Jean-Louis Boujon : « Les Jeux comme les avait pensés Coubertin »
Jean-Louis Boujon, administrateur du CNOSF, ancien directeur de l'UNSS, est le chef de mission de la délégation française aux Jeux Olympiques de la Jeunesse de Singapour. Il voit l'aspect « culture et éducation » de ces premiers JOJ comme un retour aux sources de l'Olympisme, et les participants à cet évènement comme des pionniers attentifs, qui paveront la voie pour toutes les éditions futures. Observer, écouter, pour pouvoir ensuite évaluer et faire progresser ce nouveau temps fort du mouvement Olympique, telles sont les pistes à suivre pour le patron de la jeune équipe de France qui défendra ses chances en août prochain. Interview.

Comment se déroule la préparation des ces JOJ ?
Je suis un chef de mission épaulé et soutenu par des équipes très engagées. Avec les deux composantes, la mission haut-niveau et le pôle culture et éducation du CNOSF, nous pouvons avancer au jour le jour, ensemble et en cohérence afin que la délégation française à Singapour soit à la fois compétitive et imprégnée de cette architecture nouvelle. Il faut que cela soit une totale réussite afin de paver le chemin pour les éditions futures. Nous devons avoir la volonté de donner la meilleure image possible de la France, dans les valeurs de l’olympisme.
L’équipe de France devrait être présente dans 16 à 17 sports sur les 26 au programme…
Je comprends que certaines fédérations n’aient pas pu honorer la sélection en vertu d’obligations liées à leurs calendriers. Mais nous allons devoir nous harmoniser pour les éditions futures, afin que tout le monde puisse participer à l’évènement.
Quel est votre premier objectif ?
C’est de réunir la jeune équipe de France à Paris avant de partir pour Singapour. Pour qu’elle ait cet esprit de groupe, pour qu’elle intègre l’idée d’équipe de France Olympique, qu’elle sache qu’elle représentera notre pays et les valeurs Olympiques universelles, avec le sens du partage, sans arrogance.
La partie éducative et culturelle de ces premiers JOJ n’est-elle pas un retour aux sources ?
Oui, avec des perspectives de modernité. Les Jeux comme les avaient pensés Pierre de Coubertin avec une actualisation vers le nouveau siècle. Cela nous force à revoir nos habitudes, nos comportements, nos méthodes. C’est une réactualisation des valeurs olympiques. Pour mettre en place ce programme, les organisateurs ont vu très large, avec un panel d’activité variées. Nous serons les pionniers. Nous devons réussir cette première opération pour la pérenniser en vue des éditions futures.
Quelles sont les perspectives ?
Nous devrons évaluer l’impact de cette première édition, ce qui nous permettra de construire les programmes pour les cycles suivants. Nous nous enrichirons de toutes les observations. Si des choses ne correspondent pas à nos attentes, nous les corrigerons. Pendant les JOJ, nous serons en observation, en écoute forte. Le temps de l’évaluation sera ensuite nécessaire.
Avez-vous un message à communiquer à la jeune équipe de France ?
Profitez pleinement de ce moment unique. C’est un premier temps fort dans votre carrière débutante. Vous allez vous préparer à affronter la compétition dans un environnement Olympique. J’appelle aussi à la solidarité de l’ensemble du mouvement sportif français. Il faut être solidaires, il faut nous encourager !


