Comité national olympique et sportif français

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Mardi 17 août : le compteur reste bloqué

 


L'équipe de France de Basket-ball

Basket-ball : la victoire, enfin et en fanfare

Mardi 17 août, et avec un score de 30-15, l’équipe de France de basket-ball féminine a décroché face au Chili sa première victoire dans le tournoi olympique. Contrairement aux premiers matches, les jeunes bleues ont mis d’entrée de jeu la pression sur l’équipe chilienne. L’écart s’est vite creusé (6-0, 8-2…), permettant aux Françaises d’affirmer leur domination.
Profitant et provoquant de nombreuses pertes de balles chiliennes, les joueuses tricolores ont d’abord imposé leur attaque avant de verrouiller l’intérieur. « Nous avons joué notre jeu » a réagit Justine Barthélémy. « Match après match, on joue de mieux en mieux. Pour la première fois, nous avons réussi à jouer 10 minutes pleines, sans flottement ». Seul hic, et de poids, la nouvelle blessure de Justine, à la cheville cette fois. « Mon élongation allait mieux et puis j’ai eu une mauvaise réception. Là, je vais faire des examens pour savoir ce qu’il en est, une entorse sans doute. » Espérons que Justine sera en état de soutenir ses coéquipières pour le dernier match, face au Japon.

Aviron : l’or au bout de la rame pour Néomie ?

Ce mardi 17 août, Noémie Kober se qualifie pour la finale du skiff féminin en prenant la première place de sa demie en 3’52.04. De très loin le meilleur temps des demi-finales puisque Noémie laisse sa suivante à près de deux secondes et que la première série s’était réglée au profit de l’Allemande Sievers en 1’57.34. La médaille d’or pourrait donc se profiler à l’horizon, Noémie ayant jusqu’à présent dominé toutes ses courses. Du côté des garçons, et malgré une troisième place en demi-finale, William Chopy et Benoit Demey n’accèdent qu’à la finale B.


Nicolas Borome

Athlétisme : Nicolas Boromé ouvre le bal en beauté

Anne-Marie Vansteene et Olivier Belloc, ses entraineurs le confirment, Nicolas Boromé se sent bien : « Il a envie, il ne se pose pas trop de questions sur ces Jeux, il n’a pas d’ennuis physiques et s’est parfaitement adapté au climat et au décalage horaire ». De bon augure donc pour le hurdler qui avait la lourde charge d’être le premier Français engagé dans les compétitions d’athlétisme.

6ème temps des engagés, Nicolas Boromé avait une mission : réaliser l’un des huit meilleurs temps pour accéder en finale. La qualification ne se jouait en effet pas au classement sur les séries mais au temps. Ses entraîneurs lui avaient seriné, surtout, ne pas relâcher son effort jusqu’à ce que la ligne soit passée, et ce, quel que soit sa position.
Et Nicolas a bien entendu le message. En 13"65, il réalise le troisième chrono. A vrai dire, sa série était la plus rapide et Nicolas est arrivé derrière l’Australien Hough (13"50), favori de la compétition, et le Finalndais Kanervo (13"63) qui n’a passé le Français qu’au bénéfice d’un bon cassé devant la ligne. De fait, tant sur le départ qu’à l’arrivée, Nicolas aura quelques détails à travailler pour la finale de samedi.

Satisfaits, ses entraineurs sont complaisants : « Nicolas n’est pas parti, alors que d’habitude c’est plutôt son point fort. Il doit être un peu tendu parce qu’il est sorti des « France » sur faux départ récemment et que sur la première série, le Mexicain a subi le même sort ». Mais quand arrive Nicolas, ils ne l’épargnent pas : « tu as laissé le départ dans ton lit ce matin ? » lui assènent-ils moqueurs. Le jeune hurdler en est conscient. Jusqu’à ce qu’Anne-Marie et Olivier lui apprennent qu’il est qualifié avec le troisième temps, et qu’il établit sa deuxième marque personnelle, Nicolas reste fermé, voire négatif. Avant même d’échanger avec eux, « Je n’ai pas fait une très bonne course » sont d’ailleurs ses premiers mots. Rassuré, il devient même enjoué quand il apprend la non-qualification de l’Anglais Ladam qui l’avait battu à Moscou lors des qualifications pour les JOJ. Comme un spectre qui s’évapore. Reste désormais à profiter de ce poids en moins pour démarrer plus vite samedi 21 août prochain et confirmer cette place virtuelle sur le podium.

Natation : des regrets mais des finales

Les nageurs français continuent de réaliser de belles performances sans pour autant réussir à monter de nouveau sur un podium. Aujourd’hui, tous ont ainsi atteint ou réalisé une finale. Anna Santamans se qualifie en finale du 50m dos en terminant avec le quatrième temps (27"51).
La finale du 100m dos fut frustrante. Mal partie, Marie Jugnet réalisait de belles longueurs qui lui permettaient de combler son retard. Mais les reprises étaient difficiles et Marie ne parvenait pas à se rétablir totalement. Elle échoue au pied du podium, 4ème en 2'13''60. Elle ne réédite pas sa performance du Festival Olympique de la Jeunesse Olympique de Belgrade en 2007 (2 médailles d’or 2'16''32 en finale du 200m dos). Ses larmes ne reflètent pas sa qualité de glisse.

Un duo français portait également des espoirs de médailles sur 100m papillon : Mehdy Metella et Jordan Coehlo. Mehdy partait très fort, trop fort peut-être. Premier aux 50m, premier aux 75m, il s’effondre sur les derniers 25m pour ne prendre finalement qu’une septième place frustrante compte-tenu de ses capacités (54''35). Le métier rentre, et la gestion des grandes finales passe par ce genre de déception. Parti plus modestement, Jordan réalise une bonne course compte-tenu de ses performances passées sur la distance. Il termine 5ème en 53''96.

Au relais 4x100m, l’espoir n’a duré qu’un temps. Partis en ligne 2 avec un temps de qualification de 3’27.19, les Français (Jordan Coelho, Mehdy Metella, Ganesh Pedurand, Thomas Rabeisen) n’étaient pas favoris mais espéraient suivre les traces des ainés et monter sur le podium olympique. Le premier passage de Mehdy amenait la France à la seconde place. Les deux relais suivants s’avéraient plus compliqués. Les autres concurrents, tous très proches avaient bien verrouillé leur composition. Tout allait très vite et les positions ne cessaient d’évoluer. Le dernier 100m était nagé par Jordan Coelho. Le médaillé du relais 4x100m NL mixte ne réalisait toutefois pas le même aller-retour de folie. Emoussé, il amenait le relais à une 5ème place en 3’25.63. Quelques regrets, mais les conditions n’étaient pas idéales.

Jordan Coelho : « [à propos du relais] Comme tous nos autres concurrents, nous avons mieux nagé que ce matin. Je pense que nous n’avons rien à nous reprocher, les autres étaient plus forts que nous. Notre 100m papillon, nagé avec Mehdy tout juste avant, nous a un peu entamés. En ce qui concerne mon 100m papillon je suis à 2 centièmes de la médaille… une médaille que je ne pensais pas réalisable ce matin. Je suis déçu mais cette course est encourageante pour le reste ».

Ganesh Pedurand : « C’était une médaille difficile à aller chercher avec le 100m papillon de Medhy et Jordan un peu plus tôt. Nous avons tout donné et nous sommes donc forcement un peu déçu. On va tout donner sur le 4x100m 4nages, pour que Thomas et moi puissions rentrer en France avec nous aussi notre médaille olympique »Mehdy Metella : «[à propos du 100m papillon] Je n’avais plus de bras dans le dernier 25m. J’ai essayé de finir avec ça mais je touche en 7ème position (Mehdy était encore premier au 75m). C’est très frustrant je suis déçu. Pour la suite de la compétition, à savoir le relais 4x100m, je vais tout donner sans retenue. C’est un bon enseignement. De toutes façons, chez les Français, nous sommes forts plus vieux (rire) ».

Voile : la route est longue

Les régates de Techno 293 ont débuté ce mardi. Les deux premières courses (sur 16) ont vu les différents concurrents prendre des positions qu’il va désormais falloir pour certains conserver, pour d’autres faire évoluer. Chez les filles, Clidane Humeau, 10ème de la première manche et 8ème de la seconde s’est mis un certain handicap à rattraper au plus vite pour accrocher le podium. Du côté des garçons, Maxime Labat tenait la troisième place de la 1ère manche, mais, sanctionné par les officiels, il s’est vu rétrograder en 7ème place. Il se rattrape dès la seconde en prenant cette 3ème place qu’il lui avait échappé un peu plus tôt.

Réaction de Lise Vidal (entraineur) : « C’était une journée de petit temps, juste à la limite inférieure au niveau du vent. Ceci a pour conséquence des régates hyper physique sur des bateaux au format standard international des moins de 18 ans. Le 293, bateau uniquement fabriqué à Vannes, est la planche qui précède la planche olympique avec une voile de 7,8m2 et une longueur de 2,93m.

Sur le plan sportif, Clidane a eu beaucoup de mal à rentrer dans la compétition, elle termine 10ème de la première manche et 8ème de la deuxième. Maxime, de son côté, termine 7ème et 3ème de ses deux manches. La première il était troisième, mais une pénalité l’a handicapé et il a reculé de quatre places. Le niveau global sur ce championnat est très relevé, notamment chez les garçons avec l’arrivée de nombreux asiatiques. L’objectif pour les 4 manches à venir c’est de rattraper des points ».
Ces compétions sont très formatrices pour nos jeunes. Mon rôle de marraine c’est d’être là dans les bons comme dans les mauvais moments pour partager les joies et les peines de chacun. Comme par exemple hier avec Léa qui était très déçue de ne pas avoir accroché un podium.


Sophia Serseri

Gymnastique : Sophia Serseri prend de l’expérience, mais n’accède pas à la finale

Sophia Serseri ne rejoint pas Brandon Prost qui, la veille s’était qualifié pour la finale du concours général. Classée 28ème du tour préliminaire, Sophia a fait trop de fautes, en particulier en début de concours pour pouvoir y prétendre. Sa prestation n’a pourtant pas été exempte de qualités, au sol et au cheval notamment, mais son entraineur, Marie-Dominique Aubry l’explique : « Sophia est un peu trop tendue, au lieu de juste faire ce qu’elle sait faire, elle se met trop la pression. Alors il y a de bonnes choses, mais, elle il faudrait qu’elle soit un peu plus près de ce qu’elle réalise à l’entraînement ».

Une chute aux barres asymétriques, une autre à la poutre, une sortie des deux pieds au sol et des jambes un peu décollées sur son saut, voici les principales explications de ses notes ce mardi 17 août (48.650 – 13.250 au saut de cheval, 10.900 aux barres, 12.200 au sol et 12.300 à la poutre).

Isabelle Severino, marraine de l’équipe de France à ces JOJ, assistait à sa prestation. Au terme des deux premiers agrès, Isabelle sentait qu’une perspective d’entrée dans les 10 était compromise « Sofia n’a pas eu la préparation idéale pour ce championnat. Elle manque un peu d’expérience, ca se voit sur sa chute aux barres par exemple. Ces compétitions servent à ca. Le tout pour elle maintenant c’est d’être dans les 24, pour une nouvelle compétition. » Marie-Dominique s’accordait sur un constat proche : « Avec les Chinoises, les Russes, les Roumaines, les podiums sont inaccessibles, mais il faut qu’elle prenne de l’expérience, elle est là pour ça. Elle ne doit plus faire une seule faute, mais réaliser ce qu’il faut au bon moment. Hier, Brandon a fait une erreur au sol, puis a été régulier pour obtenir la qualification. Celle-ci est finalement obtenue de justesse… mais le niveau est très bon.»Cela ne fut pas le cas hélas.
Demain, Brandon tentera d’améliorer son classement lors de la finale du concours général. D’ores et déjà, Isabelle Severino dresse un bilan plutôt positif de ces JOJ pour ce qui concerne la gymnastique : « c’est une compétition très sympathique, voir des jeunes filles que l’on ne voit pas souvent à cause des quotas imposés habituellement dans les compétitions internationales. Et on peut constater que c’est une compétition prise au sérieuse par l’ensemble des nations, car on peut voir les entraineurs nationaux des seniors, ainsi que les juges internationaux ».





 

 

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