le sourire en bronze

Samantha Silvestri prend le bronze du tournoi de taekwondo féminin catégorie -63kg. L’histoire est belle pour la jeune appelée du dernier moment de cette équipe de France. Remplaçant Haby Niaré, blessée quelques jours avant le départ de la délégation, Samantha a tout gagné dans cette aventure.

Son sourire, qui rayonnait déjà avant la compétition est encore plus resplendissant. Même en pleine zone mixte alors même que Samantha sort de sa demi-finale perdue 12-1 contre l’Allemande Katheder. « Je ne suis pas une mauvaise perdante. Tant que je donne le meilleur de moi, et j’ai donné le meilleur sur le moment, je n’ai pas de regret. J’avais plus de technique que la Congolaise Baelenges [battue en quart de finale sur le score de 15-1], mais l’Allemande en a plus que moi. Je ne suis pas encore suffisamment technique pour aller dans l’international. Quand j’essayais d’attaquer, elle reculait beaucoup et ne me permettait pas d’avoir la bonne distance pour aller à la tête. Je voulais avancer, mais mes jambes ne suivaient pas ».


Samantha lors de sa demi-finale

Mehdi Bensafi, son entraîneur, apporte un élément complémentaire, plus psychologique, à l’analyse de Samantha : « Le tout premier échange est déterminant pour la suite du combat. J’avais dit à Samantha d’en imposer dès le départ, de crier fort et de se lancer avec intensité. Mais c’est l’Allemande qui l’a fait. Contrairement à elle, Samantha n’a pas encore les qualités de quelqu’un qui s’entraîne tous les jours. Maintenant, je suis fier d’elle. Elle assure l’intérim d’Haby au pied levé et ce n’est pas facile parce que ce n’est pas n’importe qui. Quelque part, elle peut dire à Haby qu’elle lui ramène quelque chose. »

Demain, jeudi 19 août, dernier combat, celui de Faïza Taoussara, avec d’intéressantes perspectives de médaille… pour en finir en beauté.

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Noémie Kober en bronze, un grand kif sur 1000m


Noémie Kober avec sa médaille de bronze

Le réservoir de la Marina s’est bien rempli ce mercredi 18 août. Une pluie abondante tombait en effet sur le site d’aviron lors des finales de Noémie Kober (1000m skiff, finale A) et du deux sans barreur de William Chopy et Benoït Demey (finale B).

Le parterre n’en était pas moins particulièrement bien garni. Jacques Rogge, président du CIO, était notamment présent, accompagné de quelques autres membres de l’institution lausannoise dont Guy Drut et Thomas Bach, l’Allemand, venu assister à la finale de son fils qui obtiendra une belle médaille d’argent. Denis Masseglia, président du CNOSF, mais aussi Jean-Pierre Bulgaridhes (président de la FF Haltérophilie) ou Julien Nizri (directeur général du Centre National de Développement du Sport) assistaient également au grand rendez-vous. De nombreux champions s’étaient également déplacés, parmi lesquels Tony Estanguet, Isabelle Severino ou encore Katarina Witt pour ne citer qu’eux.

Le deux fait deux
Pour les jeunes olympiens français, la compétition débutaient par les garçons. William et Benoît sont en fin de saison et, comme l’explique leur entraîneur, ils sont « saturés » et pas forcément dans leur meilleur élément puisqu’ils préfèrent être sur bateau long.
Benoît l’explique d’ailleurs très bien : « On a eu des courses assez difficiles aux Mondiaux, il y a deux semaines. Des courses où l’on s’est bien employé. On a fini 4ème à 23 centièmes des troisièmes. Nous étions particulièrement heureux de nous rendre à Singapour ensuite. Nous avons abordé cette compétition comme une découverte autant sur le plan culturel [regardez ce paysage magnifique déclare-t-il alors en désignant la baie] que sur le plan sportif. Le JOJ c’est en effet une compétition sur 1000m, c’est-à-dire divisée par deux ». William explique : « Cela nous a rendu les courses très difficiles. Déjà aux championnats du monde, on avait du mal à partir, et sur les 1000 premiers mètres on était souvent largués par les autres avant de revenir. Ici, sur seulement 1000 mètres c’était vraiment difficile ».


William Chopy et Benoît Demey

« Nous connaissions la plupart de nos concurrents », reprend Benoît. « On a pris les courses les unes après les autres ». Et c’est William qui explique : « La première série a été très difficile. On manque un peu de jus, et puis cela fait deux mois qu’on rame toujours ensemble dans le même bateau, la lassitude commence donc à se faire sentir. En demie on se fait déposer par tout le monde, on n’arrive pas à remonter. Sur la finale B on arrive à se lâcher, à se faire plaisir ». Les deux Français prennent la deuxième place de cette finale et terminent donc 8ème de ces JOJ.

Et maintenant ? « C’est fini ! On va profiter de cette très belle expérience que les JOJ nous proposent » déclare William. « On pense aller voir les autres sports, c’est, je pense, ce qu’il y a de plus enrichissant pour nous. Il y a évidemment la visite du parc horticole ou l’île de l’aventure, mais c’est normal d’aller soutenir nos copains en priorité » explique Benoît. « On aimerait aussi découvrir Singapour. C’est une ville très riche culturellement, un quartier chinois qui semble très agréable, de beaux immeubles… et puis découvrir la piscine en haut du Marina Bay Sands. Avoir de vraies vacances en fait. » complète William, qui répète : cela fait maintenant « un an qu’on est au taquet, qu’on doit être exigeant chaque week-end pour les compétitions, on en demande beaucoup à notre corps c’est pour ça qu’il y a une forme de lassitude ».

Néanmoins les deux compères sont très contents d’avoir fait les JOJ, malgré cette petite déception sportive. Pour l’an prochain, et parce qu’il n’y a pas que le sport, Benoît, qui a obtenu son bac S cette année va rentrer à Lyon, en STAPS et intégrer le pôle aviron. Je serais logé la bas. C’est un formidable moyen de concilier sport et études. Au bout de ma licence STAPS, je voudrais devenir pompier professionnel. » Quand à William, il veut faire kiné par la suite : « je sais qu’avec l’aviron il y a moyen d’y accéder. Je vais jouer cette carte à fond. Sinon je le ferais par mes propres moyens. Arriver à concilier le sport et les études serait vraiment formidable ». Bon vent donc aux deux compères et bonne chance !

Noémie : "cette médaille est super jolie"

Du vent, Noémie Klober en a dégusté durant sa finale A du skiff qu’elle termine en troisième position, médaille de bronze ! « Le temps était très difficile, avec la pluie et un fort vent de travers, mais comme l’a très bien dit Noémie à la presse en zone mixte après la course, les conditions étaient les mêmes pour tout le monde et elle n’a sans doute pas été plus gênée que les autres », nuance cependant Pascal Morel.

« Noémie est devenue championne du monde il y a deux semaines », explique-t-il. « Ici, faire le doublé était un challenge que nous avons tenté. Et Noémie s’est très bien débrouillée. Elle est plus jeune que les autres concurrentes et elle finit à 17’’ de l’argent, et à 59’’ de l’or. L’Allemande était dans sa spécialité. Elle était championne du monde, elle est désormais championne des JOJ. Noémie ne l’avait encore jamais rencontrée et elle s’est vraiment bien débrouillée pour finir très proche au final. L’Ukrainienne est un peu plus une surprise, mais sur une finale, ça part beaucoup plus vite ».

Mais cette troisième place n’affecte guère Noémie, pas plus que cette course au cordeau : « Cela a très serré, un sprint jusqu’au bout. C’est ça qui est bien dans les courses, sinon ce n’est pas marrant. Donner le meilleur du soi-même, quelque soit le résultat, c’est ce qui est le plus important. A l’arrivée, je pousse un cri de rage, parce que je ne savais pas trop ce qu’il en était du classement. J’avais peur de faire 4ème comme l’an dernier aux Mondiaux. Mais j’ai la médaille, je suis très contente, et en plus elle est super jolie ».


Noémie et l'ensemble des médaillés du mercredi 18 août en aviron

Cette approche très positive, qui semble indissociable de la personnalité toute en sourire de Noémie, est finalement contagieuse. Ainsi Pascal était un peu déçu à la fin de la course « 59’’, c’est tellement peu ». Mais cette déception n’a fait qu’un temps : « je suis finalement très satisfait. Noémie a remporté ses deux premières courses et s’est montrée sereine et constante tout au long de la compétition. On sent qu’elle commence à avoir l’habitude des grandes échéances et des compétitions internationales. A son âge, son palmarès et son vécu sont vraiment impressionnants. »

Et ces Jeux Olympiques de la Jeunesse confortent d’autant plus cette championne. « Cette expérience olympique me permet de me repérer un peu par rapport au niveau international pour l’année prochaine. C’est vrai que mes concurrentes étaient un peu plus âgées, mais pour moi, l’âge ça ne veut un peu rien dire ».

Quant à l’événement en lui-même, sa première grande compétition multisports : « c’est pour moi une expérience incroyable. L’organisation est impressionnante. La cérémonie d’ouverture était exceptionnelle et quand on voit tous ces bénévoles mobilisés, c’est surprenant ».
Noémie Kober. Souvenez-vous de ce nom.

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