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Une journée d'exploration à la Marina

 


Julia Rosso-Richetto, Pierre-Jean Millière, Jennifer Olry et Vincent Jeanningros

Avec le lancement des JOJ ont débuté les activités du programme culture et éducation. Celles-ci sont proposées au village olympique, mais pas uniquement. Toute la ville est en effet animée par la culture olympique. Ainsi, dimanche 15 août après-midi, la judokate Julia Rosso-Richetto, Pierre-Jean Millière, entraîneur de tir, et ses athlètes, Jennifer Olry et Vincent Jeanningros ont pu profiter d’une visite du barrage de la Marina.

En attendant le départ du bus, Julia, Jennifer et Vincent sympathisent avec des athlètes suisses. Parmi ces derniers, Eliane Dohner, « elle aussi fait du tir ! » lance Jennifer avec un grand sourire. Les sportifs de la discipline se retrouvent. En effet, des Chinois discutent juste à côté, mais ces derniers ne comprenant pas les questions posées en anglais, nos jeunes français recourent aux gestes pour savoir qu’ils font du tir et de l’athlétisme. Et, décidemment, le tir est de sortie. Les volontaires, toujours enjoués et toujours en nombre, accompagnent le groupe du début à la fin de la sortie. En particulier, Marie-Alix, une jeune française de Singapour, scolarisée dans une école internationale en classe équivalente à la 3ème, reste avec les francophones pour aider à la compréhension des sportifs. Un exercice qui n’est pas toujours facile. Dès le départ du bus, les Singapouriens présentent fièrement leur ville avec un enthousiaste empli de fierté. « Le port de Singapour est l’un des plus actifs au monde » expliquent-t-ils… et ce n’est rien de le dire.

A leur arrivée au barrage, les athlètes entament une visite agrémentée d’un « arbre organique » dont les couleurs verte, bleue et rouge symbolisent respectivement la nature, la fraîcheur et le réchauffement de la planète. Une salle présentant l’origine de l’eau attire l’attention de Julia : « Lorsqu’on marche sur les cases, on laisse une empreinte ! », un remake du clip de Michäel Jackson version développement durable. Une webcam permet aux filles de voir leur image sur un écran illustrant l’engagement pour la protection de la planète. La visite se conclut sur une explication relative aux bénéfices du barrage : conserver une réserve d’eau potable, pratiquer des sports aquatiques et contrôler les marées. « Je connaissais déjà ce qui était présenté, mais c’est nécessaire d’expliquer, et c’est plutôt bien fait et esthétique », témoigne Julien.

En sortant du centre, plusieurs stands ont été installés, animés par des volontaires des JOJ plus motivés les uns que les autres. A la station de l’énergie, après une courte présentation des différentes énergies renouvelables, une maquette illustre leur fonctionnement. Puis, les athlètes rentrent en activité : les pieds dans l’eau, un hors bord équipé de panneaux solaires, une télécommande… Ils peuvent alors découvrir le fonctionnement d’un bateau électrique entièrement alimenté par l’énergie solaire. Rapides et maniables, ces petits bolides flottants rencontrent une adhésion totale et les courses s’organisent rapidement ! Julien a particulièrement apprécié : « C’était unique, moderne… Je n’en avais jamais fait avant ! C’est bien que cela fonctionne à l’énergie solaire. Et c’est vraiment sympa de faire la course avec les autres ! »

Sur le barrage, des jeux en équipe sont proposés. Après avoir été sensibilisés aux sources d’eau et à l’impact de la pollution de l’eau, les athlètes doivent en effet construire un barrage à partir de deux cadres en plastiques, des broches en bois, des pailles et des morceaux de mousse. « Ce n’est pas une visite où tu ne fais rien. Là, tu participes » constate Jennifer par la suite. D’ailleurs, les entraîneurs se prennent au jeu également, tel Pierre-Jean Millière qui avoue « ce que j’ai le plus apprécié c’est de jeter le seau dans l’eau ! ». L’objectif est de remplir un baril d’eau, en effectuant des prélèvements dans l’eau de mer, ou dans l’eau douce. Pour cela, il est nécessaire de jeter un seau au bout d’une corde et de le remonter en perdant le moins d’eau possible. L’équipe la plus rapide a gagné. Une fois les défis lancés, les sportifs se prennent au jeu. « Il y avait plein de choses au barrage, mais j’ai bien aimé l’activité où il fallait récupérer l’eau avec le seau, et le jeu où il faut construire un barrage également » affirme Julia Rosso-Richetto.

Avant de partir, les athlètes sont invités à laisser une trace de leur passage au barrage sur des totems aux couleurs des JOJ de Singapour. La journée se conclut par une visite en bus, en plein air, sous un soleil magnifique et un vent rafraîchissant. Le parcours commence dans le centre aux pieds des buildings et de la roue « Singapore flyer ». Il enchaîne ensuite sur le quartier chinois, une population majoritaire à Singapour, et sur l’île de Sentosa dédiée principalement à la relaxation et aux loisirs. Les commentaires détaillent les origines de Singapour, les religions et les autres spécificités de la Cité-État. Une visite qui s’avère être « magnifique » pour Julien, notamment « les grands buildings parce que j’adore cette architecture ».

Cette partie touristique a fini de conquérir Jennifer : « on a pu faire des photos, la roue Singapore flyer est magnifique… Moi, dans quinze ans je viendrais habiter ici ». A croire que le climat ne gâche en rien leur expérience olympique de Singapour. Il ne reste plus qu’à aller chercher une médaille pour que leurs souvenirs restent à jamais gravés dans leur esprit… olympique !





 

 

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