Lutte
Actualités de l'équipe de France
Lutte : C’était au tour de la lutte d’effectuer son Test Event, à Londres, les 10 et 11 décembre 2011. Tarik Belmadani (60kg) s’incline en finale face au Russe Arslan Abdullin, alors qu’Artak Margaryan (66kg) termine troisième.

Photo : FF Lutte
CM : Rase campagne
Les Mondiaux d’Istanbul (12 au 18 septembre 2011) n’auront pas souri aux Français qui reviennent bredouilles... une première depuis 2006. Des quatorze sélectionnés (lutte gréco-romaine, lutte libre, lutte féminine), seul Didier Païs (-60kg en lutte libre) tire son épingle du jeu. Il échoue au pied du podium (5ème), mais décroche surtout le sésame olympique de sa catégorie pour les Jeux Olympiques de Londres 2012. Ses co-équipiers devront passer par la case rattrapage pour espérer qualifier leur catégorie. Trois tournois de qualifications sont au programme : la Bulgarie (Sofia, 18-22 avril), la Chine (Taiyuan, 25-29 avril), la Finlande (Helsinki, 2-6 mai).
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2 sur 2 à Marioupol
Après deux semaines de stage avec l’équipe de France, les deux lutteurs tricolores engagés dans le tournoi de Marioupol (UKR) se sont imposés. En -76kg, Steeve Guénot, champion olympique en titre s’impose sans disputer sa finale prévue face au local de l’épreuve, l’Ukrainien Vladimir Chatskikh champion du monde 2006, blessé au cours de sa demi-finale. De son côté, Tarik Belmadani s’impose également dans la catégorie des -60kg.

Anna Gomis
Reçus 4 sur 6 à Dormagen
L’équipe de France de lutte réalise une belle performance au Grand prix d’Allemagne de Dormagen en qualifiant quatre lutteuses en finale, sur les six engagées au début.
Si Aurélie Basset (-48kg), Anna Gomis (-55kg) et Marianna Kolic (-67kg) se sont inclinées lors de ces finales, la championne du monde 2007 des -63kg, Audrey Prieto s’est quant à elle imposée.
Pais en argent à Sassari
Le vice-champion d’Europe 2005, Didier Pais termine 2ème du tournoi international de lutte libre de Sassari (ITA), samedi 28 mai 2011, s’inclinant en finale de la catégorie des 55kg face au Roumain George Bucur. Dans la catégorie des 74kg, le Français Lucas Lampis termine 3ème, tout comme Saïd-Ahmed Itaev en 84kg.

Christophe Guénot seul médaillé européen
L’équipe de France de lutte, qui n’avait pas fait des championnats d’Europe 2011 à Dortmund (29 mars au 3 avril) un objectif prioritaire, ne rentre finalement pas bredouille. Le dernier jour, l’ainé des frères Guénot, Christophe, 32 ans, a enlevé la médaille de bronze dans sa catégorie des 74kg en gréco-romaine. C’est sa 7e médaille internationale, sa 2e dans un Euro (bronze en 2008), et son premier podium depuis celui des Jeux de Pékin (bronze également) le 13 août 2008. A Dortmund, Christophe Guénot a battu le Géorgien Manuchar Kvrikelia au premier tour (2 manches à 1), a ensuite perdu face à l’Azéri Rafij Huseynov (2 manches à rien) puis a tracé sa route en repêchages, jusqu’à la « petite finale » où il a été déclaré vainqueur sur forfait (blessure) du Turc Selcuk Cebi.
En dehors de ce podium, les meilleurs résultats dans cet Euro 2011 ont été obtenus en lutte féminine par les sœurs Adeline et Cynthia Vescan, qui se sont classées 5e, respectivement en 59 kg et 72 kg.
Pour la lutte française, l’année 2011 est dominée par le parcours qualificatif pour les Jeux Olympiques de Londres, dont une importante partie aura lieu lors des championnats du monde en Turquie à Istanbul du 12 au 18 septembre 2011 où les six premiers de chaque style gagneront leur sésame.

Audrey Prieto
Place aux championnats d’Europe 2011
Sur la route de la qualification aux Jeux Olympiques 2012 (dont une importante partie se jouera lors des championnats du monde en Turquie à Istanbul du 12 au 18 septembre 2011 où les six premiers de chaque style gagneront leur sésame pour Londres), l’équipe de France va disputer une répétition grandeur nature à Dortmund (Allemagne) à l’occasion de l’Euro 2011, qui commence le 29 mars et s’achèvera le 3 avril. Ils seront 15 en tout (5 en gréco-romaine, 4 en libre et 6 en lutte féminine) à défendre leurs chances face au gratin de la lutte continentale : Didier Pais (60kg), Luca Lampis (74kg) et Said Itaev (84kg) en « libre », Mélanie Lesaffre (48kg), Vanessa Boubryemm (51kg), Anna Gomis (55kg), Adeline Vescan (59kg), Audrey Prieto (63kg) et Cynthia Vescan (67kg) en lutte féminine, Allan Thiam Lemaitre (55kg), Sébastien Hidalgo (60kg), Steeve Guénot (66kg), Christiophe Guénot (74kg) et Yannick Szczepaniak (120kg) en gréco-romaine. A noter l’absence du vice-champion du monde 2009 en 84kg Mélonin Noumonvi, actuellement blessé à l'épaule droite. Comme le dit le DTN Dominique Laterrade, « Nous visons au moins deux médailles à Dortmund. Ce n’est pas un objectif majeur, mais nous ne voulons pas y faire choux blanc. Le bilan de la lutte française se fera en fin de saison avec la réponse à une seule question : combien de qualifiés pour les Jeux Olympiques ? »

Vanessa Boubryemm
Boubryemm et Gerlac médaillées à Tourcoing
Le premier grand rendez-vous international de lutte féminine s’est déroulé au complexe sportif Léo Lagrange de Tourcoing le 26 février, avec un très beau plateau international. Dans ce contexte, Vanessa Boubryemm en 51kg et Aurélie Gerlac en 59kg ont signé de beaux résultats en prenant toutes deux la 3e place de leurs catégories. La France se classe 7e du classement des nations dominé par la Chine avec cinq victoires.

Mélonin Noumonvi
Belmadani, Noumonvi et Szepaniak brillent à Créteil
L’équipe de France de lutte Gréco-Romaine remporte trois belles victoires dans le tournoi international « Cristolutte » disputé à Créteil le 30 janvier : en finale des 60kg, Tarik Belmadani a battu le l’Ukrainien Lenur Temirov 3-1. En 84kg, Mélonin Noumonvi a réalisé un parcours sans faute jusqu’à la finale gagnée 3-0 face au Grec Theodoros Tounoussidis. Enfin, en 120 kg, Yannick Szcepaniak a remporté la médaille d’or grâce à sa victoire 3-0 sur l’Ukrainien Igor Didyk. Avec la 3e place d’Artak Margarian en 66kg, et les 5 rangs finaux de Christophe Guénot (74kg), Allan Thiam Lemaire (55 kg) et Cyril Vescan (84kg), la France termine la compétition au 2e rang des nations avec 50 points, derrière l’Ukraine (56 points).
De la lutte sur tous les fronts
L'équipe de France de lutte gréco-romaine (Sébastien Hidalgo, Artak Margaryan, Steeve Guénot, Christophe Guénot, Mélonin Noumonvi, Yannick Szczepaniak) a disputé le 26 novembre le « Mémorial Karavaev » à Minsk en Biélorussie. Les Bleus se sont classés 6e sur 10 équipes, avec des victoires sur la Lituanie (4-3) et le Kazakhstan (5-2) et des défaites face à la Biélorussie (0-7) et la Pologne (1-6). A Nice, les tricolores présentaient une équipe complète pour disputer le Challenge Henri Deglane dans la salle Leyrit les 27 et 28 novembre. En lutte féminine, grâce aux victoires d'Adeline (55kg) et Cynthia (72kg) Vescan, et la 2e place d'Aurélie Basset (48 kg), la France a terminé à la 1ère place. En lutte libre, avec Luca Lampis (argent en 74kg), Said Itaev (bronze en 84kg) et Didier Pais (bronze en 66kg), elle se classe 3e. En gréco-romaine, avec deux bronze (Cyril Vescan en 84 kg et Nicolas Sauvaire en 120 kg), elle temine au 6e rang. Par ailleurs, le cirque d'hiver de Paris accueille le 7 décembre à partir de 20h une très belle affiche : un test-match France-Turquie.

Anna Gomis seule médaillée des Mondiaux à Moscou
Eternelle Anna Gomis! A 36 ans, la lutteuse de Tourcoing, quadruple championne du monde (1993, 1996, 1997, 1999) et d'Europe (1996, 1997, 1998, 1999), médaillée de bronze lors de la première apparition de sa discipline aux Jeux Olympiques, à Athènes en 2004, ajoute le 9 septembre à Moscou une nouvelle ligne à son palmarès. Elle remporte la seule médaille pour l'équipe de France dans ces Mondiaux 2010 en montant sur la 3e marche du podium des 55kg, après avoir atteint les demi-finales (battue en deux manches par l'Azérie Yuliya Ratkevich) puis gagné le match pour le bronze contre la Kazakhe Aiym Abdilina (en deux manches).
La compétition a été difficile pour la lutte tricolore, puisque en dehors d’Anna Gomis, les principales têtes d’affiche (Steeve et Christophe Guénot, Mélonin Moumonvi en Gréco-Romaine; Vanessa Boubryemm, Meryem Fatah et Audrey Prieto en lutte féminine) ont connu l’échec dans leurs catégories respectives durant ces championnats du monde.
Championnats du monde à Moscou
Eternelle Anna Gomis! A 36 ans, la lutteuse de Tourcoing, quadruple championne du monde (1993, 1996, 1997, 1999) et d'Europe (1996, 1997, 1998, 1999), médaillée de bronze lors de la première apparition de sa discipline aux Jeux Olympiques, à Athènes en 2004, ajoute le 9 septembre à Moscou une nouvelle ligne à son palmarès. Elle remporte la première médaille pour l'équipe de France dans ces Mondiaux 2010 en montant sur la 3e marche du podium des 55kg, après avoir atteint les demi-finales (battue en deux manches par l'Azérie Yuliya Ratkevich) puis gagné le march pour le bronze contre la Kazakhe Aiym Abdilina (en deux manches). Ses compatriotes Meryem Fatah (59kg) et Audrey Prieto (63kg) ont pour leur part quitté la compétition dès leur entrée en lice.
Après la Gréco-Romaine, où les Français (Steeve et Christophe Guénot, Tarik Belmadi, Mélonin Moumonvi, Yannick Szczepaniak) n'ont pas été en réussite, place à la lutte libre et à la suite du programme féminin : Lokman Kaplanbaba (55kg en lutte libre) Shéhérazade Bentorki (72kg en lutte fémine) sont sur les tapis vendredi 10 septembre.
En savoir plus avec la Fédération Française de lutte
Histoire de la discipline

Si les Jeux Olympiques sont une petite histoire de l'humanité, la lutte en constitue le préambule. En effet, lors de la naissance des Jeux d'Olympie, la lutte était déjà un sport antique.
onsidérée, à raison, comme le premier sport de compétition, la lutte apparaît d'ailleurs sur des peintures rupestres égyptiennes datant de quelques 5 000 ans. Elle figurait également au programme des premiers Jeux, en 776 avant J.-C., soit plus de deux millénaires après, et devait par la suite devenir le principal sport des Jeux d'Olympie.
Après une absence de 1 500 ans, en 1896, les premiers Jeux Olympiques de l'ère moderne furent organisés et la lutte y tint à nouveau le premier rôle. Les organisateurs, désireux de s'inscrire dans la lignée de leurs ancêtres, se tournèrent naturellement vers le sport qui avait connu une si grande popularité dans la majeure partie du monde antique, de la Grèce à la Chine en passant par l'Assyrie, Babylone, l'Inde et le Japon.
La lutte fut donc ressuscitée sous l'appellation de lutte gréco-romaine, car elle était la forme la plus fidèle de la lutte telle que pratiquée dans la Grèce et la Rome antiques.

En lutte gréco-romaine, les athlètes ne sont autorisés à utiliser que leurs bras et la partie supérieure de leur corps pour combattre et à ne saisir que ces mêmes parties du corps chez leurs adversaires. D'un point de vue historique, l'effet était réussi.
Toutefois, à cette même époque, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis étaient balayés par une forme de lutte moins stricte, connue sous le nom de " catch as catch can ". Ce spectacle professionnel jouissait d'une très forte popularité, particulièrement lors des fêtes foraines et festivals.
En 1904, après l'avoir baptisée " lutte libre ", les organisateurs des Jeux Olympiques ajoutèrent cette forme de lutte au programme. Désormais, les lutteurs pouvaient utiliser leurs jambes pour pousser, soulever et faire des crocs-en-jambe, et étaient également autorisés à saisir leurs adversaires par le haut comme le bas du corps.
La lutte était au programme des premiers Jeux Olympiques modernes de 1896 mais, exceptionnellement, ne le fut pas en 1900. Depuis 1920, les styles libre et gréco-romain font tous deux l'objet d'une compétition. Avant cette date (à l'exception de 1908), seul un style était représenté, en général la lutte gréco-romaine.

Pour les Jeux Olympiques de Sydney en 2000, le programme de lutte fut modifié. Depuis 1972, la lutte était divisée en dix catégories de poids dans les deux styles. Aux Jeux de Sydney, seules huit catégories de poids furent représentées dans chaque style. Les poids ont aussi légèrement changé et la catégorie la plus légère, appelée communément poids mi-mouche, a tout simplement été supprimée.
La réduction du nombre de catégories de 10 à 7 en Libre et en Gréco-Romaine a permis l’introduction de la lutte féminine avec quatre catégories de poids aux Jeux Olympiques d’Athènes en 2004.
Epreuves
La lutte gréco romaine

Lorsque les Jeux Olympiques refirent leur apparition à Athènes en 1896, la lutte fut considérée comme tellement importante d'un point de vue historique qu'elle devint un élément central des Jeux. Personne n'avait oublié les récits de corps huilés combattant sur le sable et les compétitions de lutte datant de 708 av. J.-C. La lutte gréco-romaine était perçue comme la vraie réincarnation de la lutte grecque et de la lutte romaine de l'Antiquité. Dans les compétitions de lutte gréco-romaine, les lutteurs ne peuvent attaquer qu'avec leurs bras et le haut de leur corps. Seize pays se partagèrent les médailles de lutte gréco-romaine aux Jeux Olympiques de 1996 à Atlanta. Ils furent 15 à Sydney et 16 à Athènes.
Aux Jeux Olympiques de 2004 à Athènes, il y eut 7 épreuves (catégories de poids) masculines en lutte gréco-romaine.
La lutte libre

Aux Jeux de Saint-Louis 1904, les officiels olympiques décidèrent d'ajouter à la «Greco-Romaine » une autre discipline, au passé certes moins riche et moins noble que son aînée mais jouissant d'une énorme popularité : la lutte libre. Celle-ci était devenue, en Grande-Bretagne et aux États-Unis, l'une des attractions vedettes des fêtes foraines et des foires du 19e siècle, une forme de divertissement professionnel. Tout comme la lutte gréco-romaine, elle compte désormais parmi les grandes disciplines des Jeux Olympiques. Dans les compétitions Dans la lutte libre, les athlètes peuvent aussi utiliser leurs jambes et tenir leur adversaire au-dessus ou en dessous de la ceinture.
Lutte féminine

Il s'agit tout simplement de la version féminine de la lutte libre. Elle a été introduite aux Jeux d"Athènes 2004 avec quatre catégories de poids, contre les sept traditionnelles dans les championnats d'Europe et du Monde. Ce qui entraîne une obligation de s'adapter aux catégories olympiques pour les lutteuses du monde entier, si elles combattent naturellement à un poids qui n'existe pas aux J.O....
Epreuves aux Jeux de Pékin 2008
Lutte Gréco-Romaine (uniquement masculine)

• - 55kg
• 55 - 60kg
• 60 - 66kg
• 66 - 74kg
• 74 - 84kg
• 84 - 96kg
• 96 - 120kg
Lutte Libre

• - 55kg Hommes
• 55 - 60kg Hommes
• 60 - 66kg Hommes
• 66 - 74kg Hommes
• 74 - 84kg Hommes
• 84 - 96kg Hommes
• 96 - 120kg Hommes

• - 48kg Femmes
• 48 - 55kg Femmes
• 55 - 63kg Femmes
• 63 - 72kg Femmes




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