Comité national olympique et sportif français

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Convention entre le CNOSF et l'Education Nationale

 

Signature d'une convention-cadre

Mardi 25 mai 2010, à la Maison du sport français, le CNOSF a signé une convention-cadre avec le ministère de l’Éducation Nationale établissant les principes généraux qui structureront la collaboration entre le monde scolaire et le mouvement sportif. En parallèle de cette signature, les Fédérations françaises d’athlétisme, de basketball, de tennis et de gymnastique ont également conclu des conventions de partenariat avec le ministère.

La convention-cadre signée par le CNOSF a pour objectif de favoriser l’accès à la pratique du sport, tant à l’école qu’au sein des associations sportives, que ce soit à des fins de loisirs ou de compétition. Egalement, de promouvoir les valeurs éducatives et sociales véhiculées par le sport et l’Olympisme. Il s’agit enfin de créer un cadre favorisant l’acquisition d’une culture générale en s’appuyant sur les activités physiques et sportives.

Concrètement, les signataires de cette convention s’engagent à :

• collaborer pour favoriser la création commune, l’utilisation et les diffusions de documents pédagogiques et d’initiatives mises à profit par les enseignants au sein de leurs enseignements ou des activités pédagogiques d’accompagnement des élèves, au sein des établissements scolaires dans le sens d’une promotion des comportements et valeurs caractérisant l’esprit olympique.
• favoriser l’accès aux installations sportives permettant la pratique des activités en concertation avec les collectivités territoriales.
• soutenir l’organisation et la participation des élèves aux rencontres sportives ou toute manifestation à vocation pédagogique organisées tant dans le cadre scolaire que celui du mouvement sportif, notamment dans le but de contribuer aux apprentissages de savoirs et savoirs-être valorisant les valeurs de l’olympisme.
• renforcer l’information concernant les possibilités de pratique sportive et leur promotion.
• favoriser la concertation autour de l’organisation de manifestation à vocation pédagogique et d’activités physiques et sportives en fin de journée, après les cours, dans le cadre de l’accompagnement éducatif et pendant les vacances scolaires, notamment dans le cadre du dispositif « école ouverte ».

A ce titre, le CNOSF pourra apporter sa contribution à travers la mise en à disposition d’une documentation et d’outils adaptés. De la même façon, les actions mises en place en faveur de l’accès à la pratique sportive peuvent conduire à des collaborations entre enseignants chargés de l’éducation physique et sportive et éducateurs sportifs des associations et fédérations sportives.

Texte signé de la convention-cadre
Avenant à la convention-cadre

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Denis Masseglia : « nous vivons peut-être un moment historique »

« Je me réjouis que cette cérémonie ait lieu ici, dans la Maison du sport français. C’est un plaisir pour nous d’accueillir le ministre de l’Education Nationale pour cette signature avec quatre fédérations olympiques. J’espère qu’elle fera des émules, et qu’il y aura de nouvelles signatures avec d’autres fédérations. Il est important que l’UNSS et l’USEP continuent leur action, et puissent appuyer leur action avec les fédérations nationales sportives » a dit le président Denis Masseglia

« Je me réjouis qu’à travers ces conventions, on souligne les valeurs du sport, et qu’un ministre de l’éducation nationale puisse s’en emparer. Nous allons tout faire pour vous aider avec cette convention qui officialise le lien entre l’associatif sportif et l’école. On pourra peut-être dire que l’aménagement du rythme scolaire a incité l’élève à s’engager, on entendra un parent dire « Je suis content d’avoir mis mon enfant au sport, il a de meilleurs résultats à l’école ».

Nous vivons peut-être un moment historique. Le sport permet à la société de compter sur ses meilleurs acteurs.»

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Luc Chatel : « plus qu’un symbole »

Dès la rentrée de septembre, dans une centaine de collèges et lycées volontaires, le ministre de l'Education Nationale Luc Chatel a l'intention d'expérimenter un nouveau rythme scolaire favorisant le sport en s’appuyant sur une expérience menée au lycée Jean Vilar de Meaux où les élèves ont cours le matin et font du sport l’après-midi. « La signature de cette convention, c’est plus qu’un symbole. C’est la première fois que le ministère de l’Education Nationale et le CNOSF signent un partenariat en présence des présidents de fédérations, des chefs d’établissements scolaires, des recteurs, pour s’engager sur la place du sport dans notre système éducatif » a dit Luc Chatel.

« Les valeurs du sport, l’effort, le travail, le mérite, l’esprit d’équipe, sont les valeurs de l’éducation, les valeurs fondamentales de la République. Le sport scolaire se porte bien: plus de 800 000 élèves sont licenciés au sein des 10 000 associations sportives de l’Union sportive de l’enseignement du premier degré ; plus d’un million d’élèves, encadrés par 30 000 professeurs d’E.P.S. dans près de 10 000 établissements du secondaire, adhèrent à l’Union nationale du sport scolaire. Ces chiffres parlent d’eux-mêmes : notre sport scolaire est aujourd’hui vivace. Les premiers concernés, ce sont les élèves. Ils sont en effet sensibles aux idéaux du sport, aux messages véhiculés par nos associations sportives.

Mais nous pouvons faire encore mieux. 25% d’adhérents, c’est trop peu et notre objectif dans les trois ans est d’avoir la moitié des élèves licenciés. Pour atteindre cette barre symbolique, nous pouvons actionner plusieurs leviers. Les recteurs et inspecteurs d’académie reçoivent des instructions pour qu’ils veillent à l’inscription du projet de l’association sportive au sein du projet de l’établissement, ou à sa discussion dans le cadre du projet d’école. Nous allons organiser la journée nationale annuelle du sport scolaire. La relance de nos associations sportives scolaires doit aussi passer par une ouverture de leurs structures. Pour cela, dans chaque association de l’UNSS sera créée une double vice-présidence, l’une occupée par un parent d’élève, l’autre par un représentant des élèves, et nous allons abaisser l’âge de la responsabilité associative à 16 ans.

Pour aller plus loin concernant la place du sport au cours de la semaine au collège ou au lycée, nous allons mettre en place des expériences, comme celle qui se déroule au collège Jean Vilar de Meaux, dans une centaine d’établissements. Il est important à ce titre que le mouvement sportif mette des éducateurs à notre disposition. Ce nouveau souffle que nous voulons donner au sport scolaire s’inscrit dans une démarche globale. L’objectif est d’améliorer le vivre ensemble, que les élèves vivent mieux leur scolarité, que la qualité de travail avec les enseignants s’améliore. Merci de nous aider à relever ce beau défi. »

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Rama Yade : « faire du mi-temps sportif une réalité »

Aux cotés du mouvement sportif et du ministère de l’éducation nationale, le Secrétariat aux sports joue un rôle important. « Faire du sport est un axe fort de la réussite éducative. Le secrétariat au sport a à cœur d’accompagner la présence du sport à l’école. Il intervient en tant que force de proposition, en tant qu’intermédiaire et soutien direct aux pratiques mises en place » a expliqué Rama Yade. « Le Président de la République a plusieurs fois insisté sur la mise en place du mi-temps sportif. C’est un horizon que nous devons atteindre. Cela passe par la mise en place de projets expérimentaux qui bénéficient d’une base législative solide. Le projet monté à Meaux ouvre des perspectives intéressantes. Faisons aujourd’hui le rêve que plusieurs centaines de milliers d’élèves soient en mesure de faire une dizaine d’heures de sport par semaine, grâce à l’Education Physique et Sportive, grâce aux associations, grâce aux sections sportives.

Le Président Sarkozy a confirmé son soutien pour ce qui est du mi-temps sportif et je suis ravie que le ministre de l’Education Nationale en fasse une priorité car sans lui, rien n’est possible. Il est essentiel que les deux ministères travaillent main dans la main sur un sujet aussi important. Le soutien du CNOSF et des quatre fédérations qui signent cette convention de partenariat est indispensable pour faire du mi-temps sportif une réalité, un défi difficile, mais je suis sûre qu’avec Luc Chatel et Denis Masseglia, nous pouvons y arriver en mettant en commun nos efforts.

Je tiens à saluer l’investissement majeur et exemplaire des fédérations nationales de tennis, de basket, de gymnastique et d’athlétisme qui portent des projets tout autant exemplaires en faveur du sport à l’école. Il y a le basket école, l’urban athlé, le tennis évolutif et l’harmonisation des compétitions de gymnastique. La convention signée confirme cet engagement de tous les jours. Nous devons tous nous rapprocher pour faire avancer cette cause indispensable. Il est important que soit renforcé le sport à l’école et que nous ayons la force de porter ce projet ensemble. »

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« Outil, média, moyen de culture générale »

« Au-delà des relations avec le sport scolaire, cette convention permet d’introduire le sport comme outil, comme média, comme moyen de culture générale. Le sport n’est pas simplement une activité physique, c’est une activité physique qui met en œuvre toutes les dimensions de l’intelligence », explique André Leclercq, vice-président délégué Sport et société du CNOSF.

Pour Bernard Amsalem, président de la fédération Française d’athlétisme, « Cette convention est le fruit d’un travail entre nos services respectifs, la DTN et l’Inspection générale de l’Education physique et sportive. Nous souhaitions « réathlétiser » l’athlétisme à l’école. Nous avons beaucoup travaillé sur des contenus pédagogiques qui se rapprochent de ce que l’on fait à l’école et l’objectif est de parler le même langage sur le plan éducatif et pédagogique. C’est un peu cet aboutissement qui va être scellé par cette convention. Nous en sommes ravis parce que nous croyons toujours que l’école est le creuset de l’athlétisme. C’est un sport de base dont le contenu éducatif et pédagogique est extrêmement important. C’est pour cette raison que nous souhaitions nous rapprocher du ministère et travailler ensemble.

J’espère que cette convention sera bien suivie sur le terrain pour que les professeurs d’éducation physique et les clubs, qui dans beaucoup d’endroits travaillent ensemble, puissent vraiment collaborer intelligemment pour le développement de notre sport. Il existe déjà des jumelages entre clubs et collèges en particulier. Il y a à peu près 200 à 250 clubs déjà concernés et nous espérons développer encore plus ces relations, notamment avec le lycée. Nous souhaitons que la pratique du sport à l’école soit plus proche de celle que l’on trouve dans les clubs pour qu’il y ait un vrai lien entre les deux structures. »

Comme le rappelle Joël Delplanque, président de la FF handball, cette convention répond à une préoccupation de longue date du mouvement sportif : « En 1986, quand j’étais directeur de cabinet du CNOSF, nous avions eu auprès de René Monory, ministre de l’Éducation Nationale de l’époque, une démarche du même type sur l’aménagement des rythmes scolaires. Aujourd’hui, c’est l’Éducation nationale qui vient au siège du CNOSF. C’est un match retour. Cette idée avance, dès que l’on parle d’un lien du ministère de l’Education nationale avec le sport, c’est forcément un élément de progrès. Il n’y a pas de politique sportive sans politique du sport à l’école.»

Pour l’histoire, si l’on remonte aux ambitions de Pierre de Coubertin ou aux démarches prospectives de l’Ecole Monge, cette association entre le sport et le système éducatif est une volonté profondément inscrite dans la démarche du sport et de l’Olympisme.

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7 juin 2010 : installation du comité de pilotage

"Il y a un peu plus d’un siècle, l’école s’était adaptée au fonctionnement de la société d’alors. Si les grandes vacances sont ce qu’elles sont aujourd’hui, c’est parce qu’il fallait que les jeunes Français, enfants de paysans, rentrent au pays faire les moissons pendant toute la période d’été. Plus d’un siècle plus tard, la donne s’est inversée et c’est aujourd’hui l’école qui rythme le fonctionnement de la société. Avec cette conférence nationale sur les rythmes scolaires, je souhaite réconcilier le temps de l’école, le temps des familles et le temps de la société.". C'est par cette mise en perspective que Luc Chatel, ministre de l'Education nationale, a introduit, le 7 juin 2010, la présentation du comité de pilotage de la conférence nationale sur les rythmes scolaires, installé ce même jour.

Ce Comité est co-présidé par Odile Quintin, ancien directeur général de l'Education et de la Culture à la Commission européenne, et Christian Forestier, administrateur général du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM). Il se compose de personnalités qualifiées sur les questions éducatives, économiques et sociales, au nombre desquelles Denis Masseglia, président du CNOSF. Sa présence se justifie pleinement pour Luc Chatel, par "l'importance du sport à l'école et les conséquences qu'un aménagement du rythme scolaire pourrait avoir sur la pratique sportive."

La fonction première du comité est "d'auditionner l'ensemble de ceux qui ont besoin de l'être et qui demandent à l'être sur ces questions, au premier rang desquels les acteurs de la communauté éducative, représentants des enseignants, des parents d'élèves, des élèves ou encore des chefs d'établissements, mais aussi l'ensemble de ceux qui ont un mot à dire et qui ont une expertise, un savoir-faire, des compétences sur ce sujet". Le ministre a par ailleurs précisé "qu'une partie importante du travail sera également consacrée aux comparaisons internationales", en particulier sur l'organisation de la journée, de la semaine.
Dans chaque académie, une conférence régionale organisés par le recteur sous l'égide du comité de pilotage permettra en outre à chacun de s'exprimer a précisé le ministre, ajoutant que pour compléter le dispositif de consultation, une conférence permanente allait également être organisée sur Internet.

Plus d'informations

COMPOSITION DU COMITE DE PILOTAGE SUR LES RYTHMES SCOLAIRES

Deux co-présidents
Christian Forestier, administrateur général du Conservatoire national des Arts et Métiers
Odile Quintin, ancien directeur général de l’Éducation et de la Culture à la Commission européenne

Membres
Roger Bambuck, ancien ministre, inspecteur général de l’Éducation nationale du groupe "éducation physique et sportive "
Laurent Bigorgne, directeur des études de l’Institut Montaigne
Eric Debarbieux, sociologue, directeur de l’Observatoire international de la violence scolaire
Pierre Ferracci, président du groupe ALPHA
Georges Fotinos, ancien chargé de mission à l’Inspection générale de l’Éducation nationale, enseignant à l’Université de Tours
Patrick Gérard, recteur de l’académie de Paris
Bernard Hugonnier, directeur adjoint pour l’éducation de l’O.C.D.E.
Isabelle Lemesle, président du Centre des Monuments nationaux
Christian Mantei, directeur général d’Atout France
Denis Masseglia, président du Comité national olympique et sportif français
Jean-Marc Roirant, secrétaire général de la Ligue de l’enseignement
Monique Sassier, médiateur de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur
Dominique Schnapper, sociologue, ancien membre du Conseil constitutionnel
Claude Solard, directeur des TER (SNCF)
François Testu, professeur en psychologie et président de l’association Jeunesse au plein Air
Yvan Touitou, chronobiologiste, membre de l’Académie nationale de pharmacie

Membres associés
Michèle Tabarot, député des Alpes-Maritimes, présidente de la Commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale
Jacques Legendre, sénateur du Nord, président de la Commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat
Jacques Grosperrin, député du Doubs
Yves Durand, député du Nord
Catherine Morin-Dessailly, sénateur de la Seine-Maritime
Serge Lagauche, sénateur du Val-de-Marne
• Un représentant de l’association des régions de France
• Un représentant de l’association des départements de France
• Un représentant de l’association des maires de France

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Charte ethique et de deontologie
Consultez et téléchargez la Charte d'éthique et de déontologie du sport français



 

 

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