Le Basket en version 3x3

Pour la première fois, dans un évènement de dimension planétaire, sous l’égide de la Fédération Internationale de Basketball (la FIBA) et du CIO, le basket 3x3 va sortir des « playgrounds » urbains pour devenir une vraie compétition, un tournoi regroupant 20 équipes. La formule, spectaculaire, se marie bien avec le slogan des Jeux Olympiques de la Jeunesse (« YOG DNA », soit l’ « ADN » des JOJ) . Présentation avec Julien Egloff, l’entraîneur de la jeune équipe de France féminine qui va tenter sa chance à Singapour.
« C’est pour nous une première participation en dehors du basket de rue » note Julien Egloff, « Une compétition relevée, avec toutes les nations fortes de notre sport ». Le basket 3x3 se dispute sur une moitié de terrain, avec un seul cercle. « Dans cette formule, il y a beaucoup d’espaces, le jeu est rapide, il n’y a que dix secondes de possession de balle autorisées avant de prendre le tir. Il faut en permanence être agressif vers le cercle. C’est une formule faite pour le spectacle et la vitesse d’exécution. Il s’agit clairement d’un objectif de développement de la FIBA. Ce n’est pas le même basket, mais il requière les mêmes habilités ».
Un match se déroule en deux mi-temps de cinq minutes, ou est arrêté dès qu’une équipe parvient à 33 points. A Singapour, les équipes seront réparties en quatre poules de cinq. Les deux premières de chaque poule poursuivront l’aventure en quarts, demi-finales et finale.

Julien Egloff
Julien Egloff est en cette fin juillet avec l’équipe de France féminine des moins de 17 ans, qui dispute le championnat du monde de la catégorie d’âge à Toulouse (basket « classique »). Y aura-t-il des joueuses actuellement engagées dans ce Mondial à Singapour ? « Non » explique Julien Egloff. « Nous avons convoqué six jeunes pour la préparation, dont quatre partiront à Singapour. Nous avons choisi des filles qui sont aux portes des équipes, qui ont besoin de vivre une grande compétition pour pouvoir prétendre à entrer dans une sélection 5x5. Elles vont toutes passer du temps sur le terrain, montrer des choses, prendre des responsabilités. C’est une expérience très intéressante pour nos joueuses en filière de formation, et aussi pour nous ! ».
Honorer le maillot "France"

Justine Barthélémy , Rudiane Eduardo, Mathilde Hergotte, Lou Mataly, Juliana Mialoundama et Onayssa Sbahi sont les six joueuses convoquées pour un court stage de préparation à l’INSEP début août, principalement axé sur des situations d’opposition, avant que la sélection définitive ne soit connue. « Quatre joueuses, selon le règlement : trois sur le terrain et une remplaçante ».
« Nous ne connaissions pas trop le 3x3 au départ », avoue Julien Egloff, « C’est donc une première pour nous, et nous allons nous adapter pour construire une équipe capable de jouer dans les espaces, avec des filles un peu plus petites, plus mobiles, plus rapides, qui savent enchaîner. Il s’agit de jouer vers le cercle, d’être agressif, de savoir prendre systématiquement le tir, dès qu’il est ouvert. Cela demande de l’adaptation, pour le coaching également ».
La France abordera la compétition avec de l’ambition. « Toujours, bien sûr ! » dit l’entraîneur. « Il y aura tout de même les nations de référence. Les Etats Unis, l’Australie, et surtout les formations asiatiques qui ont la culture du 3x3. Elles sont habituées au format, notamment à travers une compétition continentale qui n’existe pas en Europe. Quoi qu’il en soit, personne ne vient à Singapour pour faire de la figuration. Nous n’avons pas d’objectif particulier fixé par notre fédération, mais nous allons porter le maillot « France » et il faut l’honorer, cela nous oblige à faire du mieux que nous pourrons. Nous prendrons match après match en essayant d'aller le plus loin possible ».
Pour savoir ce qu’est le 3x3, le comité d’organisation Singapour 2010 nous propose une petite vidéo de démonstration avec les joueuses locales :


