Comité national olympique et sportif français

Comité national olympique et sportif français

Ancien site, retrouvez le nouveau : cnosf.franceolympique.com


 

Canoë-Kayak

 

Histoire de la discipline


Les origines du canoë (pagaie simple) et du kayak (pagaie double) remontent à la nuit des temps.
Les habitants d’Amérique baptisés « indiens » par Christophe Colomb lorsqu’il aborda ce continent en 1492, pensant toucher les rives de l’Inde, utilisaient depuis des milliers d’années des canoës pour chasser, pêcher et voyager. Mais on trouve aussi des traces anciennes de ces embarcations dans les îles du Pacifique. Un canoë vieux de 6000 ans fut également découvert dans la tombe d’un roi Sumérien au bord de l’Euphrate.
Le kayak était pour sa part le moyen de locomotion des peuples du Grand Nord, Inuits et Esquimaux vivant dans le Cercle Arctique : Nord du continent américain, Sibérie, Groënland…


C’est une fois de plus en Angleterre au XIXe siècle que le canoë-kayak devint un sport. Un avocat, John McGregor, étudia ces anciennes embarcations faites en matériaux naturels (cadre en fanon de baleine et bois de dérive recouvert d'une peau d'otarie tendue et imperméabilisée avec de la graisse de baleine, pas un clou) et conçut un bateau similaire. Tandis que d'autres copiaient son bateau, il fonda le Royal Canoë Club dont les régates débutèrent en 1866.

Haut de page 

Epreuves

Courses en ligne « eau calme »

C’est tout d’abord dans sa version « eaux calmes », en ligne, dans des couloirs (9) sur des distances de 500 et 1000m, que le canoë-kayak a fait son apparition aux Jeux, en démonstration à Paris en 1924, puis en tant que sport à part entière à partir de 1936. Les courses en eaux-calmes, qui se disputent aujourd’hui dans les mêmes bassins que l’aviron, mettent aux prises les hommes sur des embarcations monoplaces, biplaces et quadruples en kayak, monoplaces et biplaces en canoë. Les femmes ne disputent que le kayak en monoplace, biplace et quadruple.

En kayak (K1, K2 et K4 sur 200, 500 ou 1000m), ils sont en position assise les deux jambes tendues avec une pagaie double, dans des embarcations fermées par une « jupe ». En canoë (C1 et C2 sur 500 et 1000m), ils sont en appui sur un genou et un pied en avant avec une pagaie simple dans des embarcations ouvertes

La formule de la compétition dépend du nombre d’entrées. Il y a donc au départ, plusieurs séries éliminatoires
qui voient chaque vainqueur se qualifier directement pour la finale A et les suivants (de la 2e place jusqu’à une place déterminée par le nombre de concurrents et donc de séries) aller en demi-finale dont le vainqueur, le 2e et/ou le 3e atteignent la finale A et les autres la finale B. Les finales mettent aux prises 9 bateaux.

Course en eaux vives

Le canoë-kayak en eaux vives est aussi appelé « slalom » : les concurrents parcourent 300m en négociant de 20 à 25 portes dans des eaux turbulentes. Toucher, rater une porte ou ne pas respecter l’ordre de franchissement entraîne une pénalité en temps : 50 secondes pour une porte ratée, 2 secondes pour un poteau touché. Emportés par le courant de l'eau, tout le talent des « céistes » et « kayakistes » réside dans leur capacité à ralentir, s'arrêter, contourner obstacles et portes, à faire corps avec leur embarcation.

La discipline est devenue olympique aux Jeux de Munich 1972, n’a pas figuré au programme de ceux de Montréal 1976, Moscou 1980, Los Angeles 1984 et Séoul 1988 puis est revenue de façon définitive à Barcelone en 1992. Les compétitions ne se sont déroulées en milieu naturel (descente de rivière déchaînée) qu’aux Jeux d’Atlanta 1996, sur l’Ocoee River dans le Tennessee. Pour toutes les autres occasions, elles ont eu lieu en « bassin artificiel » et en « circuit », l’eau étant actionnée par de puissantes pompes..Ainsi, les impressionnantes installations de Penrith (Sydney 2000), HelIiniko (Athènes 2004, où la particularité était que les concurrents pagayaient dans de l’eau salée, pompée dans la mer toute proche) et de Shunyi pour Pékin 2008.

En slalom, les hommes disputent le canoë (pagaie simple) monoplace (C1) et biplace (C2) et le kayak (pagaie double) monoplace (K1). Les femmes ne se mesurent qu’en K1. Descendant un à un dans le parcours, ils disputent d’abord des qualifications éliminatoires, puis des demi-finales et la finale, toujours en deux manches.

Haut de page 

Epreuves au programme des Jeux

Liste des épreuves en eaux calmes :

• C-1 1000m (canoë monoplace) Hommes
• C-1 500m (canoë monoplace) Hommes
• C-2 1000m (canoë biplace) Hommes
• C-2 500m (canoë biplace) Hommes
• K-1 1000m (kayak monoplace) Hommes
• K-1 500m (kayak monoplace) Hommes

• K-2 1000m (kayak biplace) Hommes
• K-2 500m (kayak biplace) Hommes
• K-4 1000m (kayak à quatre) Hommes
• K-1 500m (kayak monoplace) Femmes
• K-2 500m (kayak biplace) Femmes
• K-4 500m (kayak à quatre) Femmes

A Londres en 2012, les hommes ne disputeront plus leurs courses sur 500m, mais sur 200m (la distance 1000m est conservée), sauf le C2 hommes qui reste sur 1000m.

Liste des épreuves de slalom :

• C-1 (canoë monoplace) Hommes
• C-2 (canoë biplace) Hommes

• K-1 (kayak monoplace) Hommes
• K-1 (kayak monoplace) Femmes

Haut de page 

Médaillés d’or français aux Jeux

Slalom

Course

Haut de page 

Les médailles aux JO

Slalom

Course

Haut de page 



Retrouvez les sites officiels des Jeux à venir...




Jeux Olympiques de la XXXIe Olympiade
Rio de Janeiro (Brésil)
5-21 août 2016